Edmond Marin la Meslée

Edmond Marin la Meslée
Edmond Marin la Meslée
Edmond Marin la Meslée

Naissance
Valenciennes, Drapeau de la France France
Décès (à 32 ans)
Dessenheim, Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau de la France France
Arme Armée de l’air
Unité Groupe de chasse I/5
Grade Commandant
Conflits Seconde Guerre mondiale
Distinctions Chevalier de la Légion d'honneur Chevalier de la Légion d'honneur[1]
Croix de guerre 1939-1945 Croix de guerre -
Médaille de l'Aéronautique Médaille de l'Aéronautique

Edmond Marin la Meslée, né le à Valenciennes et mort au combat le à Dessenheim, est un aviateur français, as de la chasse durant la Seconde Guerre mondiale ; il est souvent présenté comme le pilote français ayant obtenu le plus grand nombre de victoires homologuées pendant la campagne de France, avec seize appareils ennemis abattus[2],[3].

Formé à l’École de l’air dans les années 1930, il sert notamment au Groupe de chasse II/5 « La Fayette » puis prend, au sein des forces de la Libération, le commandement du Groupe de chasse I/5 équipé de P-47 Thunderbolt ; il est tué au cours d’une mission d’attaque au sol près de Dessenheim le [4],[5].

Il est titulaire du grade de chevalier de la Légion d'honneur[6].

Biographie

Jeunesse et formation

Edmond Édouard Raymond Marin la Meslée naît le à Valenciennes[7],[8].

Cinquième enfant d’une fratrie de dix, dont trois intègrent plus tard l’Armée de l’air, il est le fils d’Athelstan Marin la Meslée, cofondateur du Club d’aérostation et d’aviation de Valenciennes et secrétaire général honoraire de l’Aéro-club de Lille[réf. nécessaire].

Il effectue sa scolarité au collège Notre-Dame de Valenciennes, puis au Collège Saint-Joseph de Lille, où s’installe sa famille[réf. nécessaire]. En 1929, il obtient deux baccalauréats, l’un littéraire et l’autre scientifique[réf. nécessaire]. Pour répondre au souhait de ses parents, il s’inscrit à la faculté de droit, tout en cultivant une passion grandissante pour l’aviation, née après un baptême de l’air offert par son père[réf. nécessaire]. Ayant obtenu une bourse d’État pour l’aéronautique, il suit une formation à l’école Morane-Saulnier de Villacoublay, où il obtient son brevet de pilote le [9],[10],[11],[12].

Pilote dans l’armée de l’air avant guerre (1931-1939)

Âgé de dix-neuf ans, breveté pilote le à l'école Morane-Saulnier de Villacoublay[13], Edmond Marin la Meslée devance son appel pour effectuer son service militaire. Incorporé fin , il fréquente en tant qu’élève officier de réserve les écoles d’Istres puis d’Avord où il est major de promotion[réf. nécessaire]. Nommé sous-lieutenant de réserve le , il intègre le 2e régiment de chasse de Strasbourg. Cependant, étant limité par le statut d'officier de réserve et son contrat annuel expirant, Edmond Marin la Meslée, plus que jamais motivé par la carrière militaire, n’a d’autre choix que de poursuivre par un nouvel engagement de deux années (-1934) avec le grade de sergent.

Voulant redevenir officier, Edmond Marin la Meslée tente sans succès le concours d'entrée à Saint-Cyr, puis celui de l'école des élèves-officiers d'active de l'Armée de l'air, à Versailles (1933). Le , il épouse Élisabeth Joliet[14], fille d'une vieille famille bourguignonne, à Perrigny-lès-Dijon.

En , il parvient enfin à rejoindre l'établissement versaillais, alors École de l'air (future base aérienne 134 Versailles). Titulaire du brevet d'observateur[15], il est promu une nouvelle fois, mais dans l'active, sous-lieutenant en et choisit de rejoindre la 5e escadre de chasse stationnée sur la base aérienne 112 de Reims. Il intègre la SPA 67, première escadrille du groupe de chasse I/5 volant sur Dewoitine 500 depuis 1936.

La campagne de France (1939-1940)

Curtiss H.75 Hawk.

