Elizabeth Sneyers

Elizabeth Depelsner
Biographie
Naissance
Décès
(à 84 ans)
Belgique
Nationalité
Activités

Elizabeth Sneyers, également connue sous le nom de Betty Depelsenaire, est une avocate, résistante et militante communiste belge née à Bonheiden le 23 août 1913 et décédée à Bruxelles le 24 juin 1998. Engagée très tôt dans les mouvements antifascistes et au sein du Parti communiste de Belgique, elle participe à plusieurs organisations étudiantes, féministes et intellectuelles de gauche durant l’entre-deux-guerres. Dans un contexte marqué par la montée du fascisme en Europe, elle prend part à plusieurs initiatives militantes visant à mobiliser les étudiants et les femmes. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle rejoint la résistance aux côtés de son mari Albert-Émile Depelsenaire[1].  

Elizabeth est une prisonnière politique N.N.[2] arrêtée à plusieurs reprises par les autorités allemandes pour des actes de résistance. Le statut Nacht und Nebel (« Nuit et Brouillard ») avait pour objectif de faire disparaître les opposants politiques sans laisser de traces afin d’instaurer un climat de terreur dans les territoires occupés[3]. Une première fois à cause de l’activité politique de son mari et une deuxième fois parce qu’elle est accusée d’avoir des liens avec le réseau de l’Orchestre rouge[4]. Elle est emprisonnée et torturée avant d’être transférée au Fort de Breendonk, où elle compte parmi les seules femmes détenues. Le fort est alors utilisé par l’occupant allemand comme lieu de détention, de travail forcé et de torture pour les résistants et opposants politiques. Elle fait partie des rescapés du camp[2]. Elle est ensuite prisonnière à Moabit et puis Dreibergen-Bützow avant d’être libérée en 1945[5].  

Après la guerre, elle reprend son activité d’avocate puis devient magistrate honoraire[6],[2]. Elle témoigne également de son expérience carcérale à travers des témoignages, des interviews écrites et orales ainsi que dans son ouvrage Symphonie fraternelle[7],[8],[1]. Ses témoignages permettent d’apporter des informations sur les conditions de détention dans les prisons et les camps.

Jeunesse et formation

Elizabeth Sneyers naît à Bonheiden dans l'arrondissement de Malines[4] le 23 août 1913 . Elle grandit dans une famille bourgeoise avec ses deux sœurs nommées Jeanne Sneyers et Madeleine de Schyver Sneyers[2]. Elizabeth a aussi trois neveux nommés Pierre Goossens, Stéphane et Johan de Schryver[2]. Son père est un avocat libre penseur et anticlérical tandis que sa mère est catholique de Liège. Elle étudie dans une école communale à Malines jusqu’à ses 13 ans et poursuit sa scolarité dans un pensionnat catholique à Gand et Eecloo jusqu’à ses 17 ans[4].  

Elle passe le jury central, seul moyen pour les jeunes femmes d'entrer à l'université à ce moment-là puisqu'il n'y a pas d'enseignement secondaire pour elles. Elle entre donc à l' Université libre de Bruxelles en 1931 pour étudier le droit. Elle obtient son diplôme de docteur en droit en 1936[4]. Elle est avocate au barreau de Bruxelles jusqu'au jour de son arrestation du 13 juillet 1942[4]. Elle est inscrite à l’ordre des avocats le 16 décembre 1940[5].  

Engagements politique et militant  

C’est durant son cursus à l’université que son engagement s’affirme : dès l’hivers 1934, elle rejoint l’association des étudiants marxistes. Cette dernière est menée par Laisnez. Elle essaie de convaincre d’autres étudiants de les rejoindre. Son mari faisant partie des "étudiants socialistes", ils essaient d’unifier les deux groupes. Quelques mois plus tard, elle intègre le “Comité des femmes contre la guerre et le fascisme” devenu ensuite “Les femmes pour les paix” ou “L’union pour la paix”. Son activité principale est d’ailleurs d’être secrétaire de la section flamande jusqu’à la guerre. Elle effectue notamment un travail de dactylographie et d’installation lors des fêtes. Ces femmes étant très actives, elles pensent pouvoir attirer d’autres femmes des milieux populaires dans le mouvement antifasciste ansi que les sensibiliser à leurs idées. Elles vont à la rencontre de familles dans le besoin et les invitent à des séances de tricotage ou à des goûters avec leurs enfants, dans lesquels elles distribuent de la nourriture et des vêtements. Elizabeth, étant flamande, est aussi chargée de créer des sections à Anvers, Gand et Louvain. Ce comité édite en français et en néerlandais la revue nommée « Femme/Vrouw ». Ellizabeth participe activement au congrès international des Étudiants antifascistes de 1935[9]. Elle collabore également au périodique du Comité mondial des femmes, Femmes dans l'action mondiale.  

