Eleonora de Cisneros
| Nom de naissance | Eleanor Broadfoot |
|---|---|
| Naissance |
New York |
| Décès |
(à 55 ans) New York |
| Activité principale |
Chanteuse d'opéra Mezzo-soprano |
| Maîtres | Adeline Murio-Cell, Francesco Fanciulli |
| Ascendants | John C. Broadfoot, Ellen Small |
| Conjoint | Comte Francois de Cisneros |
Eleonora de Cisneros ( — ) est une chanteuse américaine d'opéra. Cisneros a grandement favorisé la vente de Liberty bond (en) durant la Première Guerre mondiale. Elle a chanté pour la Metropolitan Opera company. Cisneros a fait des tournées aux États-Unis durant la Première Guerre mondiale pour lever des fonds pour la Croix-Rouge.
Enfance
Cisneros est née Eleanor Broadfoot à New York le . Ses parents étaient John C. Broadfoot et Ella Small. Elle était fille unique. Son père était de descendance écossaise et sa mère de descendance irlandaise. Elle a été scolarisée au St. Agnes Seminary à Brooklyn. Cisneros commença ses études de chant aux États-Unis avec Adeline Murio-Celli et Francesco Fanciulli. Elle devint une mezzo-soprano[1],[2],[3].
Carrière
Le chanteur d'opéra Jean de Reszke présenta Cisneros, connue alors comme Eleanor Broadfoot, au directeur de la Metropolitan Opera company en 1899 et elle fut embauchée[4]. Cisneros fut la première chanteuse formée aux États-Unis embauchée par la compagnie[1],[2]. Elle donna sa première représentation avec la Metropolitan Opera company à Chicago le [3] dans le rôle de Rossweise dans Die Walküre[5]. Elle chanta le même rôle à New York le – faisant ainsi ses débuts dans cette ville[5]. Elle alla ensuite à Philadelphie en urgence et chanta un rôle de contralto, sans répétition, dans Il trovatore de Giuseppe Verdi au Metropolitan Opera[6]. Le directeur de l'opéra la complimenta pour sa performance réussie[6]. Cisneros devint leur contralto principale de 1906 à 1911[7].
Cisneros se maria avec le Comte Francois de Cisneros, un journaliste cubain, en 1901, devenant la Comtesse Eleonora de Cisneros. Elle alla ensuite chanter en 1902 à Turin en Italie. Les Italiens ne furent pas réceptifs à l’américaine Eleanor Broadfoot[6]. Elle fit réimprimer ses cartes de visite au nom de Comtesse Eleonora de Cisneros et elle fut alors bien reçue[8]. Cisneros fit ses débuts à Turin dans le rôle d'Amneris dans Aida de Giuseppe Verdi[8]. Cisneros débuta en 1906 à la La Scala à Milan[2]. Dans cet opéra, cette même année, elle créa le rôle de Candia della Leonessa dans La figlia di Iorio (en) d'Alberto Franchetti[9]. Elle chanta également la même année lors des premières de La Dame de pique de Tchaïkovski et de Salome de Richard Strauss[4]. Elle chanta également dans cet opéra lors de la première d'Elektra de Strauss en 1909[9].
Cisneros chanta en Australie, en Europe, à Cuba, en Nouvelle-Zélande et aux États-Unis. Elle chanta au Royal Opera House à Londres de temps en temps entre 1904 et 1906[9]. Après sa tournée en Europe, Oscar Hammerstein la fit revenir chanter au Manhattan Opera House (en) à New York deux saisons de 1906 à 1908[9],[10]. Cisneros joua dans une douzaine de rôles d'opéra dans les villes italiennes de Trieste, Ferrara, La Spezia, Milan, Modène et Turin[11]. Cisneros chanta avec sa voix de mezzo-soprano les rôles de Brünnhilde, Ortrud, Venus, Delilah et Amneris[9]. La chanteuse australienne d'opéra Nellie Melba déclara que Cisneros fut la meilleure Delilah au monde[8]. Melba eut Cisneros dans sa propre compagnie d'opéra en 1911, dans une tournée en Australie et en Angleterre, chantant plusieurs rôles différents[4],[8]. L'année suivante, Cisneros chanta au Teatro Nacional de São Carlos à Lisbonne, Portugal, au Teatro Municipal (en) à Rio de Janeiro, Brésil, au Wiener Staatsoper à Vienne, au Théâtre Bolchoï Kamenny à Saint-Pétersbourg, Russie, et au Waldorf Theatre and Covent Garden (en) à Londres. Lors de ses séjours aux États-Unis, elle chanta aussi avec la Chicago-Philadelphia Opera Company[2],[4],[9],[12].
Fin de vie

