Edmond Magnier

| Maire d'Hyères | |
|---|---|
| Sénateur de la Troisième République | |
| Conseiller général |
| Naissance | |
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| Décès |
(à 64 ans) 7e arrondissement de Paris |
| Nom de naissance |
Pierre Joseph Edmond Magnier |
| Nationalité | |
| Activités |
| A travaillé pour |
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Pierre Joseph Edmond Magnier, né le à Boulogne-sur-Mer et mort le à Paris, est un journaliste français.
Biographie
En 1860, il obtient pour son livre Dante et le Moyen Âge le prix d’histoire de la Société académique de l'arrondissement de Boulogne-sur-Mer et il est aussi lauréat de l'Académie d'Arras.
En 1869, il fonde à Boulogne-sur-Mer le journal La France du Nord puis l’Union indépendante à Calais.
En 1870, il rejoint Le Figaro et en dirige la rédaction[1] en l’absence de Villemmesant. Il rédige un article par lequel il apporte un soutien total à la proposition de paix du nouveau gouvernement provisoire pour mettre fin à la guerre.
Chassé du Figaro, car il avait rejoint la République en 1870, il dirige à Amiens le journal La Somme.
Il fut attaché au cabinet de Gambetta et collabora avec Jules Barni au Bulletin d'instruction républicaine.
Avec Auguste Dumont, il fonde L’Évènement en . Magnier, d'abord proche de Thiers, réunit une équipe de qualité. Il glisse ensuite vers le radicalisme et l’anticléricalisme. En 1880, la diffusion s'élevait à 15 000 exemplaires.
Il fut candidat malheureux à la députation à Nice en et en à Draguignan.
En 1879, il achète le château de San Salvadour à Hyères.
En 1886, Edmond Magnier se bat en duel à l'épée avec le comte Albert de Dion durant lequel son comportement est raillé[2],[3], puis contre Georges Legrand et M. Thomeguex[4]. Il se bat l'année suivante avec Joseph Reinach à la suite des polémiques Boulanger-Ferry[5].
En 1886, il fait la connaissance de Jean Lorrain qui quitte le Courrier français pour l’Évènement.
Il est conseiller général de Saint-Tropez en 1880, élu maire d’Hyères en 1887 sur un programme touristique comprenant notamment la construction d’un vrai casino. Il préside le conseil général du Var de 1890 à 1892.
En 1889, il se présente sans succès contre Gustave Paul Cluseret aux élections législatives du Var.
Pendant l’affaire Dreyfus, il souligne la nécessité de ne pas condamner sans preuve.

Le , il est élu sénateur du Var. Il est déchu le en raison d’une condamnation à un an de prison par la cour d'assises pour corruption[6] : il avait en effet détourné à son profit les subventions de l’État pour renflouer les caisses des Chemins de fer du Sud. Il prit alors la fuite[7] avant de se constituer prisonnier[8]. L'année suivante, ses propriétés dans le Var, dont son château, sont mises en ventes[9]. En raison d'irrégularités commises durant son procès, le procureur de la République est remplacé[10].
Il meurt quelques années plus tard dans un hospice dépendant des frères Saint-Jean-de-Dieu[11].
Œuvres
- Lignes politiques de M. Edmond Magnier, Imprimerie de Gimbert fils, Giraud et Cie, 1877.
- Dante et le Moyen Âge, Paris, Garnier, 1860.
- Chemin de fer de Boulogne à Calais. Section de Marquise, Boulogne, C. Le Roy, 1864, 8 p.
- Protestation de M. Edmond Magnier directeur-propriétaire de l'Évènement, candidat des comités républicains contre l'élection de M. Roissard de Bellet candidat officiel, Paris, Dubouisson, 1877, 60 p. Note(s) : Avant le titre : "Élections du Deuxième circonscription de Nice"
- M. Edmond Magnier contre le plébiscite : campagne dans la presse et les réunions publiques en avril et mai 1870, Paris, Dubuisson et Cie, 1877, 47 p.
- Histoire d'une commune de France (Boulogne-sur-Mer) au XVIIIe siècle, 1875.
- L'Exposition Internationale de pêche de Boulogne-sur-mer, Guillaumin & Cie, 1866.
Sources
- « Edmond Magnier », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960
Notes et références
- ↑ À la date du 1er janvier 1891, Edmond de Goncourt écrit dans son journal : « Lockroy note l’étonnante genèse du journaliste Magnier de l’Évènement. C’était dans le principe un pédicure, oui un pédicure, qu’avait attaché à ses pieds Levert, le député du Pas-de-Calais, et qui de pédicure, est monté au grade de secrétaire, et pendant le siège a obtenu du gouvernement de Tours de faire un journal »
- ↑ Le Petit Marseillais, (lire en ligne)
- ↑ « Le Petit colon algérien », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ Ferréus, Annuaire du duel, Paris, Perrin & Cie, (lire en ligne)
- ↑ Angelo (1840-1913) Auteur du texte De Gubernatis, Dictionnaire international des écrivains du jour. T.3, Lem-Zuc / A. De Gubernatis, 1888-1891 (lire en ligne)
- ↑ « L'Express du Nord et du Pas-de-Calais : ancien journal La Colonne », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « Le Républicain de Constantine. Journal des intérêts des communes et du département », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « L'Arvor du 3 octobre 1895 - Archives départementales du Morbihan, France », sur Patrimoines & Archives départementales du Morbihan (consulté le )
- ↑ « L'Express du Nord et du Pas-de-Calais : ancien journal La Colonne », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ Martinique Auteur du texte, « Le Moniteur de la Martinique : journal officiel de la colonie », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « Figaro : journal non politique », sur Gallica, (consulté le )
Liens externes
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