Encéphalopathie hypertensive

Encéphalopathie hypertensive

Causes Insuffisance rénale, arrêt brutal d’un traitement contre la pression artérielle, phéochromocytome, consommation d’aliment contenant de la tyramine sous traitement aux inhibiteurs de la monoamine oxydase, éclampsie[1]
Début habituel Soudain[2]
Complications Crises d’épilepsie, saignement au fond de l’œil[2]
Traitement
Diagnostic Pression artérielle supérieure à 200/130 mmHg et dysfonctionnement cérébral général[2]
Différentiel Encephalopathie urémique, AVC (ischémique ou saignement), hydrocéphalie, empoisonnement à la cocaïne[2][1]
Médicament Labétalol, nitroprussiate de sodium[1]
Spécialité Cardiologie
Épidémiologie
Fréquence Peu courant[1]
Classification et ressources externes
MeSH D020343

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L’encéphalopathie hypertensive (EH) est un dysfonctionnement cérébral général dû à une pression artérielle significativement élevée[3]. Les symptômes peuvent inclure des maux de tête, des vomissements, des troubles de l’équilibre et de la confusion[2]. L’apparition est généralement soudaine[2]. Les complications peuvent inclure des crises d’épilepsie, un syndrome d’encéphalopathie postérieure réversible (PRES syndrome) et des saignements au fond de l’œil[2],[3].

Dans l’encéphalopathie hypertensive, la pression artérielle (PA) est généralement supérieure à 200/130 mmHg[2]. Cela peut parfois se produire à une PA aussi basse que 160/100 mmHg[4]. Cela peut se produire en cas d’insuffisance rénale, chez les personnes qui arrêtent rapidement un traitement contre l’hypertension artérielle, en cas de phéochromocytome et chez les personnes sous inhibiteur de monoamine oxydase (IMAO) qui consomment des aliments contenant de la tyramine[1]. Lorsqu’elle survient pendant la grossesse, on parle d’éclampsie[1]. Le diagnostic nécessite d’éliminer d’autres causes possibles[2].

Cette affection est généralement traitée par des médicaments permettant de faire baisser relativement rapidement la pression artérielle[1],[3]. Cela peut être fait avec du labétalol ou du nitroprussiate de sodium, administrés par injection intraveineuse[1]. Chez les femmes enceintes, le sulfate de magnésium peut être utilisé[1]. D’autres traitements peuvent inclure des médicaments antiépileptiques[1].

L’encéphalopathie hypertensive est rare[1]. On pense qu’elle survient plus souvent chez les personnes qui n’ont pas facilement accès aux services de santé[1]. Le terme a été utilisé pour la première fois par Oppenheimer et Fishberg en 1928[5],[6]. Elle est classée comme un type d’urgence hypertensive[4].

Références

  1. (en) D. Joanne Lynn, Herbert B. Newton et Alexander Rae-Grant, The 5-minute Neurology Consult, Lippincott Williams & Wilkins, (ISBN 9780683307238, lire en ligne [archive du ]), p. 174.
  2. (en) Lee Goldman et Andrew I. Schafer, Goldman's Cecil Medicine E-Book, Elsevier Health Sciences, (ISBN 1437736084, lire en ligne [archive du ]), p. 2326.
  3. (en) Price et Kasner, « Hypertension and hypertensive encephalopathy », Handbook of clinical neurology, vol. 119,‎ , p. 161–7. (PMID 24365295, DOI 10.1016/B978-0-7020-4086-3.00012-6).
  4. (en) Peter Cameron, George Jelinek, Anne-Maree Kelly, Anthony F. T. Brown et Little, Textbook of Adult Emergency Medicine E-Book, Elsevier Health Sciences, (ISBN 9780702054389, lire en ligne [archive du ]), p. 274.
  5. ↑ (en) Richard J. Johnson, John Feehally et Jurgen Floege, Comprehensive Clinical Nephrology E-Book, Elsevier Health Sciences, (ISBN 9780323242875, lire en ligne [archive du ]), p. 439.
  6. ↑ (en) Oppenheimer, « Hypertensive Encephalopathy », Archives of Internal Medicine, vol. 41, no 2,‎ , p. 264. (PMID 519473, PMCID 1597139, DOI 10.1001/archinte.1928.00130140126010).

Liens externes

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