Emmaüs Habitat
| Emmaüs Habitat | |
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| Création | 19 février 1954 |
|---|---|
| Fondateurs | Abbé Pierre |
| Forme juridique | Société anonyme |
| Action | Gestion de logements sociaux et très sociaux |
| Slogan | mieux accueillir, bien intégrer |
| Siège social | Clichy |
| Direction | François Delarue (président), Serge Contat (directeur général) |
| Activité | Logement social |
| Société mère | Fondation Abbé Pierre |
| Site web | https://www.emmaus-habitat.fr/ |
Emmaüs Habitat (anciennement HLM Emmaüs) est une S.A d'HLM, membre d’Emmaüs France, créée le pour construire rapidement en utilisant les dons nombreux envoyés à Emmaüs à la suite de l'Appel de l'Abbé Pierre et en mobilisant crédits votés par le Parlement pour la construction de logements d'urgence.
Emmaüs Habitat gère aujourd'hui un parc d'environ 14 000 logements sociaux en Île-de-France et construit également des logements pour les communautés du Mouvement Emmaüs. Son parc social est situé dans tous les départements de l'Île-de-France.
L'HISTOIRE :
: création de la SA HLM Emmaüs Dans le contexte de l’après-guerre, la reconstruction du pays est lente et une importante crise du logement sévit en France. Des millions de personnes sont touchées par cette pénurie, causant la mort de plusieurs personnes sans-abris.
En 1954, fût créée SA HLM Emmaüs en 3 semaines. Afin d'offrir un « abri – provisoire – immédiatement » aux personnes sans-abris. Cela marquera durablement le modèle architectural des cités d’urgence Emmaüs, avec notamment un « coin » d'eau faisant office de salle de bains.
La construction de la première cité d’urgence commence en au Plessis-Trévise. 70 jours après le début des travaux, 48 premières familles sont accueillies dans cette Cité de la Joie, qui comptera à terme 250 maisonnettes, construites avant la fin de l’année. L'urgence dans les années 1950 reste de construire pour les plus démunis, et la priorité est mise sur l'accès au logement pour les familles les plus défavorisées. La SA HLM Emmaüs bâtit des cités d'urgence et répond aux besoins immédiats.
Les années 1960 : priorité à la construction Le niveau de vie des français s’élève à mesure que le pays se modernise, mais le manque d’accès au logement des plus précaires reste criant. Le Mouvement Emmaüs prend de l’essor, et la SA HLM Emmaüs continue de répondre aux situations de grande détresse. Au cours des années 1960, elle construira plus de 3 000 logements destinés aux plus démunis. Sur cette période, 400 000 logements sont construits en France chaque année, qui prennent progressivement la forme des grands ensembles de banlieue tels qu’on les connaît aujourd’hui.
Les années 1970 : de la rénovation au confort Au début de cette période, il se construit plus de logements individuels que collectifs, et 70% des logements possèdent une salle de bains, signe d’un niveau de confort qui augmente dans les logements des français. La SA HLM Emmaüs doit répondre à la demande générale d’un confort croissant dans ses propres logements : les cités d’urgence ont mal vieilli, il faut les rénover, et en parallèle construire des logements neufs de meilleure qualité, et plus modernes.
La cité composée d’urgence d’igloos à Noisy-le-Grand, par exemple, qui avait contribué à éviter la rue à des centaines de personnes lors de sa construction, est devenue un bidonville géant qui abrite plus de 1 000 personnes. Pour pouvoir détruire et reconstruire de manière qualitative, la SA HLM Emmaüs trouve de nouvelles solutions de logement pour tous, dans d’autres logements HLM, des hôtels meublés, ou encore à la campagne, selon le souhait des familles. Après 5 ans de travaux, 900 logements neufs ont remplacé le bidonville.
Des opérations similaires sont menées à Conflans, à Pontoise, et au Plessis-Trévise, permettant le renouvellement d’une partie du patrimoine. Parallèlement, la société HLM crée une Association pour l'animation et la réinsertion (APAR).