En outre, elle intègre des groupes intellectuels communistes de Bruxelles. Elle fait partie d’un groupe de base communiste d’Anderlecht, commune où elle réside alors. Ce dernier, constitué d’avocats, a pour but de "s’organiser dans le travail judiciaire"[10]. Parmi leurs activités, s’y retrouve notamment le « Secours rouge » ayant comme objectif de prendre la défense des militants pourchassés, des prisonniers politiques à l’étranger ainsi que des ouvriers en difficulté. Elizabeth rejoint également des groupes d’intellectuels qui ne ce centrent pas sur la profession d’avocat. Ce groupe édite un journal nommé « Temps Nouveaux » qu’ils impriment clandestinement pendant la guerre. Elle écrit également des articles dans « Justice Libre ». Elle adhère secrètement au Parti communiste de Belgique[11]dont elle est membre jusqu’à son départ pour la Suisse[12]. Dans ce cadre, elle prend part à l’édition du journal nommé “Clarté”. Ce dernier étant l’organe officiel de la Fédération bruxelloise du Parti[13],[14].  

Résistance et arrestations  

En 1937, Elizabeth, avocate de la Cour d’appel de Bruxelles, épouse l’avocat Albert-Emile Depelsenaire[15]. Ce dernier est également avocat depuis 1936[16]. Pendant la  Seconde Guerre mondiale, les Depelsenaire rejoignent la  résistance. Ils sont arrêtés tous les deux par la Feldpolizei le 10 novembre 1941 en raison de l'enquête sur le résistant Willy Kruyt[17]. Dans cette affaire, Albert est accusé de tentative de sabotage favorisant l’ennemi[18],[19]. Il est condamné à mort le 17 janvier 1942 et meurt en 1943 après sa  déportation  vers l'Allemagne nazie. Quant à Elizabeth, grâce aux démarches de sa sœur Jeanne, est libérée le 5 janvier 1942. Il est établi qu’elle n’a pas de lien avec les activités politiques de son mari[20]. À la suite de sa libération, le Parti lui ordonne de se cacher. Elle se cache alors chez des amis apolitiques à Uccle, où elle loge durant 3 à 4 mois[21].  

C’est lorsque qu’elle retourne chez elle qu’elle est arrêtée par la Gestapo le 13 juillet 1942. Elle est arrêtée, dénoncée par son amie Violette Otten, pour la seconde fois car elle est suspectée d’être liée à une affaire d’espionnage. Cette accusation repose notamment sur ces liens avec Irène Sterno, une agente soviétique de l’Orchestre rouge[22]. Contactés par cette dernière, Elizabeth et son mari lui ont fourni des adresses pour les boîtes aux lettres clandestines[23]. Une enquête s’ouvre, elle est alors transférée à la prison de Saint-Gilles. Elizabeth qui nie les informations est torturée par un certain « Barghans ». Elle est libérée le 5 septembre 1942 afin d’être envoyée à Breendonk. Ce dernier étant un camp SS réservé au travail forcé pour les hommes, elle fait partie des seules femmes à s’y trouver[24],[25]. Elle est attachée les mains dans le dos pendant 9 jours et nuits, durant lesquels on essaie de la faire parler. Elizabeth nie et est donc emmenée dans la section de torture. Elle est alors suspendue au plafond et frappée à l’aide d’un fouet pour chien, d’un gourdin en caoutchouc ainsi que d’un bâton semblable à ceux utilisés par les travailleurs d’angles, pendant au moins vingt minutes. À la suite de la torture, elle donne des fausses pistes et elle est emmenée à la Gestapo de Bruxelles afin d’y faire des déclarations sous la contrainte. Celles-ci sont jugées sans valeurs et elle est forcée de signer un procès-verbal dont elle conteste l’exactitude, en apposant volontairement une signature illisible. Elle sort de Breendonk le 18 décembre 1942 après avoir signé, sous menace de mort, un document déclarant qu’aucune violence ne lui a été faite[26].  

