Erick Surcouf

Erick Surcouf
Erick Surcouf lors d’une mission de prospection sous-marine, présentant des fragments de céramique repêchés sur un site d’épave (années 1990).
Biographie
Naissance
Décès
(à 77 ans)
La Garde
Nom de naissance
Érick Henri Emmanuel Surcouf
Nationalité
Activité

Erick Surcouf, né le à Paris et mort le à La Garde, est un auteur et explorateur français, spécialisé dans la recherche d’épaves et de trésors engloutis.

Erick Surcouf est l'arrière, arrière, arrière petit-neveu du corsaire Robert Surcouf[1], il conduit, à partir des années 1980, plusieurs campagnes d’exploration sous-marine sur les traces de Galions et de navires marchands. Auteur d’ouvrages sur l’archéologie sous-marine, il contribue à la vulgarisation de l’histoire maritime et coécrit la série de bande dessinée Surcouf publiée chez Glénat.

Biographie

Enfance et débuts professionnels

Erick Surcouf naît à Paris en 1948[2],[3]. Son père, exploitant de caoutchouc en Indochine avait été rapatrié en France et était devenu représentant de commerce[2]. Descendant direct du plus jeune frère de Robert Surcouf, Noël (et corsaire lui aussi), Erick Surcouf grandit dans un environnement marqué par les récits maritimes et les cartes anciennes[3],[4].

Il accumule les petits boulots comme vendeur de vélos et même maître d'hôtel à Los Angeles[2], et dans cette ville, y acquiert une expertise en photographie en se formant à l'UCLA[3]. En 1976, il crée Surcouf Productions, sa propre agence de photographes et d’illustrateurs pour la publicité[2],[3].

Chercheur de trésors

Après sa carrière dans la publicité, il s’oriente vers la recherche sous-marine au début des années 1980. Sa première mission, financée par la maison Cartier après avoir rencontré son président Alain Dominique Perrin, porte sur la localisation de l’Oxford, navire du flibustier Henry Morgan, qui a sombré en 1669 dans les Caraïbes vers Haïti[2],[5],[4].

Convaincu que la mer constitue « le plus grand musée du monde », il consacre sa vie à l’exploration des épaves historiques. Ses recherches s’appuient sur de longues enquêtes d’archives et sur l’utilisation d’équipements spécialisés tels que détecteurs de métaux, magnétomètres et robots filoguidés[5]. Il défend une approche scientifique et patrimoniale de la chasse aux trésors, considérant les épaves comme des témoins de l’histoire maritime.

Ses campagnes d’exploration se déroulent principalement dans les Caraïbes, l’océan Indien et la mer de Java. Il affirme avoir participé à la découverte d’une dizaine de sites sous-marins majeurs, en collaboration avec des équipes de plongeurs et d’historiens[6],[7]. En 1988, il projette avec le soutien du ministère mauricien du Tourisme des explorations autour de cet État[8]. Entre 1989 et 1990, il découvre l'épave du Provinces Unies, navire hollandais de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales coulé en 1615 au large de l'île Maurice sur un récif au nord d'Albion et remonte près de 90000 porcelaines Ming[4],[9]. Il y redécouvre aussi l'épave du Speaker, navire du pirate John Bowen[10]. La prospection de la zone du naufrage du Speaker, écourtée par le cyclone Bella a permis d'identifier la position de 34 canons et trois ancres, et permis de remonter 150 objets dont « une garde de sabre en laiton, une monnaie en or, un lingot en or, un compas en laiton, quelques perles en pâte de verre, des fragments de vaisselle (porcelaine chinoise, verre, etc.), 20 pierres à fusil, 67 balles de mousquet en plomb et 11 boulets de canon en fonte »[10].

Dans les années 1990, il fonde le Groupe Surcouf afin d’encadrer ses expéditions et de promouvoir la préservation du patrimoine sous-marin. Ses missions associent historiens, ingénieurs et investisseurs privés, dans un objectif de valorisation culturelle et scientifique[11].

Sur la proposition de l'éditrice Françoise Verny, il publie son autobiographie La Mer en héritage[3]. En parallèle de ses activités de recherche sous-marine, il publie plusieurs ouvrages consacrés à l’archéologie subaquatique, aux arcanes de l''ésotérisme et à l’histoire des explorations, parmi lesquels L’or de la mer, Trésors terrestres et sous-marins et Manuel du chercheur de trésors[3],[7]. En 2009, il retrace la vie de son ancêtre dans Surcouf, l’invincible – Roi des corsaires, publié aux Éditions du Rocher[7].

Reconnu pour sa capacité à combiner rigueur historique et aventure humaine, il est décrit comme l’un des principaux explorateurs français spécialisés dans les épaves et les trésors maritimes[12],[13]. Dès 2011, il prépare un projet de mission visant à localiser le galion portugais Soleil d’Orient, disparu au XVIIᵉ siècle au large des Philippines[14].