Le , Edmond Marin la Meslée est nommé lieutenant et commandant en second de l'escadrille SPA 67 derrière le capitaine Accart. Le groupe de chasse I/5, équipé quelques mois plus tôt de Curtiss H-75 Hawk, est mis sur le pied de guerre le et déménage vers son terrain d’opérations de Suippes, dans la Marne, le [16].

Sur ces lieux sont alignés 23 pilotes, 27 avions, 39 mécaniciens et 200 hommes de troupe. Le jeune pilote se montre pressé d'en découdre avec l'ennemi. Le , il remporte sa première victoire en abattant un Dornier Do 17 dans le secteur de Longwy (l'avion se pose en catastrophe et on ne déplore qu'un seul blessé parmi l'équipage). Puis, à partir du déclenchement de l'offensive allemande, il accumule les victoires : trois Stukas abattus le , un chasseur Messerschmitt Bf 109 détruit le lendemain, trois bombardiers Heinkel He 111 le … Le groupe de chasse I/5 est déplacé à Saint-Dizier le . Le , le lieutenant Marin la Meslée prend le commandement de l'escadrille en remplacement du capitaine Accart, grièvement blessé à la tête en combat aérien la veille. La majorité du groupe de chasse est ensuite progressivement repliée dans le sud du pays : Saint-Parres-lès-Vaudes (), Avallon (), Bourges () et Carcassonne (). Le , le groupe de chasse I/5 traverse la Méditerranée et est affecté en Afrique du Nord, d'abord en Algérie (Alger -Maison Blanche le , Saint-Denis-du-Sig le , Oran - La Sénia le ) puis au Maroc ().

Au total, durant cette campagne de France, le groupe de chasse I/5 du commandant Jacques-Louis Murtin s’est bien battu : il a remporté 111 victoires (dont 85 confirmées), d’où son surnom de « groupe des 111 ». Sur les dix pilotes « français » ayant abattu au moins dix avions ennemis, sept appartiennent au GC I/5 dont quatre à l’escadrille SPA 67. Il s'agit de Jean-Mary Accart, du Tchécoslovaque Frantisek Périna, de François Morel et surtout d'Edmond Marin la Meslée. En effet, celui-ci totalise à la fin de cette campagne 20 victoires, dont 16 sûres, remportées au cours de 101 missions de guerre. Il est alors l'as de la chasse aérienne française le plus titré d'avant armistice. « Ce que j’ai fait ne sort pas de l’ordinaire. Beaucoup d’autres en auraient fait autant s’ils n’avaient pas été engagés, la plupart du temps, dans des attaques de chars, métier sans gloire et dangereux, ou envoyés en chasse sur des Morane 406 qui ne pouvaient même pas tirer les bombardiers, parce qu’ils allaient moins vite qu’eux… », dira Edmond Marin la Meslée quant à cette période de sa vie.

L'Afrique du Nord et le retour en métropole (1940-1945)

Après l'armistice, au cours de l'été 1940, son groupe de chasse est affecté au Maroc : Meknès le , Fès le et finalement Rabat le . Il fait partie des unités de l'armée de Vichy chargées d'assurer la surveillance de cette partie du Maghreb français. Marin la Meslée, nommé capitaine en décembre 1941, succède officiellement au capitaine Accart à la tête de la 1re escadrille du GC I/5. Le groupe combat les alliés au sein de l'armée de Vichy lors du débarquement de novembre 1942. Au terme des accords conclus entre l'amiral Darlan et les autorités américaines, les troupes du régime de Vichy en Afrique du Nord rallient officiellement le camp allié et sont engagées contre l'armée allemande dès la fin du mois de .

Les Américains équipent le GC I/5 de Curtiss P-40 () puis de Bell P-39 Airacobra (). Le , Edmond Marin la Meslée, qui commandait la 1re escadrille, devient le second d'un groupe qui est intégré au dispositif aérien allié (BCC, ou Bône Coastal Command) et s’installe sur les terrains de Médiouna () puis de Tafaraoui (). Ses missions sont alors la protection des convois et la surveillance des côtes oranaises. Le général de Gaulle visite l'unité de . Devenu commandant effectif d'un groupe de chasse basé à Oran - La Sénia (depuis le ), Edmond Marin la Meslée est promu officiellement au grade de commandant en [17].

