Epsilon Piscium

ε Piscium
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite 01h 02m 56,609s[1]
Déclinaison +07° 53 24,49[1]
Constellation Poissons
Magnitude apparente 4,28[2]

Localisation dans la constellation : Poissons

(Voir situation dans la constellation : Poissons)
Caractéristiques
Type spectral G9 IIIb Fe-2[3]
Indice U-B +0,70[4]
Indice B-V +0,96[4]
Indice R-I +0,52[4]
Astrométrie
Vitesse radiale 7,74 ± 0,16 km/s[5]
Mouvement propre μα = −80,17 mas/a[1]
μδ = +25,59 mas/a[1]
Parallaxe 17,94 ± 0,21 mas[1]
Distance 182 ± 2 al
(55,7 ± 0,7 pc)
Magnitude absolue +0,44[6]
Caractéristiques physiques
Masse 1,58 M[7]
Rayon 11,39 ± 0,19 R[8]
Gravité de surface (log g) 2,57 ± 0,17[9]
Luminosité 63,92 ± 1,33 L[8]
Température 4 841 ± 25 K[9]
Métallicité [Fe/H] = −0,31 ± 0,03[9]
Âge 2,56 × 109 a[7]

Désignations

ε Psc, 71 Psc, HD 6186, HIP 4906, HR 294, BD+07°153, FK5 36, SAO 109627[10]

Epsilon Piscium (ε Piscium / ε Psc) est une étoile géante de la constellation zodiacale des Poissons, distante d'environ ∼ 182 a.l. (∼ 55,8 pc) de la Terre. Elle est visible à l'œil nu avec une magnitude apparente de 4,28[2].

Environnement stellaire

Epsilon Piscium présente une parallaxe de 17,94 ± 0,21 millisecondes d'arc mesurée par le satellite Hipparcos[1], ce qui permet d'en déduire qu'elle est distante de 182 ± 2 a.l. (∼ 55,8 pc) de la Terre. Elle s'éloigne du système solaire à une vitesse radiale de +8 km/s[5].

Elle pourrait être un système binaire à occultations, dont les deux étoiles auraient la même magnitude. Elles ne seraient séparées que de 0,25 seconde d'arc[4].

Propriétés

Epsilon Piscium est une étoile géante jaune de type spectral G9 IIIb Fe-2[3], âgée d'environ 2,6 milliards d'années[7]. Elle est membre du red clump[7], ce qui signifie qu'il s'agit d'une étoile qui génère son énergie par la fusion de l'hélium dans son noyau. Elle est relativement appauvrie en métaux, d'où la notation « Fe-2 » dans le suffixe de son type spectral. Elle présente une abondance en fer qui équivaut à 49 % celle du Soleil[9].

L'étoile est 1,58 fois plus massive que le Soleil[7], mais son rayon s'est étendu jusqu'à devenir 11,4 fois plus grand que le rayon solaire[8]. Elle est environ 64 fois plus lumineuse que le Soleil[8] et sa température de surface est de 4 841 K[9].

Système planétaire ?

Epsilon Piscium présente des variations apparemment régulières de vitesses radiales avec une période d'environ 255 jours. Ces variations sont interprétés par Teng et al. (2022) comme étant probablement dues à une exoplanète en orbite, mais les auteurs ne sont pas en mesure d'exclure totalement une origine stellaire à ce signal[11].

Caractéristiques des planètes du système Epsilon Piscium[11]
Planète Masse Demi-grand axe (ua) Période orbitale (jours) Excentricité Inclinaison Rayon
 b (candidate)  ≥ 0,77+0,16
−0,10
 MJ 
 0,88+0,11
−0,10
 
 255,3+2,1
−1,4
 
 0,278+0,122
−0,186
 

Nom

En astronomie chinoise, l'étoile fait partie de l'astérisme de Waiping (en chinois 外屏, Wài Píng), qui représente une « clôture extérieure ». Outre ε Piscium elle-même, il comprend δ Piscium, ζ Piscium, μ Piscium, ν Piscium, ξ Piscium et α Piscium[12].

Notes et références

  1. (en) F. van Leeuwen, « Validation of the new Hipparcos reduction », Astronomy & Astrophysics, vol. 474, no 2,‎ , p. 653–664 (DOI 10.1051/0004-6361:20078357, Bibcode 2007A&A...474..653V, arXiv 0708.1752)
  2. (en) J. R. Ducati, « Catalogue de données en ligne VizieR : Catalogue of Stellar Photometry in Johnson's 11-color system », CDS/ADC Collection of Electronic Catalogues, 2237, 0,‎ (Bibcode 2002yCat.2237....0D)
  3. (en) Philip C. Keenan et Raymond C. McNeil, « The Perkins catalog of revised MK types for the cooler stars », The Astrophysical Journal Supplement Series, vol. 71,‎ , p. 245 (DOI 10.1086/191373, Bibcode 1989ApJS...71..245K)
  4. (en) D. Hoffleit et W. H. Warren Jr., « Bright Star Catalogue, 5e éd. », Catalogue de données en ligne VizieR : V/50. Publié à l'origine dans : 1964BS....C......0H, vol. 5050,‎ (Bibcode 1995yCat.5050....0H).
  5. (en) Alessandro Massarotti et al., « Rotational and radial velocities for a sample of 761 HIPPARCOS giants and the role of binarity », The Astronomical Journal, vol. 135, no 1,‎ , p. 209–231 (DOI 10.1088/0004-6256/135/1/209, Bibcode 2008AJ....135..209M)
  6. (en) S. Hekker et al., « Precise radial velocities of giant stars. I. Stable stars », Astronomy & Astrophysics, vol. 454, no 3,‎ , p. 943–949 (DOI 10.1051/0004-6361:20064946, Bibcode 2006A&A...454..943H, arXiv astro-ph/0604502)
  7. (en) R. Earle Luck, « Abundances in the Local Region. I. G and K Giants », The Astronomical Journal, vol. 150, no 3,‎ , p. 88 (DOI 10.1088/0004-6256/150/3/88, Bibcode 2015AJ....150...88L, arXiv 1507.01466)
  8. (en) Ellyn K. Baines et al., « Simultaneous Six-way Observations from the Navy Precision Optical Interferometer », The Astronomical Journal, vol. 165, no 2,‎ , article no 41 (DOI 10.3847/1538-3881/aca277, Bibcode 2023AJ....165...41B, arXiv 2506.01720).
  9. (en) C. Soubiran, N. Brouillet et L. Casamiquela, « Assessment of [Fe/H] determinations for FGK stars in spectroscopic surveys », Astronomy & Astrophysics, vol. 663,‎ , article no A4 (DOI 10.1051/0004-6361/202142409, Bibcode 2022A&A...663A...4S, arXiv 2112.07545, lire en ligne).
  10. (en) * eps Psc -- High Proper Motion Star sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  11. (en) Huan-Yu Teng et al., « Regular radial velocity variations in nine G- and K-type giant stars: Eight planets and one planet candidate », Publications of the Astronomical Society of Japan, vol. 74,‎ , p. 92–127 (DOI 10.1093/pasj/psab112, Bibcode 2022PASJ...74...92T, arXiv 2112.07169).
  12. (zh) AEEA (Activities of Exhibition and Education in Astronomy) 天文教育資訊網 2006 年 5 月 19 日

Liens externes

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