El Ouma
| El Ouma | ||
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| Pays | Algérie, Maroc et Tunisie | |
|---|---|---|
| Langue | Français | |
| Genre | Presse politique et contestataire | |
| Date de fondation | Octobre 1930 | |
| Directeur de publication | Messali El Hadj | |
El Ouma (arabe : الأمة) est un journal nationaliste algérien fondé en à Paris. Il est considéré comme le principal organe de presse du nationalisme algérien durant la période coloniale précédant la Seconde Guerre mondiale. Organe de l’Étoile nord-africaine, il a joué un rôle central dans la diffusion des idées indépendantistes algériennes et dans l’organisation du mouvement nationaliste, en Algérie comme en France
Historique
El Ouma paraît pour la première fois en , dans un contexte marqué par le centenaire de la colonisation française de l’Algérie. Sa création coïncide avec l’émergence d’une presse nationaliste contestant ouvertement la souveraineté française et revendiquant l’indépendance nationale algérienne[1].
Dès le milieu des années 1930, la diffusion d’El Ouma atteint des zones rurales éloignées, ce qui suscite l’inquiétude des autorités coloniales. Des rapports de police signalent des saisies du journal dans plusieurs régions d’Algérie et soulignent l’influence de ses articles sur la population musulmane. Malgré la répression visant les organisations nationalistes, El Ouma parvient à poursuivre sa publication, en partie en raison de son absence de lien statutaire formel avec l’Étoile nord-africaine, bien qu’il en défende les idées[1].
Le journal est publié jusqu’en . Aucune collection complète n’est conservée ; la Bibliothèque nationale de France possède 14 numéros, le plus ancien datant de et le dernier d’. Cette date est généralement considérée comme celle de sa disparition[1].
Ligne éditoriale et rôle politique
La direction politique du journal est assurée par Messali Hadj. L’administration et la rédaction en chef sont confiées à Immache Amar, tandis que la rédaction comprend notamment Al-Djazairi, Abd El-Hack et El-Ansari. La gérance est assurée par Si Djilani. Le siège du journal est situé à Paris. Des changements interviennent ultérieurement, notamment au niveau de la gérance, confiée à Chaâbane Ali à partir de 1935, tandis que la direction politique reste inchangée jusqu’à la disparition du journal[1].
El Ouma se présente comme « organe de défense des intérêts des musulmans algériens, marocains et tunisiens ». Bien qu’il revendique une vocation nord-africaine, il devient rapidement le porte-voix principal du nationalisme algérien. Le journal adopte une ligne résolument anticoloniale. Il s’oppose à la politique d’assimilation, critique la presse dite « indigène » et attaque la colonisation française ainsi que les élites algériennes jugées favorables à l’ordre colonial. Son style est direct et polémique, visant à mobiliser les populations algériennes autour de revendications nationalistes radicales[1].
El Ouma joue un rôle structurant dans l’organisation du mouvement nationaliste algérien. Autour du journal se constituent des réseaux militants. Sa diffusion est étroitement liée à l’implantation de l’Étoile nord-africaine. après la dissolution du parti en 1937, le journal sert de cadre de regroupement aux militants nationalistes et contribue à maintenir l’activité politique jusqu’à la création du Parti du peuple algérien[1].
Notes et références
- Zahh Ihaddaden, « LA PRESSE NATIONALISTE AVANT 1954 », sur Algerian scientific journal platform
Voir aussi
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