Elsa Arnold

Elsa Arnold
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Biographie
Naissance
Décès
(à 82 ans)
Berlin-Est
Nom de naissance
Elsa Sens
Nationalité
Domiciles
Paris (à partir de ), Paris (à partir de ), Amsterdam
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Partis politiques
Membre de
Résistance intérieure française ()
Jeunesse-travailleuse socialiste (d)
Distinction

Elsa Arnold, née le à Hambourg et morte le à Berlin-Est, est une résistante allemande contre le national-socialisme et une femme politique communiste.

Biographie

Famille et jeunesse

Elsa Julia Wilhelmina Augusta Sens est née le à Hambourg. Elle est la fille de Max Sens, employé de commerce, et de Wilhelmine Boerner[1],[2]. Dès l'âge de seize ans, elle fait partie des Jeunesses socialistes ouvrières (de) et adhère au Parti communiste d'Allemagne en 1924. Elle est également membre des Jeunesses monistes (de) depuis 1924[2],[3].

En 1926, elle épouse Arthur Arnold, employé de la mission commerciale soviétique, et s'installe avec lui à Paris où elle milite au sein de la Confédération générale du travail unitaire [2],[3]. Elle est expulsée de France en 1930 et retourne en Allemagne où elle travaille pour une maison d'édition de l'opposition syndicale révolutionnaire (de), l'Organisation internationale du travail et le Comité mondial des amis de l'Union soviétique[2],[3].

À partir de 1932, elle vit avec Karl Albin Becker (de), un cadre du Parti communiste[2].

Le nazisme

Après l'arrivée d'Hitler au pouvoir en 1933, le couple s'exile à Amsterdam. puis rejoint Paris en 1936 où ils sont sont actifs au sein du Parti communiste d'Allemagne en exil et du Comité mondial des amis de l'Union soviétique[2].

D'après le Maitron, elle fait à nouveau l'objet d'un arrêté d'expulsion en 1936 en raison de son activité politique et s'engage alors dans les Brigades internationales, et revient illégalement en France en 1938[1].

À partir de 1940, Elsa Arnold participe à la Résistance française[2].

Le , elle est arrêtée avec Karl Becker par la police française à Paris et remise à la Gestapo[2],[3].

En 1942, le Volksgererichtshof la condamne à 15 ans de prison pour « préparation de haute trahison ». Elle est incarcérée dans plusieurs prisons jusqu'à sa libération[2] de la prison de Waldheim (de) en 1945, par l'Armée rouge[2],[3].

Karl Becker est condamné à mort et exécuté le à la prison de Plötzensee[2],[3].

Carrière en Allemagne de l'est

Après sa libération, Elsa Arnold retourne à Berlin et vit dès lors à Berlin-Est. Elle occupe un poste de cadre à plein temps au sein du Parti socialiste unifié d'Allemagne (SED)[2].

Elle est secrétaire de la direction régionale KPD/SED à Berlin-Spandau en 1946 et, à partir de 1950, instructrice au Comité central du Parti socialiste unifié d'Allemagne (SED). En 1953, elle est mutée à la Filmfabrik Wolfen (de) en raison de son « comportement petit-bourgeois ». Peu après, elle devient cheffe de département à la direction régionale du SED de Halle (Saale) et enfin cheffe de secteur à la Deutsche Notenbank (de), la banque centrale d'Allemagne de l'est jusqu'en 1968[3].

Elsa Arnold décède à Berlin-Est le [2]. Elle est inhumée au cimetière de Baumschulenweg (de)[4].

Distinctions

En 2022, le nom d'Elsa Arnold est proposé, mais sans succès, pour baptiser une rue à Castrop-Rauxel [5]

Bibliographie

  • (de) Hermann Weber (éd.) et Andreas Herbst (éd.), Deutsche Kommunisten. Biographisches Handbuch 1918 bis 1945, Berlin, Karl Dietz Verlag, (réimpr. 2008) (ISBN 978-3-320-02130-6)

Références

(de) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en allemand intitulé « Elsa Arnold » (voir la liste des auteurs).
  1. Daniel Grason, « ARNOLD Elsa, Wilhelmine, Augusta, Julie [née SENS] – Maitron », sur Le Maitron (consulté le )
  2. (de) « Elsa Arnold, geb. Sens », sur www.frauen-im-widerstand-33-45.de (consulté le )
  3. (de) « Becker, Karl Albin | Bundesstiftung zur Aufarbeitung der SED-Diktatur », sur www.bundesstiftung-aufarbeitung.de (consulté le )
  4. ↑ « Elsa Arnold (1903-1986) - Mémorial Find a Grave », sur fr.findagrave.com (consulté le )
  5. ↑ Tobias Weckenbrock et Matthias Langrock, « Beerenbruchviertel NS-Widerstand, aber SED-Karriere: Unterstützung für Elsa-Arnold-Straße schwindet », Ruhr Nachrichten,‎ (lire en ligne Accès payant)

Liens externes

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