Emil Eichhorn

Emil Eichhorn
Fonctions
Député au Reichstag sous la république de Weimar
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Member of the Weimar National Assembly
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Police Commissioner in Berlin
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Député du Reichstag
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Député de la seconde Chambre de l'Assemblée des États de Bade (d)
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Biographie
Naissance

Röhrsdorf (d)
Décès
(à 61 ans)
Berlin
Nationalité
Domicile
Berlin (jusqu'en )
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Agence télégraphique russe (août - )
Inconnu (-)
Dresdner Volkszeitung (d)
Parti social-démocrate d'Allemagne
Police de Berlin
Police de Berlin
Partis politiques
signature d'Emil Eichhorn
Signature.

Robert Emil Eichhorn, né le à Röhrsdorf (quartier de Chemnitz) et mort le à Berlin, est un homme politique allemand, membre du SPD, de l'USPD, puis du KPD, député du Reichstag et journaliste.

Biographie

Fils d'un artisan, Emil Eichhorn étudie la mécanique de 1878 à 1882 puis travaille comme mécanicien dans plusieurs villes allemandes[1].

Il adhère en 1881 au Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD), alors illégal, et en devient permanent en 1893. Il est journaliste au Sächsische Arbeiterzeitung, puis au Mannheimer Volksstimme de 1900 à 1905. Il est secrétaire du SPD dans le Land de Bade à partir de 1896[2].

Il est élu au Landtag de Bade (1901-1908), ainsi qu'au Reichstag (1903-1912). De plus, il dirige le bureau de presse du SPD à Berlin (1908-1917)[1].

Appartenant à l'aile gauche des sociaux-démocrates, il quitte le SPD et adhère au Parti social-démocrate indépendant (USPD) lors de sa création en 1917. Il en dirige le service de presse. D'août à , il dirige aussi le bureau berlinois de l'agence de presse soviétique ROSTA.

Nommé préfet de police de Berlin le , lors de la révolution allemande menant à la chute du Kaiser, Emil Eichhorn est démis de ses fonctions le , après un combat acharné et la prise d'assaut de la préfecture de police. Le lendemain, une manifestation de masse à Berlin contre ce renvoi a lieu, qui débouche sur une insurrection « spartakiste » brutalement réprimée par les corps francs.

À peine quelques jours plus tard, le , Eichhorn est élu à l'Assemblée constituante de Weimar. Il entre à nouveau au Reichstag le . Fin 1920, il rejoint le Parti communiste d'Allemagne (KPD) avec la majorité de l'USPD, et y reste après malgré ses sympathies pour Paul Levi et Ernst Däumig (de), exclus pour avoir critiqué la politique qui mena au soulèvement de . Il est réélu au Reichstag en 1924. Frappé par un mandat d'arrêt depuis , protégé uniquement par son immunité parlementaire, il doit se cacher en 1920 et 1924, à chaque dissolution du parlement, le temps d'être réélu[1].

Il est l'auteur de plusieurs ouvrages politiques[3].

Emil Eichhorn meurt le . Le KPD souligne qu'il a été « le seul de la vieille garde » aux côtés de Clara Zetkin et Joseph Herzfeld à être « resté fidèle à la révolution »[1],[2].

Bibliographie

  • Horst Naumann: Emil Eichhorn. Dans: Karl-Heinz Leidigkeit (Redaktion Leiter): Kommunisten im Reichstag. Reden und biographische Skizzen. Dietz Verlag, Berlin 1979, p. 401–407 und p. 77–93[4].
  • Eichhorn, Emil. Dans: Hermann Weber, Andreas Herbst (dir.): Deutsche Kommunisten. Biographisches Handbuch 1918 bis 1945. 2., überarbeitete und stark erweiterte Auflage. Dietz, Berlin 2008, (ISBN 978-3-320-02130-6).
  • (de) Otto Wenzel, « Eichhorn, Robert Emil », dans Neue Deutsche Biographie (NDB), vol. 4, Berlin, Duncker & Humblot, , p. 379–380 (original numérisé)
  • Grit Ulrich, Heinz Deutschland (de): Zur Erstbearbeitung des Nachlasses von Emil Eichhorn durch Käte Duncker (de) im Sommer 1926. Dans: Mitteilungen aus dem Bundesarchiv. Berlin, 2009, 1. p. 66–68.

Notes et références

  1. (de) « Eichhorn, Emil », sur bundesstiftung-aufarbeitung.de.
  2. Pierre Broué, « Eichhorn Emil », sur maitron.fr.
  3. (de) « Eichhorn, Emil (Reichstags-Handbuch -Biographische Notizen) », sur daten.digitale-sammlungen.de.
  4. Emil Eichhorn: Rede in der Beratung des Reichshaushaltsplans für 19213 in der 301. Sitzung der I. Wahlperiode am 15. Februar 1923.

Liens externes

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