En mars 1943, elle est emmenée à la prison de  Berlin-Moabit en même temps que des membres de l' Orchestre rouge auxquels elle est accusée d'être liée. Dans cette prison, elle est mise dans une cellule de droit commun avec des Allemandes. Par la suite, elle est placée en cellule d’isolement car elle en contact avec des malades[27]. Le 11 novembre 1943, elle est amenée au débat devant la Justice de guerre de Luftwaffe. Elizabeth est accusée d’avoir "favorisé l’ennemi et d’activités politiques dans le soi-disant comité des Femmes contre la guerre et le fascisme"[28]. Le 4 août 1944, Elizabeth Sneyers est transférée à la prison de Dreibergen-Bützow, où elle est libérée le 3 mai 1945 par l'Armée rouge. À son retour, elle apprend la mort de son mari dans le camp de concentration Sonnenburg[28],[5].  

Carrière professionnelle et après-guerre

Après la guerre, elle témoigne aux procès de Breendonk[11]. Celle-ci souffrant d’une crise d’appendicite, en septembre 1945, elle met du temps à reprendre ses activités[29].  Elle reprend son activité d'avocate et défend des résistants notamment dans l’affaire “Hebdomadaire strijd”[6],[30]. Par la suite, elle suit les cours de l'École centrale du Parti communiste où elle est classée première[31]. Lors des élections belges de 1946, le Comité central du Parti communiste la propose comme tête de liste sans la consulter.  Elle refuse d’être tête de liste pour des raisons personnelles et car elle pense que ça portera préjudice au Parti. Son refus est aussi lié au fait qu’elle ne se sent pas encore prête pour participer activement au travail de propagande et d’agitation[32],[33].

Elle épouse Franz Schneider, le mari de sa défunte codétenue et amie, Germaine Schneider[34]. Elle vit ensuite avec lui en  Suisse pendant huit ans. De retour en Belgique, elle devient magistrate et cesse ses activités politiques. Elle épouse ensuite Alphonse Rodesch[35]avec qui elle a un fils, nommé Jean Rodesch[2].  

Elizabeth Sneyers relate sa vie pendant la guerre dans le livre Symphonie fraternelle. Dans ce dernier, elle parle également de ce qu’a vécu Myra Rachelin, une juive détenue en meme temps qu'elle, à Breendonk en lui dédiant un chapitre. Dans celui-ci, elle explique les conditions de vie des personnes incarcérées dans le camp. Notamment, le port de la cagoule allant jusqu’à la taille rendant le déplacement difficile n’ayant pas d’ouverture pour les yeux. Certains parmi eux ont aussi les mains et les pieds attachés. En outre, ses témoignages permettent de compléter les informations relatives à cet environnement. Concernant l’hygiène, les prisonniers ne disposent que de peu de temps pour se laver sous surveillance constante. Ils se lavent uniquement le visage et les avant-bras avec de l’eau glaciale. Dans ces conditions, elle témoigne d’odeurs qu’elle perçoit comme étant insupportables. Cependant, elle décrit aussi une solidarité parmi les prisonniers[36],[8].  

Elle décède le 24 juin 1998, à 85 ans, et est incinérée à Bruxelles le 29 juin 1998[2].  

