Emmanuel Taché

Emmanuel Taché
Illustration.
Emmanuel Taché en 2026.
Fonctions
Député français
En fonction depuis le
(3 ans, 10 mois et 29 jours)
Élection
Réélection
Circonscription 16e des Bouches-du-Rhône
Législature XVIe et XVIIe (Cinquième République)
Groupe politique RN
Prédécesseur Monica Michel
Conseiller municipal de Palaiseau

(5 ans et 9 mois)
Élection 18 juin 1995
Maire Jacques Allain
Biographie
Nom de naissance Emmanuel Jean Gérard Taché[1]
Date de naissance [2]
Lieu de naissance Montreuil (France)
Nationalité Française
Parti politique RPR (-)[2]
UMP (-)
FN/RN (depuis )[1]
Conjoint Sébastien Chenu
Profession Agent contractuel de la fonction publique territoriale[3]
Distinctions Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres

Emmanuel Taché, né le à Montreuil (Seine-Saint-Denis), est un homme politique français.

Membre du Rassemblement national depuis , il est élu député dans la 16e circonscription des Bouches-du-Rhône lors des élections législatives de . Il siège au sein du groupe RN et est membre de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale.

Il a été conseiller municipal de Palaiseau de à .

Biographie

Vie privée

Emmanuel Taché est né le à Montreuil[2].

Il est pacsé avec Sébastien Chenu[4], député du Nord et porte-parole du Rassemblement national, devenu par ailleurs vice-président de l'Assemblée nationale à la suite des élections législatives de . Aux côtés de ce dernier, Emmanuel Taché est également l'un des fondateurs de l'association de défense des droits LGBT GayLib[5]. Selon Sébastien Chenu en , ils forment un couple depuis longtemps ; ils se sont rencontrés il y a 31 ans, à 18 et 20 ans[6].

Il est chroniqueur sur le site web « Particule Deluxe », qu'il a créé, et assure quelques pages « consommation » dans le magazine Télé Star[1].

Parcours politique

Adhérent du Rassemblement pour la République (RPR) dès l'âge de 20 ans[2], puis de l'Union pour un mouvement populaire (UMP), il est assistant parlementaire de la députée UMP du Calvados, Brigitte Le Brethon[2]. Il est conseiller municipal de Palaiseau de à [2].

Il participe aux deux campagnes présidentielles de Nicolas Sarkozy[7].

En , il rejoint le Front national[2], devenu Rassemblement national en .

Il est de à collaborateur du groupe des eurodéputés RN au Parlement européen, en tant que chargé de la communication. En et , il est agent contractuel au conseil régional des Hauts-de-France[8].

Le , au second tour des élections législatives, il est élu député dans la seizième circonscription des Bouches-du-Rhône avec 54,94 % des voix, face au candidat de la coalition de gauche Nouvelle Union populaire écologique et sociale (NUPES), Christophe Caillault, issu du Parti socialiste[1],[9].

Il est réélu député lors des élections législatives de [réf. nécessaire].

Prises de position

À l'occasion d'un épisode de l'émission Circo diffusé sur La Chaîne parlementaire le , intitulé Emmanuel Taché de La Pagerie, un député dans l'arène et consacré à la tauromachie et au débat autour de l'interdiction des corridas en France[10], le député explique sa position en faveur du maintien d'une pratique qu'il qualifie de « réalité économique, sociale, culturelle et rurale ».

Condamnation par les prud’hommes pour travail dissimulé

En 2026, il doit verser 135 000  à un ancien assistant parlementaire[11] qui contestait son licenciement, dénonçait ses conditions de travail et exigeait une compensation pour des heures de travail non payées[12].

Condamnation civile pour usurpation de nom et de particule

En , il fait l'objet d'une plainte des trois derniers membres de la famille de Tascher de La Pagerie, qui lui reprochent de se faire appeler « Emmanuel Taché de La Pagerie » sans droit ni titre, par homophonie à son nom « Taché », et d'utiliser la particule, ce qui porte préjudice aux vrais descendants de cette famille noble, par le risque d'amalgame ainsi induit[1],[13]. Le tribunal judiciaire de Lille lui enjoint en de ne plus utiliser le nom « Taché de la Pagerie » à partir du , sous peine de 200  d'astreinte à chaque infraction, et le condamne à verser 5 000  de dommages-intérêts aux plaignantes, avec exécution provisoire, et à publier la condamnation sur son compte Facebook[4],[14],[15].