Le , un mois et demi après le débarquement de Provence, ses dix-huit Bell P-39 Q se posent sur le sol français, à Salon-de-Provence (qu'ils quitteront pour Le Vallon le ). Début novembre, les avions sont remplacés par des chasseurs-bombardiers Republic P-47 Thunderbolt. Quant aux missions, il s'agit d'appuyer au sol les troupes françaises et alliées qui pourchassent les Allemands le long de la vallée du Rhône sans oublier quelques vols sur l'Italie du Nord. Le 4 décembre 1944, le GC I/5, appartenant dorénavant à la TAF (Tactical Air Force) et formant la 3e escadre de chasse avec le GC I/4 Navarre, quitte son théâtre d'opérations pour se déployer à Ambérieu-en-Bugey afin de soutenir les efforts de la 1re armée française engagée dans la bataille d'Alsace. Les pilotes sont alors hébergés dans un château appartenant à la famille de Saint-Exupéry. Les nouvelles missions du groupe I/5, avec ses 25 avions et ses 32 pilotes répartis en deux escadrilles (SPA 67 et SPA 75), sont alors l'appui direct, le bombardement et le mitraillage. Le , cette 3e escadre de chasse, dont le groupe I/5 de Marin la Meslée réduit à seulement 13 appareils disponibles, est avancé jusqu'à la base de Tavaux, près de Dole.

La dernière mission (4 février 1945)

Chasseur-bombardier Republic P-47 Thunderbolt.

Le , veille de l'anniversaire de ses trente-trois ans, Edmond Marin la Meslée décolle pour sa deux cent trente-deuxième mission de guerre (mission AO-82)[18] à la tête d'une formation de trois patrouilles (commandant Marin la Meslée comme chef de dispositif, sous-lieutenant Muselli et lieutenant Tesseraud, en tant que chefs de patrouille). Les onze chasseurs bombardiers P-47 portent chacun deux bombes de 500 livres, sept portant des bombes explosives et quatre des bombes incendiaires. L'objectif fixé par le commandement du 1er corps aérien de Mulhouse est initialement un village allemand, Hügelsheim, au nord-est du célèbre pont de Chalampé. Il est finalement modifié par le PC aérien Remedy vers un objectif secondaire : le pont de bateaux, ou « portière », enjambant le Rhin à quelques kilomètres de Neuf-Brisach. Cette opération, qui intervient dans le cadre des combats de la poche de Colmar, est un succès : la cible est traitée sans pertes.

Au retour du bombardement, un nouvel objectif est communiqué par radio : il s'agit de mitrailler les routes à l'ouest du Rhin, entre Neuf-Brisach et Ensisheim. Le commandant Marin la Meslée repère une colonne ennemie circulant au nord de la forêt de la Hardt, sur la départementale 13 reliant Balgau à Dessenheim. Une première passe atteint le convoi mais emporte le sergent-chef Uhry, équipier gauche, qui est touché de plein fouet par la DCA et s'écrase sur une ferme[19]. La fumée dégagée par un véhicule en flammes gêne la vision. Alors qu’il effectue un second passage sur l'objectif pour observer les résultats du straffing, l'avion du commandant est touché par un obus[20] tiré par la flak, la défense antiaérienne allemande. Le P-47 no 44-20384 s'écrase dans un champ de seigle entre Rustenhart et Dessenheim. L'avion glisse sur le sol, se morcelle mais ne s'embrase pas. Edmond Marin la Meslée, un éclat d'obus logé dans le cervelet, est dégagé du cockpit et sa dépouille mortelle transportée par les troupes allemandes à Rustenhart. L'aviateur, à qui un peloton ennemi rend les honneurs, est laissé à l'abbé Weber qui se charge de ses funérailles. Le , le groupe GC I/5 apprend la nouvelle de la découverte du corps du pilote, la veille, par des unités alliées. Des obsèques ont lieu le à Rustenhart.

