Elena Gouro

Elena Gouro
Elena Gouro
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalité
Activités
Père
Heinrich Helmuth Georg Goureau (d)
Mère
Anna Chistyakova (d)
Fratrie
Eléna Gouro (d)
Conjoint

Elena Genrikhovna Gouro (en russe : Елена Генриховна Гуро), née à Saint-Pétersbourg le et morte à Poliany le [1], est une peintre et dramaturge futuriste russe, également poétesse et écrivain.

Biographie

Elena Gouro naît à Saint-Pétersbourg en 1877 de Henri (Heinrich) Stepanovitch Gouro, officier d'origine française (d'ascendance huguenote) dans l'armée impériale russe. Sa mère Anna Mikhaïlovna Tchistiakova est une artiste amateur de talent. Elena Gouro passe son enfance dans le village de Novosseli, près de Pskov, et au domaine de son père, à Louga. Elle a une sœur, Ekaterina, également écrivain[2].

De 1890 à 1893, Elena Gouro étudie l'art à la Société impériale d'encouragement des beaux-arts de Saint-Pétersbourg et, de 1903 à 1905, elle suit l'enseignement de Ian Tsionglinski, dans son atelier privé où elle rencontre son futur mari, Mikhaïl Matiouchine, avec qui elle se marie en 1906.

La Femme au foulard
Elena Gouro 1910

En 1905, elle illustre la traduction russe d'un livre de contes de fées de George Sand. En 1906, le couple se déplace à l'école d'Ielizaveta Zvantseva, où elle travaille avec Mstislav Doboujinski, Léon Bakst et Kouzma Petrov-Vodkine. En 1908, elle ouvre son propre atelier et sa maison devient un lieu de rencontre central pour discuter d'art et de littérature.

Elena Gouro publie son premier ouvrage en prose en 1905. En 1910, elle contribue à la première publication des futuristes russes. Son manuscrit d'un livre de contes de fées est perdu en 1911 par son éditeur ainsi que les illustrations qu'elle avait réalisées. Son deuxième livre, Rêve d'automne, est publié en 1912.

Mikhaïl Matiouchine et Elena Gouro (avant 1913)

En 1913, bien qu'elle soit atteinte de leucémie, elle continue d’écrire et de peindre. Elle meurt la même année dans sa maison de campagne à Poliany, l'ancienne Uusikirkko, en Finlande. À la veille de sa mort, elle avait quasiment terminé une œuvre majeure, Le Chevalier pauvre. Plusieurs poèmes et deux ouvrages en prose sont publiés à titre posthume la même année suivis, en 1914, de son troisième livre, Les Petits Chameaux du ciel.

Notes et références

  1. (en) Dictionary of Women Artists, vol. 1, London/Chicago (Ill.), Fitzroy Dearborn Publishers, , 1512 p. (ISBN 1-884964-21-4, lire en ligne)
  2. (en) Dictionary of Russian Women Writers, Westport (Conn.)/London, Greenwood Press, , 869 p. (ISBN 0-313-26265-9, lire en ligne)

Traductions en français

Les Petits Chameaux du Ciel (suivi d'extraits du Journal), traduit par Jean-Baptiste Para, collection Parallèles, éditions Æncrages & Co, 2025

Liens externes

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