Les années 1980 – 1990 : répondre aux nouvelles formes de pauvreté Dans les années 1980, la fracture sociale s'aggrave en France avec le retour de la crise économique. Le chômage de longue durée s’installe, on crée le RMI (Revenu Minimum d’Insertion) et on parle de « nouveaux pauvres ». La SA HLM Emmaüs ralentit paradoxalement son rythme de production, construisant 1 200 logements en 10 ans, soit 3 fois moins que les décennies précédentes. Cependant, la majeure partie de la production est composé de petits immeubles et de pavillons, pour favoriser une vie sociale plus humaine dans les quartiers.
En 1990, la loi Besson affirme le logement comme un droit et devoir de solidarité pour l’ensemble de la nation. Emmaüs HLM continue de prendre en charge les questions sociales les plus difficiles, et innove sur différents plans, que ce soit en organisant des vacances pour ses locataires, ou en créant une APL avant l’heure. Elle développe également le logement d’insertion dans les villes avec la filiale FREHA, en réhabilitant des hôtels meublés insalubres qui hébergent des travailleurs immigrés. Emmaüs HLM acquiert à cette époque une centaine de pavillons en secteur diffus pour y loger des familles nombreuses en grande difficulté.
En 1999, Emmaüs HLM formalise un plan de rénovation systématique de son parc immobilier.
Des années 2000 à aujourd’hui : à la croisée de la rénovation et de l’innovation sociale Au début du vingtième siècle, de nouvelles formes de précarité deviennent visibles, avec 3 millions de personnes mal logées ou sans logement, et un déficit de logements sociaux croissant, notamment en Ile-de-France.
En 2003, la SA HLM Emmaüs devient Emmaüs Habitat, et se dote de sa devise « Mieux accueillir, bien intégrer », qui rappelle son engagement social.
Avant même la création de l’ANRU, Emmaüs Habitat développe dans les années 2000 une politique très active et qualitative de rénovation urbaine, avec d’ambitieux projets menés notamment à Saint-Ouen-l’Aumône (95), Bobigny (93) ou encore Étampes (91). Emmaüs Habitat consolide également durant cette période sa politique d’innovation sociale : ces vastes opérations de rénovation sont l’occasion d’initier un travail de fond sur le lien social, de répondre aux problématiques des quartiers, et de mettre en place une politique sociale au plus près des habitants : jardins partagés, activités culturelles, crèches, logements inclusifs pour les seniors… L’action sociale est mise en place selon un ancrage territorial fort, combinée à la volonté de maintenir une présence effective dans les résidences avec les équipes de proximité.
Dans les années 2010, Emmaüs Habitat poursuit son développement par des opérations immobilières remarquables dans un souci de développement patrimonial responsable, et fait face aux nouveaux enjeux sociaux avec une approche innovante de l’accompagnement social. Dès cette époque, Emmaüs Habitat crée des logements spécifiques en lien avec des associations qui réalisent un accompagnement social de qualité, tel que le centre d’hébergement d’urgence pour les familles roms à Ivry-sur-Sein. Emmaüs Habitat se spécialise également dans la réhabilitation des logements des compagnes et compagnons des communautés d’Emmaüs, dans le respect de leurs besoins spécifiques.
En 2020, la crise liée au COVID révèle les difficultés des plus précaires, et le nouveau visage des problématiques sociales, avec notamment le vieillissement de la population, la fracture numérique et l'augmentation du nombre de familles monoparentales, qui sont autant de nouveaux enjeux. Les actions sociales sur les territoires et la mise en place de projets innovants comme la résidence solidaire de Rueil-Malmaison sont autant de réponses à ces nouvelles problématiques.
L'organisation
Emmaüs Habitat compte, en , près de 250 salariés dont 121 personnels de proximité.
Son siège social se situe à Clichy, dans les Hauts-de-Seine. Elle est organisée, pour la gestion de son patrimoine, en 2 directions territoriales : Nord-Ouest à Saint-Ouen-l’Aumône (Val-d'Oise) et Sud-Est à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Emmaüs Habitat articule son intervention suivant trois axes stratégiques : améliorer la qualité du service rendu à ses locataires, poursuivre la rénovation urbaine et le développement de son patrimoine dans une région francilienne où le besoin du logement est encore trop préoccupant et développer des projets d’innovation sociale.
Patrimoine
En 2020, Emmaüs Habitat compte de 14 427 logements gérés et 34 foyers et résidences sociales. 129 logements neufs ont été livrés et 43 logements mis en chantier au cours de l’année.
Liens externes
Notes et références
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