Le 26 février 1945, une cérémonie solennelle est célébrée en la collégiale Notre-Dame de Dole, ville d'affectation de son unité[21], en présence du général commandant le 1er corps aérien français et du général Bouscat, inspecteur général de l'Armée de l'air et commandant les forces aériennes engagées. Celui-ci termine son hommage par ces mots : « Marin la Meslée, je ne salue pas en vous un mort. Rien ne peut mourir de ce qui demeure de vous parmi nous. L’aviation française est marquée à jamais de votre empreinte. Aussi bien sentons-nous le besoin, nous qui vivons loin de terre, d’être guidés dans le ciel par des phares bâtis sur des sommets inaccessibles. L’autre guerre nous a donné Guynemer ; l’entre-deux-guerres a vu grandir et mourir Mermoz. Cette guerre-ci restera éclairée pour toujours par votre lumineuse figure, Marin la Meslée, pur et grand soldat de l’Air[22]. »

Le héros de l'aviation de chasse française

Liste des victoires aériennes créditées

Date Avion abattu Lieu Période opérationnelle Unité Appareil Nombre de pilotes ayant participé à l'attaque aérienne
1 11 janvier 1940 Dornier Do 17 Villers-la-Montagne Campagne de France GC I/5 Curtiss H-75 2
2 12 mai 1940 Junkers Ju 87 "Stuka" Sud de Bouillon (Belgique) Campagne de France GC I/5 Curtiss H-75 1
3 12 mai 1940 Junkers Ju 87 "Stuka" Pouru-Saint-Remy Campagne de France GC I/5 Curtiss H-75 1
4 12 mai 1940 Junkers Ju 87 "Stuka" Sainte-Cécile (Belgique) Campagne de France GC I/5 Curtiss H-75 3
5 13 mai 1940 Messerschmitt Bf 109 Nord-Est de Stonne Campagne de France GC I/5 Curtiss H-75 1
6 15 mai 1940 Henschel Hs 126 Vendresse Campagne de France GC I/5 Curtiss H-75 7
7 16 mai 1940 Dornier Do 215 Rethel Campagne de France GC I/5 Curtiss H-75 10
8 18 mai 1940 Heinkel He 111 Rethel Campagne de France GC I/5 Curtiss H-75 3
9 18 mai 1940 Heinkel He 111 Arcis-le-Ponsart Campagne de France GC I/5 Curtiss H-75 5
10 18 mai 1940 Heinkel He 111 Laon Campagne de France GC I/5 Curtiss H-75 5
11 19 mai 1940 Heinkel He 111 Hesse Campagne de France GC I/5 Curtiss H-75 2
12 24 mai 1940 Henschel Hs 126 Saint-Loup-Terrier Campagne de France GC I/5 Curtiss H-75 1
13 25 mai 1940 Henschel Hs 126 Briquenay ; Boult-aux-Bois Campagne de France GC I/5 Curtiss H-75 4
14 26 mai 1940 Heinkel He 111 Tannay Campagne de France GC I/5 Curtiss H-75 9
15 3 juin 1940 Henschel Hs 126 Sommauthe Campagne de France GC I/5 Curtiss H-75 4
16 10 juin 1940 Junkers Ju 88 Châtillon-sur-Bar Campagne de France GC I/5 Curtiss H-75 5

Décorations

Le commandant Edmond Marin la Meslée, chevalier de la Légion d’honneur (1940), était titulaire de la Croix de guerre 1939-1945 avec onze palmes et une étoile d'argent, et de la distinguished flying cross américaine[23]. Il a été cité dix fois à l'ordre de l'armée et avait accompli 232 missions de guerre en 334 h 20 de vol.[23]

Citations

Vue aérienne du monument Marin la Meslée inauguré le 29 juin 1946.

Peu après la fin de la guerre, à Dessenheim, sur les lieux mêmes du crash de son P-47 Thunderbolt, une gigantesque étoile de pierre à cinq branches, celle du personnel navigant, d'une trentaine de mètres de diamètre est aménagée afin de garder le souvenir du sacrifice d'Edmond Marin la Meslée ; ce monument sera inauguré le . Le corps du commandant Edmond Marin la Meslée y repose depuis le , après avoir été enterré pendant quelques années au cimetière de Rustenhart.

Parlant de ce « mausolée », Jules Roy écrira en 1948 : « À l'endroit de sa chute, ses compagnons d'armes ont dessiné une étoile à cinq branches... Maintenant son étoile répond de la terre noire à toutes celles qui s'allument le soir au-dessus d'elle ». L'écrivain évoquera encore le pilote disparu dans certains de ses ouvrages : Retour de l'Enfer[24] (1951 ; il l'appelle alors l'« Archange »), L'Homme à l'épée[25] (1957), Mémoires Barbares[26] (1989).

