Emma Boos-Jegher

Emma Boos-Jegher
Biographie
Naissance
Décès
(à 75 ans)
Zurich
Nationalité
Activité

Emma Boos-Jegher, née le à Trieste et morte le à Zurich est une militante suisse des droits des femmes.

Biographie

Emma Jegher naît à Trieste. Ses parents sont Gaudenz Jegher, employé de commerce, et son épouse Adelheid, née Geisslinger. Elle grandit à Trieste et devient professeure de langues étrangères. Emma Jegher enseigne ensuite dans une école de jeunes filles à Zurich. En 1885, elle épouse Eduard Boos (1855–1928), avec qui elle dirige à partir de 1886 l'école des arts et métiers féminins du Neumünster à Riesbach. Le couple a quatre enfants, nés entre 1887 et 1892[1].

En 1885, Emma Boos-Jegher participe à la création de l'Union des femmes suisses (Schweizer Frauen-Verband (de)) et est élue vice-présidente. Deux ans plus tard, elle compte parmi les fondatrices de l'Alliance des femmes zurichoises pour le relèvement de la moralité. En 1888, en raison de conflits au sein du comité de l'Union des femmes suisses, elle démissionne et fonde la Société d'utilité publique des femmes suisses avec Emma Coradi-Stahl et Rosina Gschwind-Hofer[1].

La Société d'utilité publique ne permet pas à Emma Boos-Jegher d'améliorer la formation professionnelle des femmes comme elle le souhaiterait. Pour cette raison, elle adhère à l'Association pour la réforme de l'instruction des femmes en 1893 et en devient la présidente. En 1896, son association fusionne avec l'Association pour la protection des droits de la femme de l'avocate Émilie Kempin-Spyri. L'organisation issue de cette fusion porte le nom d'Union pour les revendications féministes de Zurich. Avec l'Union, qu'elle préside de 1896 à 1903 puis de 1912 à 1914, Emma Boos-Jegher se bat pour l'amélioration des conditions de travail des femmes et l'égalité entre les sexes sur les plans politique et juridique[1].

En parallèle de son travail avec l'Union, Emma Boos-Jegher participe à la préparation du premier congrès pour les intérêts féminins à Genève en 1896. Puis, en 1899, elle fonde avec Helene von Mülinen et Camille Vidart l'Alliance de sociétés féminines suisses (ASF). Elle occupe le poste de vice-présidente de l'ASF de 1912 à 1916 et la représente à plusieurs reprises à des sessions de l'Alliance internationale des femmes. En 1923, elle reçoit le titre de membre d'honneur de l'ASF[1].

Elle se retire progressivement des organes dirigeants des mouvements féministes dès 1914, puis quitte définitivement la vie publique en 1928 à la suite de la mort de son mari[1].

Bibliographie

  • (de) Beatrix Mesmer, Ausgeklammert – Eingeklammert. Frauen und Frauenorganisationen in der Schweiz des 19. Jahrhunderts, Bâle, Helbing & Lichtenhahn, 1988 (ISBN 3719010252)
  • (de) « Frau E. Boos-Jegher», Schweizer Frauenblatt, , [lire en ligne (page consultée le 17 novembre 2025)]

Références

  1. Regula Ludi (trad. Emilien Grivel), « Emma Boos-Jegher » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du

Liens externes

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