Enlèvement de Bernard Galle
| Enlèvement de Bernard Galle | |
| Titre | Enlèvement de Bernard Galle |
|---|---|
| Chefs d'accusation | Enlèvement |
| Pays | |
| Ville | Lissieu ou Lyon |
| Date | |
| Nombre de victimes | 1 : Bernard Galle |
| Jugement | |
| Statut | affaire non résolue |
L’enlèvement de Bernard Galle a lieu le entre Lissieu et Lyon. Malgré le versement d'une rançon de 5 millions de francs, ce clerc de notaire n'a jamais été retrouvé.
Le contexte
Bernard Galle, né le à Lyon[1], est clerc de notaire dans l'étude de son beau-père Me Louis Chaine, conseiller général du Rhône[2]. Le frère de ce dernier, Jacques Chaine, PDG du Crédit lyonnais, a été tué dans la rue par un anarchiste autonome, Jean Bilski[3], le [4].
Enlèvement
Bernard Galle quitte son domicile à Lissieu le matin du lundi vers 7 h 45 dans une Austin Mini blanche pour se rendre à son travail. La voiture est retrouvée à sa place habituelle mais Bernard Galle a disparu, nul ne l'a revu depuis[5]. Dès 9 h le même jour, un premier coup de fil anonyme annonce l'enlèvement. Un deuxième appel dans l'après-midi fixe le montant de la rançon.
Rançon
Le lendemain, Me Chaine publie un communiqué où il annonce l'enlèvement de son gendre avec une demande de rançon de 5 millions de francs. Il prie la police et la presse de ne pas se mêler du rapt de son gendre.
Le , un jeune homme de 19 ans tente de récupérer une rançon à la gare de Bourg-en-Bresse, il est arrêté, écope de 3 ans de prison mais il est rapidement évident qu'il est étranger à l'enlèvement.
Le , une preuve de vie semble convaincre la famille Chaine que Bernard Galle est toujours vivant. Une première tentative de versement de rançon tourne court, peut-être en raison d'une présence policière.
Le vendredi , la rançon est versée aux ravisseurs par l'intermédiaire de Me Rousseau, l'associé de Me Chaine. À l'issue d'un jeu de piste à moto, deux hommes portant armes et masque s’emparent de la mallette de billets ainsi que de la moto[5]. Malgré ce versement et de nombreux appels publics aux ravisseurs, Bernard Galle ne réapparaît pas.
Recherches infructueuses
De nombreuses pistes se révèlent des impasses pour les enquêteurs, y compris celle d'un faux enlèvement orchestré par Bernard Galle lui-même. En 1981, deux billets appartenant à la rançon sont retrouvés dans le département de la Loire, mais il se révèle impossible de remonter à la source.
Aucun corps ne sera jamais retrouvé, l'énigme reste entière. Bernard Galle est déclaré décédé par un jugement du tribunal civil de Lyon le [1] et l'enquête est définitivement classée par la justice en 1989[6].
Références
- M. GALLE Bernard, deces-en-france.fr
- ↑ Gilbert Carrère, Mémoires d'un préfet : À la traverse du XXe siècle, p. 148, éd. L'Harmattan, 2012, (ISBN 2296560016)
- ↑ « Jean Bilski raconte la vie de Jean Bilski », Libération, 19 et 20 mai 1976 (lire en ligne)
- ↑ Thierry Wolton, Les Écuries de la Ve, Grasset 1989, (ISBN 2-246-39421-X)
- Archives Larousse
- ↑ « A Lyon L'enquête sur la disparition de Bernard Galle est définitivement classée », sur Le Monde,
Sources
- Sophie Monnier-Majou, L'énigme du rapt de Bernard Galle in 40 Faits divers extraordinaires, tome 1, 2011 Hors-série Édition Le Progrès, (ISBN 978-2918756071)
- Enlèvement de Bernard Galle: articles de presse 1980 - 1982, éd. Bibliothèque municipale, Lyon, 1983
- Jean-Louis Crozier, L'homme du dernier espoir, éd. Tchou, 1982
- Journal de l'année, p. 361, éd. Larousse, 1982
- Catherine Simon-Lénack, Robert Daranc, Guide de Lyon des faits divers: De l'Antiquité à nos jours, éd. Le Cherche Midi, 2005, (ISBN 2749104831)
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