Distinctions

Postérité

  • Symphonie fraternelle, Les éditions Lumen, Bruxelles
  • Témoignages d’Elizabeth concernant l’hygiène et les cellules d’isolement sur le site du Breendonk Memorial  

Lien externe

Références

Insérer un paragraphe

  1. Bruxelles, CARCOP, fond de la commission de contrôle du Parti communiste de Belgique, ccp2035, "Entretien entre Madame Betty SNEYERS et José GOTOVITCH", 26 juin 1974, p.1 à p. 17.  
  2. Bruxelles, CARCOB, fond de la commission de contrôle du parti communiste de Belgique, ccp2035, “Le Soir : faire-part du décès d’Elisabeth Sneyers”, 25 juin 1998.
  3. Christine Denuit-Somerhausen, « Le Nacht und Nebel de décembre 1941 et les prisonniers politiques belges : une première approche » Accès libre [PDF], sur Journal Belgian History, (consulté le )
  4. Bruxelles, CARCOP, fond de la commission de contrôle du Parti communiste de Belgique, ccp2035, "Rapport concernant mon arrestation, enquête et jugement par la Gestapo", p.1
  5. Bruxelles, CARCOP, fond de la commission de contrôle du Parti communiste de Belgique, ccp2035, "Betty Depelsenaire (Avocate) Prisonnière politique".
  6. Bruxelles, CARCOP, fond de la commission de contrôle du Parti communiste de Belgique, ccp2035, "Lettre envoyée par Betty Depelsenaire ", 2 février 1946.
  7. Bruxelles, CARCOP, fond de la commission de contrôle du Parti communiste de Belgique, ccp2035, "Symphonie, Myra", p.1 à p.26.
  8. War Heritage Institute, « Offre pédagogique : Témoignages » Accès libre, sur fortbreendonk.be (consulté le )
  9. Bruxelles, CARCOP, fond de la commission de contrôle du Parti communiste de Belgique, ccp2035, "Entretien entre Madame Betty SNEYERS et José GOTOVITCH", 26 juin 1974, p.1 à 2, p. 3 à 5, p.8, p.11 et p.17.  
  10. Bruxelles, CARCOP, fond de la commission de contrôle du Parti communiste de Belgique, ccp2035, “Entretien entre Madame Betty SNEYERS et José GOTOVITCH”, 26 juin 1974, p. 2.
  11. Eliane Gubin, Dictionnaire des femmes belges XIXe et XXe siècles, Bruxelles, Racine Lannoo, 2006, 456 p.
  12. Bruxelles, CARCOP, fond de la commission de contrôle du Parti communiste de Belgique, ccp2035, "Attestation du parti de Bruxelles", 15 avril 1948.
  13. Bruxelles, CARCOP, fond de la commission de contrôle du Parti communiste de Belgique, ccp2035, "Entretien entre Madame Betty SNEYERS et José GOTOVITCH", 26 juin 1974, p.2 à 3, p.8, p.11, p.16 et p.23
  14. Bruxelles, CARCOP, fond de la commission de contrôle du Parti communiste de Belgique, ccp2035, “Attestation du parti de Bruxelles”, 15 avril 1948.
  15. Bruxelles, CARCOP, fond de la commission de contrôle du Parti communiste de Belgique, ccp2035, "Requête concernant Albert Depelsenaire adressée au tribunal militaire".
  16. Bruxelles, CARCOP, fond de la commission de contrôle du Parti communiste de Belgique, ccp2035, "Feldurteil", 19 janvier 1942, p. 2.
  17. (en) Dónal O'Sullivan, Dealing with the Devil: Anglo-Soviet Intelligence Cooperation During the Second World War (Studies in Modern European History), Peter Lang Publishing Inc,
  18. Bruxelles, CARCOP, fond de la commission de contrôle du Parti communiste de Belgique, ccp2035, "Rapport concernant mon arrestation, enquête et jugement par la Gestapo", p. 2 et p.4.
  19. Bruxelles, CARCOP, fond de la commission de contrôle du Parti communiste de Belgique, ccp2035, “Entretien entre Madame Betty SNEYERS et José GOTOVITCH”, 26 juin 1974, p.10.  
  20. Bruxelles, CARCOP, fond de la commission de contrôle du Parti communiste de Belgique, ccp2035, "Lettre envoyée par Elisabeth Depelsenaire'", 23 février 1947, p.2.