Polémiques

Référent égalité Homme Femme du groupe Rassemblement national[16], il est candidat à la présidence puis à la vice-présidence de la Délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes[17], mais s'énerve d'avoir raté le poste et lance l'invective « Bonne partouze ! »[18]. En réaction, plusieurs députées dont Marie-Charlotte Garin, ainsi que la présidente élue Véronique Riotton annoncent saisir le Bureau de l'Assemblée en vue d'une sanction[16]. Sandra Regol « indique qu'il y a sous-texte dont on ne sait pas s'il est lesbophobe ou misogyne ou les deux »[18].

Distinctions

Références

  1. Gilles Rof, « À Arles, le nouveau député RN accusé d'usurper sa particule », Le Monde, .
  2. Sidonie Canetto, « Législatives  : Emmanuel Taché de la Pagerie à Arles, de la haute couture à l'Assemblée », sur franceinfo.fr, France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur, .
  3. Quentin Perez de Tudela, « Législatives : 16 candidats Rassemblement national dans les Bouches-du-Rhône », ici Provence, .
  4. Gilles Rof, « Le député RN Emmanuel Taché condamné à retirer « de la Pagerie » de son patronyme », Le Monde, (consulté le ).
  5. « Sébastien Chenu : compagnon, âge, parents… Que sait-on sur le député RN ? », Gala, .
  6. « Sébastien Chenu en couple : son compagnon n'est pas un inconnu ! », Gala, .
  7. Iris Derœux, Théo Guimier, Romain Geoffroy, Léa Sanchez et Marie Maison, « Explorez le profil des 89 députés du Rassemblement national : métiers, mandats précédents et trajectoires idéologiques », Le Monde, .
  8. Laurent Fargues, « À 75 ans, la mère de Sébastien Chenu est assistante parlementaire d'un député RN », Challenges, .
  9. « Législatives  : Emmanuel Tache de la Pagerie (RN) élu dans la 16e circonscription des Bouches-du-Rhône », La Provence, (consulté le ).
  10. « Circo - Emmanuel Taché de la Pagerie, un député dans l'arène » Accès libre, La Chaîne parlementaire, (consulté le ).
  11. « Le député RN Emmanuel Taché condamné à verser près de 135 000 euros à son ex-salarié », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  12. Marine Turchi, « Un ex-assistant parlementaire RN saisit la justice pour dénoncer ses conditions de travail », sur Mediapart, (consulté le )
  13. Benoît Gilles, « Le nouveau député RN d'Arles accusé d'usurper sa particule », sur Marsactu, (consulté le ).
  14. A. V., Agence France-Presse, « Le député RN Emmanuel Taché condamné et sommé par la justice d'abandonner le nom « de la Pagerie » », BFM TV, .
  15. Agence France-Presse, « Il adopte une particule pour « se démarquer », mais la justice oblige le député RN Emmanuel Taché à changer son nom », 20 Minutes,  : « Le député Emmanuel Taché, qui se faisait appeler Taché de la Pagerie, a été condamné par la justice à revenir à son « vrai » nom. »
  16. Mathieu B., « "Bonne partouze", le dérapage d'un député du Rassemblement national à l'Assemblée, suivez notre direct », sur Yahoo! Actualités, (consulté le ).
  17. « Compte rendu no 1 de la séance du portant nomination du bureau de la délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes » [PDF], Assemblée nationale, (consulté le ).
  18. Lucie Alexandre et Nicolas Massol, « «Bonne partouze !» : quand le RN s'énerve d'avoir raté un poste dans la délégation aux droits des femmes », Chez Pol, Libération, (consulté le ).
  19. « Nomination ou promotion dans l'ordre des Arts et des Lettres  », Ministère de la Culture, (consulté le ).

Liens externes

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