Il est régulièrement invité dans les émissions de télé[2],[15] En 2013, il participe au festival Étonnants Voyageurs de Saint-Malo, où il présente ses ouvrages consacrés à la mer et à l’histoire des explorations[16].

Après avoir vécu à Maurice et à Hyères, il s'installe à La Garde (Var) et poursuit ses recherches et ses activités d’écriture. En 2022, il est décrit comme un explorateur expérimenté ayant consacré sa vie à la mer et à la transmission du savoir maritime[2].

Erick Surcouf meurt le 26 octobre 2025[17].

Œuvres principales

Ouvrages

  • La mer en héritage, Arthaud, (ISBN 9782700309867)
  • Pirates & trésors / Vues sur la piraterie, Taillandier, (sans ISBN connu)
  • Sur la piste des trésors engloutis, Le Plaisancier / Loisirs Nautiques, (ISBN 9782857252450)
  • L’or de la mer : Épaves et trésors engloutis, Le Cherche-Midi, (ISBN 9782862748726) (co-auteur Christian Bex)
  • Surcouf, l’invincible : Roi des corsaires, Éditions du Rocher, (ISBN 9782268067520)
  • Trésors terrestres & sous-marins, Arthaud, (ISBN 9782081243392)
  • Trésors engloutis et cités perdues, ABM Éditions, (ISBN 9782351522363)
  • Manuel du chercheur de trésors, Arthaud, (ISBN 9782081283633)
  • Les mystères des îles au trésor, Denoël, (ISBN 9782207113776)
  • Marquis de… (Le trésor des esprits), Baudelaire, (ISBN 9791020350619)

Bande dessinée

La série Surcouf (Éditions Glénat) est coécrite avec Arnaud Delalande et Guy Michel.

  • La naissance d’une légende (tome 1), 12bis, (ISBN 9782356482419)
  • Le Tigre des mers (tome 2), 12bis, (ISBN 9782356484062)
  • Le Roi des corsaires (tome 3), Glénat, (ISBN 9782344001349)
  • Par-delà toutes les mers (tome 4), Glénat, (ISBN 9782344006085)

Références

  1. https://www.etonnants-voyageurs.com/SURCOUF-Erick.html
  2. Samuel Sauneuf, « Erick Surcouf, il a du coffre ! », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le )
  3. Jean-Claude Perrier, « Mille sabords! : Quand on s'appelle Erick Surcouf, comment ne pas être chasseur de trésors ? », Livres Hebdo,‎ (lire en ligne, consulté le )
  4. Frédéric Bréhaut, « Les fortunes de mer de Surcouf : Écrivains voyageurs. C'est au fond des océans qu'Erick Surcouf cherche son bonheur », Presse Océan,‎ (lire en ligne, consulté le )
  5. Gérard Albouy, « Erick Surcouf, descendant de corsaire et chercheur d’épaves », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  6. Etienne Baudu, « Saint-Malo : "J'essaie de vivre comme mon ancêtre" », sur rtl.fr, RTL, (consulté le )
  7. Nadine Paris, « Erick Surcouf, aventurier comme son ancêtre », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le )
  8. Jean-Marc Poche, « Un descendant de Surcouf explore les épaves de l'île Maurice », La Presse,‎ (lire en ligne, consulté le )
  9. « ARCHÉOLOGIE SOUS-MARINE : Les vestiges du naufrage de la flotte de Pieter Both à Maurice », Le Mauricien,‎ (lire en ligne, consulté le ) — Sur les quatre navires de la flotte de Pieter Both, trois (le Banda, les Provinces Unies et le Gelderland) sombrent autour de l'île Maurice
  10. Jean Soulat, Yann von Arnim et Anne Hoyau Berry, « Mission archéologique sur l’épave du navire pirate Speaker à Grande Rivière Sud-Est, île Maurice du 14 au 26 novembre 2021 », Archéologie de la Piraterie,‎ (lire en ligne, consulté le )
  11. Léonore Guillaume, « Profession : chasseur de trésors », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le )
  12. Léonore Guillaume, « La fabuleuse histoire des pirates », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le )
  13. Samuel Sauneuf, « Erick Surcouf, chercheur de trésors engloutis », sur Actu.fr, Le Pays Malouin, (consulté le )
  14. Rédaction, « « Je rêve de découvrir l’épave du Soleil d’Orient » », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le )
  15. Antoine de Caunes, Bien sûr, je plaisante, Paris, Hachette, (ISBN 9782253137870), « Erick Surcouf. 14.03.92 », p. 29-32
  16. « SURCOUF Erick », sur Étonnants Voyageurs (consulté le )
  17. « matchID - Moteur de recherche des décès », sur deces.matchid.io (consulté le )

Liens externes

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