Jules Roy préface aussi une première biographie du héros (publiée en 1952 par Michel Mohrt, cf. bibliographie) : « Il était déjà touché par l'immortalité qui l'attendait quatre ans plus tard, dans le fracas de sa chute en Alsace, trop beau, mais surtout trop pur pour un long passage sur la terre... ».

Souvenir

Plaque de marbre de la rue Guillaume-de-Machault.

Les villes de Valenciennes (Nord), Reims (Marne), Colmar (Haut-Rhin), Créteil (Val-de-Marne) et Antony (Hauts-de-Seine), tout comme les communes de Dessenheim (Haut-Rhin), Rustenhart (Haut-Rhin), Courcy (Marne), Suippes (Marne), de Calais (Pas-de-Calais), d'Audresselles (Pas-de-Calais), d'Apt (Vaucluse), du Port-Marly (Yvelines) et de Pessac (Aquitaine) ont rendu hommage au héros en donnant son nom à l'une de leurs rues. Un square porte également son nom dans le 15e arrondissement de Paris. À Valenciennes, une résidence porte le nom du héros rue Bauduin l'Édifieur et à Audresselles, village de pêcheurs, une plaque commémorative gravée à la mémoire d'Edmond Marin la Meslée a été fixée sur la maison de vacances de sa famille.

La Base aérienne 112 de Reims, qui fut la première de France à recevoir un nom de baptême, a porté son nom à partir du 14 février 1953[27] (à l'initiative de l'as de guerre Jean-Mary Accart, colonel qui commandait alors la base), et ce jusqu'à sa dissolution le [28]. Toujours à Reims, une salle du musée de la Base aérienne 112 et de l'Aéronautique locale lui était entièrement consacrée ; ce musée présentait notamment le réservoir auxiliaire largable retrouvé sur les lieux du crash du P-47 qu'il pilotait le . À Reims encore, le , dans le contexte de la célébration du centenaire de sa naissance, a été inaugurée à sa mémoire en centre-ville, sur l'un des murs de l'office de tourisme (situé au pied de Notre-Dame), une plaque de marbre rappelant l'endroit où le futur as des as de la campagne de France 1939-1940 résida durant ses années d'affectation sur la base aérienne 112 (plaque visible face au no 9 de la rue Guillaume-de-Machault, où il résida avant-guerre).

L'École de l'Air de Salon-de-Provence abrite un grand amphithéâtre portant son nom. Enfin, Perrigny-lès-Dijon, village natal de son épouse, Élisabeth Marin la Meslée, née Joliet, a, très symboliquement, planté l'arbre de la liberté commémoratif de 1789 au milieu du square Marin-la-Meslée[29].

Le moteur de son avion ainsi que le « bidon », réservoir additionnel de carburant, sont entreposés à la base 133 de Nancy-Ochey de l’escadron 2/3 Champagne.[réf. nécessaire]

Voir aussi

Bibliographie

  • Roger Sauvage, Les conquérants du ciel, La jeune parque, 1950, 248 p..
  • Michel Mohrt, Marin la Meslée, Flore, Paris, 1952, 224 p. (avec une préface de Jules Roy).
  • Daniel Porret et Franck Thévenet, Les as de la guerre, 1939-1945, vol. 2 : L à W, Vincennes, Service historique de l'Armée de l'air, (ISBN 978-2-904521-16-4).
  • Servane Bayle, Marin La Meslée, pilote de légende : 1940, l'as aux seize victoires, Paris, Association des pilotes de chasse, , 214 p. (ISBN 2-904521-30-5).
  • Paul Aubert, La dernière mission du commandant Marin la Meslée et du sergent-chef Uhry : 4 février 1945, Mission AO-82, Colmar, Jérôme Do Bentzinger, , 64 p. (ISBN 2-84960-034-2)[30]
  • Olivier Lapray, Curtiss H-75 au combat : histoire du Groupe de Chasse 1-5 dans la campagne de France, Paris, Histoire & Collections, , 144 p. (ISBN 978-2-35250-157-2).