  21. Bruxelles, CARCOP, fond de la commission de contrôle du Parti communiste de Belgique, ccp2035, "Entretien entre Madame Betty SNEYERS et José GOTOVITCH", 26 juin 1974, p. 13 et p.15.
  22. Bruxelles, CARCOP, fond de la commission de contrôle du Parti communiste de Belgique, ccp2035, "Rapport concernant mon arrestation, enquête et jugement par la Gestapo", p. 1 à 2.  
  23. Bruxelles, CARCOP, fond de la commission de contrôle du Parti communiste de Belgique, ccp2035, "Entretien entre Madame Betty SNEYERS et José GOTOVITCH", 26 juin 1974, p.11 à p.12 et p. 16.
  24. « Du poêle du diable au message de paix », Le Soir,‎ (lire en ligne)
  25. Annick Hovine, « Plongée au coeur de l'horreur nazie », La Libre Belgique,‎ (lire en ligne)
  26. Bruxelles, CARCOP, fond de la commission de contrôle du Parti communiste de Belgique, ccp2035, "Rapport concernant mon arrestation, enquête et jugement par la Gestapo", p.1 à p.2 et p.3.
  27. Bruxelles, CARCOP, fond de la commission de contrôle du Parti communiste de Belgique, ccp2035, "Entretien entre Madame Betty SNEYERS et José GOTOVITCH", 26 juin 1974, p.20.
  28. Bruxelles, CARCOP, fond de la commission de contrôle du Parti communiste de Belgique, ccp2035, "Rapport concernant mon arrestation, enquête et jugement par la Gestapo", p.4.
  29. Bruxelles, CARCOP, fond de la commission de contrôle du Parti communiste de Belgique, ccp2035, "Lettre envoyée par Jean TERFVE", 21 septembre 1945.
  30. Bruxelles, CARCOP, fond de la commission de contrôle du Parti communiste de Belgique, ccp2035, " Lettre envoyée par Deschamps", 5 février 1946.
  31. Bruxelles, CARCOP, fond de la commission de contrôle du Parti communiste de Belgique, ccp2035, "Lettre envoyée par Jean TERFVE", 29 décembre 1945.
  32. Bruxelles, CARCOP, fond de la commission de contrôle du Parti communiste de Belgique, ccp2035, "Lettre envoyée par Betty SNEYERS", 16 janvier 1946.
  33. Bruxelles, CARCOP, fond de la commission de contrôle du Parti communiste de Belgique, ccp2035, "Lettre envoyée par Betty SNEYERS", 15 janvier 1946.
  34. Bruxelles, CARCOP, fond de la commission de contrôle du Parti communiste de Belgique, ccp2035, "Entretien entre Madame Betty SNEYERS et José GOTOVITCH", 26 juin 1974, p. 23.
  35. Eliane Gubin, Dictionnaire des femmes belges XIXe et XXe siècles, Bruxelles, Racine Lannoo, , 456 p. (ISBN 978-2873864347, lire en ligne)
  36. Bruxelles, CARCOP, fond de la commission de contrôle du Parti communiste de Belgique, ccp2035, “Symphonie, Myra”, p.3.  

Bibliographie

Annick Hovine, « Plongée au coeur de l'horreur nazie », La Libre Belgique, 3 septembre 2004 (lire en ligne).

Bruxelles, CARCOB, fond de la commission de contrôle du parti communiste de Belgique, ccp2035, « Le Soir : faire-part du décès d’Elisabeth Sneyers », 25 juin 1998.

Bruxelles, CARCOP, fond de la commission de contrôle du Parti communiste de Belgique, ccp2035, « Attestation du parti de Bruxelles », 15 avril 1948.

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« Du poêle du diable au message de paix », Le Soir, 26 mars 2013 (lire en ligne).

Dónal O'Sullivan, Dealing with the Devil: Anglo-Soviet Intelligence Cooperation During the Second World War (Studies in Modern European History), Peter Lang Publishing Inc, 2010.

Eliane Gubin, Dictionnaire des femmes belges XIXe et XXe siècles, Bruxelles, Racine Lannoo, 2006, 456 p.

War Heritage Institute, « Offre pédagogique : Témoignages », sur fortbreendonk.be (consulté le 14 mai 2026).

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