Erfurt (F262)

Erfurt (F262)
illustration de Erfurt (F262)
L'Erfurt lors d'une inspection magnétique en novembre 2014

Type Corvette
Classe classe Braunschweig
Fonction militaire
Histoire
A servi dans  Marine allemande
Chantier naval Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Fabrication acier
Quille posée 22 septembre 2005
Lancement 29 mars 2007
Commission 28 février 2013
Statut en service
Équipage
Équipage 65 : 1 commandant, 10 officiers, 16 maîtres-principaux, 38 officiers mariniers
Caractéristiques techniques
Longueur 89,12 m
Maître-bau 13,28 m
Tirant d'eau 3,40 m
Déplacement 1840 t
Propulsion
Puissance 14800 kW
Vitesse 26 nœuds (48 km/h)
Caractéristiques militaires
Armement
Électronique
Rayon d'action 4000 milles marins (7400 km) à 15 nœuds (28 km/h)[3]
Aéronefs hélisurface et hangar pour deux UMS Skeldar V-200
Carrière
Port d'attache Base navale de Warnemünde
Indicatif DRBC
MMSI 211912000

L'Erfurt (F262) est une corvette de la Deutsche Marine (marine allemande) appartenant à la classe Braunschweig. C'est le troisième navire de cette classe. Son prédécesseur, portant le même nom, était un bâtiment de la classe Krake de la marine populaire est-allemande (Volksmarine), en service de 1958 à 1972.

Historique

Essais

La construction de l'Erfurt a débuté le au chantier naval Nordseewerke d'Emden. Elle a été lancée le . Son équipage militaire a pris ses fonctions le à la base navale de Warnemünde, à Rostock. À compter du , cet équipage a rejoint le chantier naval Nordseewerke pour superviser l'achèvement du navire. Après les premiers essais de base réalisés par un équipage civil du chantier naval, l'équipage militaire a pris en charge les essais en mer des systèmes d'armes et des systèmes de commandement et de contrôle.

Après la découverte de dommages dans les transmissions de toutes les unités de la classe Braunschweig, l'Erfurt a interrompu le ses essais en mer, jusque-là couronnés de succès. Les transmissions ont été remplacées au chantier naval Nordseewerke en 2010, et un système de propulseur d'étrave a également été installé à cette occasion.

Suite à la découverte de moisissures et de condensation sur la corvette Magdeburg en , l'Erfurt a de nouveau été remis en chantier[4].

Mise en service

Après plusieurs années de retard, l'Erfurt a été mise en service le à son port d'attache, la base navale de Hohe Düne à Rostock[5].

Déploiements

Du au , l'Erfurt a été déployé en Méditerranée orientale avec la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL), a franchi le canal de Suez et a participé à l’opération Atalante au large de la Corne de l'Afrique, de fin à fin . L'Erfurt a ensuite été redéployé auprès de la FINUL en Méditerranée orientale, où il devait rester jusqu’en . Début , il a été ravitaillé en mer par le navire ravitailleur américain USNS Patuxent (T-AO-201). Quatre relèves d’équipage ont eu lieu au cours de ces deux déploiements[6]. Le , le Braunschweig a relevé l'Erfurt dans le port de Limassol, à Chypre[7]. Après 510 jours de déploiement, l'Erfurt est rentré à son port d'attache de Warnemünde le . Durant cette période, il a parcouru environ 74 000 milles marins[8].

Le matin du , l'Erfurt, avec l'équipage Alpha sous le commandement du Fregattenkapitän Ronny Bergner, a quitté Warnemünde pour rejoindre le Standing NATO Maritime Group 1 (SNMG 1). La corvette devait rester au sein du groupe jusqu'en , puis participer à l'exercice américain BALTOPS 2018. Cependant, après s'être échouée lors d'une manœuvre en mer Baltique, elle a dû quitter prématurément le groupe de l'OTAN et rentrer à son port d'attache début juin[9]. Une visite prévue à la Semaine de Kiel a également dû être annulée[10],[11].

Le matin du , l'Erfurt quitta la base navale de Heppenser Groden pour rejoindre le SNMG 1. Le navire devait renforcer le groupe face à l'escalade de la crise ukrainienne[12]. Initialement, la corvette, avec l'équipage Delta sous le commandement du Fregattenkapitän Axel Burmeister, avait quitté le son port d'attache de Warnemünde pour participer à la mission de la FINUL en Méditerranée orientale[13].

Incidents

Après s'être échouée en , un autre accident eut lieu dans le port de Kiel en . Une collision avec le Tirpitzmole endommagea le bulbe d'étrave de la corvette, qui dut retourner à Warnemünde pour une évaluation des dégâts. Sa participation prévue à un exercice en mer Baltique dut être annulée[14].

Notes et références

  1. (de) German Navy, « Korvette "Braunschweig"-Klasse (K 130) » (consulté le ).
  2. « K130 Braunschweig Class Corvette - German Navy » [archive du ], sur Navy recognition (consulté le ).
  3. « Corvette Braunschweig Handed Over » [archive du ], sur ThyssenKrupp AG, (consulté le ).
  4. « Milliardenprojekt Korvette 130: Pannenserie reißt nicht ab – Marineinspekteur fordert schärfere Kontrolle », sur Norddeutscher Rundfunk, (consulté le ).
  5. « In der Flotte angekommen – Korvette „Erfurt“ in Dienst gestellt », sur Bundeswehr – Presse- und Informationszentrum Marine, (consulté le ).
  6. Daniel Timme, « UNIFIL – Atalanta – UNIFIL – Korvette „Erfurt“ im Marathoneinsatz », sur Bundeswehr, (consulté le ).
  7. « „Erfurt“ beendete Einsatz – „Braunschweig“ hat übernommen », sur www.einsatz.bundeswehr.de (consulté le ).
  8. « 4 Besatzungen 1 Einheit », sur www.marine.de (consulté le ).
  9. (de) Frank Behling, « Marine muss Korvette aus Nato-Verband abziehen », sur Kieler Nachrichten, (consulté le ).
  10. « Korvette „Erfurt“ läuft zur Standing NATO Maritime Group 1 aus », (consulté le ).
  11. (de) Frank Behling, « Kein Dock: Deutsche Marine muss Korvette "Erfurt" aus Nato-Verband abziehen », sur kn-online.de, (consulté le ).
  12. (de) « Flotte verstärkt Aktivitäten an der NATO-Nordflanke: Korvette wird Teil der SNMG 1 », sur Presseportal, (consulté le ).
  13. (de) « Korvette „Erfurt“ verlegt zur UN-Mission ins Mittelmeer », sur Presseportal, (consulté le ).
  14. (de) Frank Behling, « Fregatte „Schleswig-Holstein“ wieder fit », sur Kieler Nachrichten, (consulté le ).

Liens externes

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