Liens externes

Notes et références

  1. « Edmond Édouard Raymond Marin la Meslée », sur Base Léonore, Ministère de la Culture (consulté le )
  2. « Edmond Marin la Meslée », sur Chemins de mémoire, Ministère des Armées (consulté le )
  3. « MARIN La MESLEE Edmond », sur Ciel de Gloire (consulté le )
  4. « Commandant Edmond Marin la Meslée », sur Traditions-Air (consulté le )
  5. « Memorial and Grave Edmond Marin la Meslée - Dessenheim », sur TracesOfWar, STIWOT (consulté le )
  6. « Edmond Édouard Raymond Marin la Meslée », sur Base Léonore, Ministère de la Culture (consulté le )
  7. Au n° 46 de la rue des Anges, où une plaque commémorative a été posée le 8 mai 2007.
  8. « Fiche Edmond Marin la Meslée — Liste unique des décorés », sur La grande chancellerie de la Légion d’honneur, République française (consulté le )
  9. « Edmond Marin la Meslée — page « Son enfance et sa formation (1912-1931) » », sur AeroStories (consulté le )
  10. « Edmond Marin la Meslée (1912-1945), as de l’aviation française », sur HistoireDuMonde (consulté le )
  11. Antoine Redier, « Un héros de l’aviation — Marin la Meslée », sur Revue des Deux Mondes, (consulté le )
  12. « Edmond Marin la Meslée », sur Chemins de mémoire, Ministère des Armées (consulté le )
  13. « AAEMM - Commandant Edmond Marin la Meslée », sur edmond-marin-la-mesle.fr via Wikiwix (consulté le ).
  14. Élisabeth Joliet (1909-1996), fille de Philippe Joliet (1862-1935), propriétaire vigneron, père d'une famille de douze enfants logée, avec la domesticité, dans une maison bourgeoise avec parc, demeure qui était alors la plus imposante du village de Perrigny-lès-Dijon. De sa brève union avec Élisabeth Joliet, Marin la Meslée aura quatre enfants, dont une fille née seulement trois jours après la mort du pilote.
  15. https://air-actualites.com/maquette/flashcodes/AA740/Article_Retro_382-aa740.pdf
  16. Olivier Lapray, Curtiss au combat. Le groupe de chasse I/5 dans la campagne de France, Paris, éd. Histoire et Collections, 2010.
  17. Hubert Monraisse, commandant du groupe de chasse I/5, crée la 3e escadre de chasse le 3 janvier 1944 ; il laisse alors le commandement du GC I/5 Champagne à Marin La Meslée. Monraisse décède le 8 octobre 1944 à Haslach, en Forêt-Noire, à la tête de la 1re escadre de chasse (source : Bertrand Monraisse, fils de Hubert Monraisse) ; c'est pourquoi on trouve parfois, à tort, la date du 9 octobre 1944 pour le remplacement à la tête du GC I/5 Champagne du commandant Monraisse (mortellement blessé la veille) par le commandant Marin la Meslée.
  18. Paul Aubert, op. cité.
  19. Le sergent-chef Uhry s'écrase à côté de la ferme de Schaeferhof, sur la commune de Fessenheim (Haut-Rhin), à bord du P-47 no 44-19702.
  20. Certaines sources parlent d'un obus de 20 millimètres, d'autres de 40 millimètres. (à vérifier).
  21. On notera également que Dole n'est située qu'à une cinquantaine de kilomètres de Perrigny-lès-Dijon, village de la plaine dijonnaise d'où est originaire son épouse et où il s'était marié en 1935.
  22. https://edmond-marin-la-mesle.fr/wp-content/uploads/2020/05/Couurier_Air_1945_Marin_la_Mesl%C3%A9e_extrait.pdf
  23. « AAEMM - Commandant Edmond Marin la Meslée », sur Association AAEMM (consulté le )
  24. Jules Roy, Retour de l'Enfer, Gallimard, Paris, 1951, 290 p.
  25. Jules Roy, L'Homme à l'épée, Gallimard, Paris, 1957.
  26. Jules Roy, Mémoires barbares, Albin Michel, Paris, 1989.
  27. https://www.aerosteles.net/stelefr-ba112-lameslee.
  28. D'après « Un parrain pour la BA 112 », article paru dans : Jean-Pierre Calka et Frédéric Lafarge, BA 112 de Reims, côté coulisses, Toulouse, Éditions Dominique Guéniot, , 141 p. (ISBN 978-2-7089-9233-7, présentation en ligne).
  29. Général de Maricourt, « Le square Marin-la-Meslée », article de Perrigny Infos no 19 de juin 1993 (page 10) & Bulletin municipal de Perrigny-lès-Dijon, no 6 de janvier 1986 (page 11).
  30. Référencement sur l'aérobibliothèque
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