Emmanuel Pernoud

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Emmanuel Pernoud (né en 1958) est un historien de l’art français, écrivain et professeur émérite des universités. Il est membre correspondant de l’Académie des beaux-arts dans la section IV, Gravure et dessin depuis le 10 mai 2023.
Biographie
Après un premier mémoire de recherche sur la peinture de Frida Kahlo[1], il soutient une thèse sur Olivier Debré : les estampes et les livres illustrés (1945-1990) en 1991 sous la direction de Fanette Roche-Pézard à l’Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne[2].
De 1994 à 1998, il est responsable des collections d’estampes contemporaines à la Bibliothèque nationale de France et assure le commissariat de nombreuses expositions. En 1998, il est élu maître de conférences en histoire de l’art à l’Université de Picardie - Jules Verne. Son habilitation à diriger des recherches, soutenue en 2002, a porté sur le dessin d’enfant. En 2008, il devient professeur des universités à l’Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne. Il est désormais professeur émérite[3].
Ses travaux portent sur les arts graphiques, l’histoire des images imprimées (estampes tout particulièrement), sur l’art des XIXe et XXe siècles « en s’intéressant notamment à certains sujets ou certaines œuvres d’artistes ayant favorisé toutes formes de relations entre la peinture et l’image imprimée et entre l’art des musées et les illustrations de presse » et à l’enfance dans les arts[4],[5]. Il a notamment publié des ouvrages sur Olivier Debré, Camille Corot, Auguste Rodin, Henri Beraldi et Edward Hopper.
Outre de nombreux livres et articles de recherche, il a également écrit plusieurs ouvrages de fiction.
Publications
- Olivier Debré. Les estampes et les livres illustrés, Paris, Publications de la Sorbonne, 1993, 207 p.
- L’estampe des fauves, Paris, Hermann, 1994, 127 p.
- Barry Flanagan, Paris, BnF, 1996, 64 p.
- Gérard Traquandi, œuvres sur papier, BnF, Paris, 1997, 23 p.
- Pascin, gravé la nuit, Paris, BnF, 1997, 21 p.
- L’appartement de Caillebotte, Cléguer, Éditions du Scorff, 1998, 69 p.
- Pierre Courtin, la gravure tactile, Paris, BnF, 1998, 48 p.
- Regard noir. Gravures-graphzines, Paris, BnF, 1998, 32 p.
- Portrait(s) de Pierre Tal Coat, BnF, 1999, 95 p.
- Le bordel en peinture. L’art contre le goût, Paris, Adam Biro, 2001, 143 p.
- L’invention du dessin d’enfant en France, à l’aube des avant-gardes, Paris, Hazan, 2003, 237 p.[6]
- Miguel Egaña, Paris, Éditions du Panama, 2006, 80 p.
- L’enfant obscur. Peinture, éducation, naturalisme, Paris, Hazan, 2007, 287 p.[7]
- Corot. Peindre comme un ogre, Paris, France, Hermann, 2008, 134 p.
- Avec Sébastien Allard et Nadeije Laneyrie-Dagen, L’enfant dans la peinture, Paris, Citadelles & Mazenod, 2011, 432 p.
- Hopper. Peindre l’attente, Paris, Citadelles & Mazenod, 2012, 399 p.[8],[9]
- Paradis ordinaires. L’artiste au jardin public, Dijon, Les Presses du réel, 2013, 269 p.[10]
- Chambres closes. Art et claustration à l’âge du roman policier, Vanves, Hazan, 2016, 187 p.
- Le red boy, Paris, Arléa, 2016, 192 p.
- Le serviteur inspiré. Portrait de l’artiste en travailleur de l’ombre, Dijon, Les Presses du réel, 2020, 157 p.[11]
- Le savoir fou. Se perdre avec Henri Beraldi, Paris, Hermann, 2022, 114 p.[12]
- Beauté défensive. Aux Invalides : spectre de l’émeute et physionomie d’un quartier, Paris, B2 éditions, 2023, 138 p.[13]
- La traversée des cercles. À propos d’une gravure de Rodin, Paris, INHA, 2024, 46 p.
- Chromo de Bazar. Le tableau du pauvre, Vanves, Hazan, 2025, 188 p.[14]
- Les collectionneurs de nombres. Chercher l’image rare dans la France fin de siècle, Paris, Éditions de la Sorbonne, 2025, 94 p.
- Corot, journal ferroviaire, Strasbourg, L’Atelier contemporain, 2025, 134 p.[15]
Notes et références
- ↑ « PERNOUD Emmanuel », sur Archives de la critique d'Art (consulté le )
- ↑ « Olivier Debré : les estampes et les livres illustrés (1945-1990) / Emmanuel Pernoud ; sous la direction de Fanette Roche »
- ↑ « Emmanuel Pernoud | Academie des beaux-arts », sur www.academiedesbeauxarts.fr, (consulté le )
- ↑ « Emmanuel Pernoud | Academie des beaux-arts », sur www.academiedesbeauxarts.fr, (consulté le )
- ↑ « Emmanuel Pernoud | Hazan », sur www.editions-hazan.fr (consulté le )
- ↑ « PERNOUD (Emmanuel). – L'invention du dessin d'enfant en France, à l'aube des avant-gardes:Paris : Hazan, 2003. – 240 p. », Histoire de l’éducation, vol. 101, no 1, , p. 24–24 (ISSN 0221-6280, DOI 10.4000/histoire-education.800, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Philippe Marchand, « PERNOUD (Emmanuel), L'enfant obscur : peinture, éducation, naturalisme:Paris : Hazan, 2007. 287 p. », Histoire de l’éducation, vol. 120, no 4, , p. 161–163 (ISSN 0221-6280, DOI 10.4000/histoire-education.1921, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « « Hopper. Peindre l'attente » d'Emmanuel Pernoud », Les Echos, (lire en ligne)
- ↑ Philippe Dagen, « Hopper connexions. "Hopper. Peindre l'attente", d'Emmanuel Pernoud », Le Monde, (lire en ligne)
- ↑ Jean Lorcin, « Emmanuel Pernoud, Paradis ordinaires. L’artiste au jardin public, Les presses du réel – Dedalus, 2013, 272 p. », Histoire urbaine, vol. 42, no 1, , p. 186–187 (ISSN 1628-0482, DOI 10.3917/rhu.042.0186, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Benjamin Caraco, « Le serviteur inspiré. Portrait de l’artiste en travailleur de l’ombre d'Emmanuel Pernoud », Esprit, (lire en ligne)
- ↑ « Henri Beraldi ou l’art des notes de bas de page - Nonfiction.fr le portail des livres et des idées », sur www.nonfiction.fr (consulté le )
- ↑ « De la fonction défensive de l’esthétique - Nonfiction.fr le portail des livres et des idées », sur www.nonfiction.fr (consulté le )
- ↑ La-Croix.com, « « Chromo de bazar. Le tableau du pauvre » d’Emmanuel Pernoud : avoir un Cézanne à la maison », sur La Croix, (consulté le )
- ↑ « Corot ou la beauté de l’ordinaire - Nonfiction.fr le portail des livres et des idées », sur www.nonfiction.fr (consulté le )
Liens externes
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