Elle fut présidente de l'Artist and Musical Committee of the New York Catholic War Fund's Women's Committee durant la Première Guerre mondiale[5]. Sa carrière fut stoppée après avoir fait des tournées de charité au profit des efforts de guerre[4],[10]. Dans les années 1920, Cisneros chanta principalement en Europe où elle vécut à Paris jusqu'en 1929[12]. Elle devint ensuite professeur de chant à New York jusqu'à la retraite[12].
Elle est morte d'un cancer (carcinome)[5]. Elle est enterrée au Calvary Cemetery à Long Island City, New York[5].
Héritage
Les contemporains de Cisneros se rappellent son étendue vocale, du sol au do et sa forte voix de contralto[2],[12]. Cisneros avait une grande présence sculpturale sur scène[4],[9]. Elle mesurait 1,88 m et avait une apparence majestueuse royale idéale pour l'interprétation de héros[9]. Avec sa voix de mezzo-soprano, elle chantait des rôles difficiles comme Santuzza, Gioconda, Kundry, Carmen, Laura, Urbain et Azucena[4],[9]. Cisneros épelait son nom de scène Eleonora au lieu de Eleanora'[5].
Cisneros est considérée comme la personne ayant le plus vendu de Liberty bonds durant la Première Guerre mondiale, pour une valeur de 30 000 000 US$[13]. Elle participa bénévolement avec d'autres célébrités à la pièce de guerre Out There, faisant une tournée à travers les États-Unis pour lever des fonds pour l'effort de guerre et pour la Croix-Rouge[14].
Enregistrement
Cisneros a enregistré plusieurs morceaux d'opéras avec Edison's Blue Amberol Records (en), Gramophone and Typewriter, Pathé Records et American Columbia[12].
Entre autres, elle a enregistré le poème Ben Bolt de Thomas Dunn English sur un cylindre Edison Blue Amberol en 1912[15].


Notes et références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Eleonora de Cisneros » (voir la liste des auteurs).
- Read et Witlieb 1992, p. 116.
- Commire 1999, p. 771.
- James et Boyer 1971, p. 450.
- « Eleonora de Cisneros », Oxford University Press, (consulté le )
- James et Boyer 1971, p. 451.
- Lahee 1912, p. 146.
- ↑ Kutsch et Riemens 1969, p. 82.
- Lahee 1912, p. 147.
- Macy 2008, p. 89.
- Read et Witlieb 1992, p. 117.
- ↑ Saerchinger 1918, p. 118.
- Kutsch et Riemens 1969, p. 83.
- ↑ James et Boyer 1971, p. 451 « She is also said to have sold $30,000,000 worth of Liberty bonds, the largest amount credited to any individual. ».
- ↑ Carson 1919, p. 25.
- ↑ Edison Blue Amberol cylinder recording of Ben Bolt (1912)
Bibliographie
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- (en) Lionel Carson, The Stage Year Book, Stage Offices, (lire en ligne).

- (en) John Vance Cheney, The World's Best Poetry ..., J.D. Morris, (lire en ligne)
- (en) Anne Commire, Women in World History, Gale, (ISBN 0-7876-4062-X).

- (en) Anne Commire, Dictionary of Women Worldwide, Gale, , 2572 p. (ISBN 978-0-7876-7676-6 et 0-7876-7676-4)
- (en) Edward & Janet James et Paul S. Boyer, Notable American Women, 1607-1950 : A Biographical Dictionary, Harvard University Press, , 659 p. (ISBN 978-0-674-62734-5, lire en ligne).

- (en) K. J. Kutsch et Leo Riemens, A concise biographical dictionary of singers : from the beginning of recorded sound to the present, Chilton Book Co., (lire en ligne).

- (en) Henry Charles Lahee, The grand opera singers of today : an account of the leading operatic stars who have sung during recent years, together with a sketch of the chief operatic enterprises, L.C. Page and Company, (lire en ligne).

- (en) Laura Williams Macy, The Grove Book of Opera Singers, New York (N.Y.), Oxford University Press, , 626 p. (ISBN 978-0-19-533765-5, lire en ligne).

- (en) Phyllis J. Read et Bernard L. Witlieb, The Book of Women's Firsts : Breakthrough Achievements of Almost 1,000 American Women, Random House Information Group, , 511 p. (ISBN 978-0-679-40975-5, lire en ligne).

- (en) César Saerchinger, International Who's who in Music and Musical Gazetteer, Current Literature Publishing Co., (lire en ligne).

Liens externes
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