Emmanuel Gallian

Emmanuel Gallian
Biographie
Naissance
Décès
(à 47 ans)
Saint-Mihiel
Nom de naissance
Emmanuel Fulcran Auguste Gallian
Pseudonyme
Noël Gaulois
Nationalité
Activité
Autres informations
A travaillé pour
La Libre Parole, L'Anti-Youtre, Le Jaune, La Voix française
Membre de
Distinction

Emmanuel Gallian, connu sous le pseudonyme de Noël Gaulois, né le à Paris et mort le à Saint-Mihiel[1], est un journaliste, écrivain et homme politique français.

Journaliste antisémite, il travaille avec Léon Hayard avant de devenir un proche collaborateur de Pierre Biétry, organisateur du syndicalisme Jaune.

Il ne doit pas être confondu avec Henri Gallian, vice-président de la Ligue des patriotes et directeur du journal Le Clairon.

Biographie

Fils d'un père commissaire travaillant dans la ville de Lille, Emmanuel Gallian naît à Paris en 1867. Après avoir reçu une éducation primaire, il entame des études médecines avant de les abandonner pour se lancer dans le journalisme antisémite.

S'illustrant d'abord avec un placard apposé dans les rues de Lille intitulé Le mariage de Louise Michel et du Général Boulanger, celui-ci s'avèrera être un canular qui rencontrera un grand succès[2]. Par la suite, Gallian est approché, à l'âge de 25 ans, par Léon Hayard qui lui propose d'administrer et de rédiger les articles de son nouveau journal hebdomadaire : L'Anti-Youtre : organe de protestation sociale qu'il lance en et qui disparaît après 5 numéros en avril. Journal antisémite imprimé à Lille puis diffusé à Paris, il permet à Gallian de devenir une figure de « l'antisémitisme le plus ordurier »[2]. Ancien communard, Hayard prône avec Gallian une alliance entre Édouard Drumont et Jules Guesde afin de réaliser une « révolution antisémitique avec le peuple et par le peuple »[3].

Durant l'Affaire Dreyfus, Gallian tente de ressusciter L'Anti-Youtre grâce à un numéro consacré spécialement à l'Affaire, sans succès[4]. Entre temps, il est entré à la rédaction de la La Libre Parole en 1892[5] et à la Ligue antisémitique de France lors de sa fondation en 1897 par l'intermédiaire de Jean Drault, collaborateur de Drumont[6].

La Voix française, journal de Pierre Biétry, numéro du 12 avril 1912.

Il devient par la suite un membre du mouvement Jaune dirigé par Pierre Biétry dont il devient un proche collaborateur. Il rédige des articles dans Le Jaune puis dans le journal La Voix française dont il est nommé rédacteur en chef après le départ de Biétry pour l'Indochine et son abandon de la vie politique.

Notes et références

  1. Thierry SORIN, « Emmanuel Fulcran Auguste GALLIAN », sur Geneanet
  2. Jean-Yves Mollier, Le camelot et la rue : Politique et démocratie au tournant des XIXe et XXe siècles, Fayard, (lire en ligne)
  3. Grégoire Kauffmann, Edouard Drumont, Perrin, , p. 227
  4. Roger Martin, Il est des morts qu'il faut qu'on tue, Cherche Midi, (lire en ligne)
  5. Philippe Boutry et André Encrev, La religion dans la ville, Bière, (lire en ligne), p. 232
  6. Jean Drault, Drumont: la France juive et la Libre parole, Société française d'éditions littéraires et techniques, (lire en ligne), p. 75

Bibliographie

  • Grégoire Kauffmann, Edouard Drumont, Perrin, 2008, p. 227
  • Jean-Yves Mollier, Le camelot et la rue : Politique et démocratie au tournant des XIXe et XXe siècles, Fayard, 2004
  • (en) Robert Francis Byrnes, Antisemitism in Modern France: The prologue to the Dreyfus affair, Volume 1, Rutgers University Press, 1950, p. 254/326-327
  • Roger Martin, Il est des morts qu'il faut qu'on tue, Cherche Midi, 2016
  • Jean Drault, Drumont, la France juive et la Libre parole, Société française d'éditions littéraires et techniques, 1935, p. 75
  • Philippe Boutry, André Encrevé, La religion dans la ville, Bière, 2003, p. 232

Liens externes

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