Emmanuel Bourcier

Emmanuel Bourcier
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Emmanuel Hubert Eloi Bourcier
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Fratrie
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Distinctions

Emmanuel, Hubert, Eloi Bourcier, né le à Paris et mort le dans la même ville est un romancier et journaliste français.

Biographie

Le père d'Emmanuel Bourcier, Sylvain Bourcier, est architecte. Son frère cadet, Charles Bourcier (1882-1914) est également écrivain.

Engagé volontaire pour 5 ans en 1898 ; il participe aux campagnes de Cochinchine, Chine, Algérie. En 1900 il prend part à l'expédition de Chine contre les Boxers. De retour dans l'activité civile il devient rédacteur dans divers journaux et commence la publication de romans et récits s'appuyant sur son expérience militaire.

Rappelé aux armées le au 23e régiment d'infanterie territoriale. Il est successivement caporal ()puis sergent (). Il passe 37 mois dans les tranchées. Il est de 1917 à 1918 informateur à la 87e division. Il est libéré le .

Durant la guerre il crée, avec Roland Dorgelès, le Cri de Guerre [lire en ligne sur Gallica], journal manuscrit et polycopié distribué dans les tranchées. Le journal est relancé en 1931. Il s'adresse aux anciens combattants. Emmanuel Bourcier est le rédacteur en chef.

Après la guerre il exerce diverses responsabilités dans des associations et sociétés : Association des écrivains combattants, dont il devient vice-président, Société des Médaillés militaires, Association des Journaux du front.

En 1931 il est à l'initiative de la création de la forêt des écrivains combattants[1]. Il s'agit d'une forêt domaniale de 135 hectares située dans le département de l'Hérault[2].

Par ailleurs il est fondateur de la Fédération des artistes et sociétaire de la Société des gens de lettres.

Il est rédacteur dans différents journaux : l'Œuvre, Paris-Midi, Paris-Soir, l'Intransigeant.

En 1939 le journal l'Intransigeant le choisit comme correspondant de guerre[3].

Distinctions

Nommé Chevalier de la Légion d'honneur par décret du , promu au grade d'Officier par décret du [4]

  • Prix de l'Académie française[5] :
  • Prix Monthyon, 1916, pour Les gens de la mer
  • Prix Jouy, 1923, pour Paul, mon frère

Publications

  • La rouille, Pari, 1910, Edouard Cornely
  • Les gens de mer[6], Paris, 1916, Flammarion,
  • La Beleba,[8] Amiens, 1925, Edgar Malfère, 206 p.
  • La cage aux femmes, Paris, 1928, Collection Les chefs-d'œuvre français
  • Cent femmes nues, illustrations G. Pavil, Paris, 1929, Nouvelle Société d'Edition, 157 p.
  • La Guerre du Tonkin[9], Paris, 1931, éditions de France, 263 p.
  • Le Bois d'Ebène[10], Paris, 1934, Ed. Le Masque
  • Les conquérants de notre empire, Paris, 1941, éditions Baudinière, 128 p. lire en ligne sur Gallica
  • La mort a passé dans la maison, Paris, 1945, Les Ordres de Chevalerie, 446 p. lire en ligne sur Gallica

Notes et références

  1. François Lemaire, « la forêt des écrivains combattants », sur lesecrivainscombattants.fr,
  2. « La forêt des écrivains combattants », sur herault.tourisme.com
  3. « Emmanuel Bourcier, correspondant de guerre de l'Intransigeant », L'Intransigeant,‎ , p. 3
  4. « Cote :19800035/59/7162 », base Léonore, ministère français de la Culture
  5. « Emmanuel BOURCIER », sur academie-française.fr (consulté le )
  6. Roland de Marès, « Les livres », Les Annales politiques et littéraires, 1 févr. 1920,‎ , p. 6 (lire en ligne Accès payant)
  7. J. Valmy-Baysse, « Voir, ou de la beauté pour le Peuple », Floréal,‎ , p. 278 (lire en ligne)
  8. André Billy, « Les livres de la semaine. La Beleba par Emmanuel Bourcier », L'oeuvre littéraire,‎ , p. 4
  9. Paul Lombard, « La guerre du Tonkin », L'Homme libre,‎ , p. 2
  10. « Le Bois d'Ebène », Le droit des femmes,‎ , p. 226 (lire en ligne)

Liens externes

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