Ernest Bréant

Ernest Bréant
Illustration.
Fonctions
Sous-secrétaire d'État à l'Intérieur
–
(30 jours)
Président Gaston Doumergue
Gouvernement Steeg
Prédécesseur René Coty
Successeur Pierre Cathala
Député français
–
(7 ans, 11 mois et 30 jours)
Élection 29 avril 1928
Réélection 8 mai 1932
Circonscription Loire-Inférieure
Législature XIVe et XVe (Troisième République)
Groupe politique RDG
Prédécesseur Circonscription créée
Successeur Emerand Bardoul
Conseiller général de la Loire-Inférieure
–
(12 ans)
Circonscription Canton de Châteaubriant
Prédécesseur Xavier Fournier de Bellevüe
Successeur André Bernou
Maire de Châteaubriant
–
(22 ans)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Châteaubriant (France)
Date de décès (à 63 ans)
Lieu de décès Châteaubriant (France)
Nationalité Française
Profession Négociant

Ernest Bréant, né le à Châteaubriant (Loire-Inférieure) et mort le dans la même ville, est un homme politique français.

Biographie

Famille

Ernest Alexandre Bréant[1] est le fils de Marie Désirée Salmon Gandonnière (1844-1899) et d'Alphonse Médard Bréant (1851-1915), épicier mercier à Châteaubriant. Ses grands-pères étaient contremaître tanneur et propriétaire. Il a un frère, Alphonse Ernest Joseph Bréant (1879-1918), magistrat, mort pour la France le à Compiègne. Le , Ernest Bréant épouse Léonie Louise Anne Épardaud (1878-1979), institutrice et juge pour enfants, conseillère municipale de Châteaubriant de 1944 à 1959. Elle fut amie de la pédagogue Marie Souvestre. Ils ont une fille, Madeleine, née en 1907, qui deviendra administratrice à la Ville de Paris[2].

Profession

Après des études au lycée Georges-Clemenceau, il devient employé de commerce dans la boutique de son père, puis négociant en mercerie épicerie et grossiste en mercerie[2].

Carrière politique

Son père, républicain radical puis radical-socialiste, est président du comité républicain de Châteaubriant, est premier adjoint au maire de la ville[2].

Ernest Bréant, pour sa part, entre au conseil municipal le et est élu maire le [2]. Il entame alors une série de mandats qui s'étalent sur 22 ans. Dès les premières années, il s'attelle à de vastes travaux : tout d'abord l'électrification, et les adductions d'eau, dont la ville était jusqu'alors dépourvue, mais aussi la construction d'écoles, d'un hôpital, de bains-douches, ainsi que création d'un musée, l'installation de haras, et l'amélioration de la voirie[3].

Le , il devient conseiller général du canton de Châteaubriant. Le , il est élu député de la Loire-Inférieure, battant au second tour le candidat sortant Charles Ginoux-Defermon par 9 103 voix contre 8 353 dans la circonscription de Châteaubriant[2].

À l'Assemblée, il est inscrit dans le groupe des républicains de gauche. Il devient secrétaire de la chambre des députés en 1930. Le poste de sous-secrétaire d'État à l'Intérieur lui est confié du au dans le gouvernement Steeg[4].

Ernest Bréant est réélu député dans la même circonscription le , par 9 257 voix contre 8 743 à son adversaire, Gustave Gautherot. Pour cette nouvelle législature, il ne s'inscrit à aucun groupe. Il est membre de la commission d'enquête sur l'affaire Stavisky en 1934[4].

Le , il est battu au premier tour dans sa circonscription par Emerand Bardoul, par 9 823 voix contre 5 020, et son mandat de député prend fin le [4].

Il n'est plus conseiller général après 1940, et, malade, démissionne de son mandat de maire et de conseiller municipal le [4].

Il meurt le et est inhumé dans le cimetière de Béré[2].

Voir aussi

Bibliographie

  • « Ernest, Alexandre Bréant », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [texte sur Sycomore]
  • François Naud (préf. Jean-Pierre Machelon, titre de couverture : Les parlementaires de Loire-Inférieure sous la Troisième République), Le personnel parlementaire élu par le département de Loire-Inférieure sous la Troisième République : 1871-1940, Mayenne, Éditions régionales de l'Ouest, , 311 p. (ISBN 978-2-85554-136-5).

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

  1. ↑ « Registres d'état civil », sur archives-numerisees.loire-atlantique.fr (consulté le ).
  2. Naud 2009, p. 113.
  3. ↑ Jolly 1960.
  4. Naud 2009, p. 114.
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