Ernest Mallebay
| Nom de naissance | Ernest Mallebay |
|---|---|
| Naissance |
Uzerche, Corrèze, France |
| Décès |
Aïn Taya, Algérie |
| Nationalité | Française |
| Activité principale |
Journaliste, éditeur, écrivain, enseignant |
Ernest Mallebay (1857-1939) est un journaliste, éditeur et ancien professeur d’histoire, connu comme l’une des figures majeures de la presse coloniale en Algérie à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Fondateur de plusieurs périodiques, dont la Revue algérienne et Les Annales africaines, il a laissé une œuvre importante documentant la vie politique, sociale et culturelle de l’Algérie de son époque.
Biographie
Origines et formation
Ernest Mallebay naît en 1857 à Uzerche, dans le département de la Corrèze. Issu d’une famille nombreuse, il connaît une jeunesse marquée par des difficultés scolaires et un parcours discontinu dans divers établissements. À l’âge de quinze ans, il quitte définitivement le collège et travaille quelque temps comme clerc chez un avocat, période durant laquelle il se passionne pour la lecture[1].
Arrivée en Algérie et carrière d’enseignant
En 1880, Mallebay obtient un poste de professeur d’histoire au collège de Blida, en Algérie. Séduit par le pays et son environnement, il commence à écrire des textes variés — articles, poèmes, récits courts — parfois sous le pseudonyme de « Jean de Blida »[2].
Débuts dans la presse
Abandonnant progressivement l’enseignement, il se tourne vers le journalisme. En 1888, il fonde la Revue algérienne, qui marque son entrée durable dans le milieu de la presse. Malgré des débuts modestes, la revue gagne en audience et s’ouvre à de nombreux auteurs, devenant rapidement un lieu d’expression littéraire et politique important. Elle évoluera plus tard sous le titre Les Annales africaines, publication influente dans le paysage éditorial algérien[1].
Activités journalistiques et éditoriales

En 1895, Mallebay lance également le journal satirique Le Turco, illustré de caricatures et consacré à la vie locale, politique et sociale. Il participe en parallèle à différentes publications de la région et développe plusieurs entreprises éditoriales, parfois fragiles financièrement.
Dans les années 1890, une hémiplégie l’oblige à réapprendre à écrire de la main gauche, sans pour autant interrompre son activité littéraire. Il poursuit la direction de ses revues et multiplie les chroniques, portraits et analyses sur l’Algérie coloniale.
Dernières années
En 1938, il publie Cinquante ans de journalisme, un ensemble de mémoires retraçant un demi-siècle de vie intellectuelle, politique et sociale en Algérie. Ernest Mallebay meurt en 1939 dans la localité d’Aïn-Taya, où il s’était retiré.
Œuvres
Périodiques fondés
- Revue algérienne (1888), devenue par la suite Les Annales africaines[1]
- Le Turco (journal satirique, 1895)[3]
Ouvrages
- Cinquante ans de journalisme (1938), mémoires couvrant un demi-siècle d’histoire algérienne.
Héritage
Ernest Mallebay est souvent présenté comme l’un des doyens de la presse coloniale en Algérie. Ses écrits, ses revues et ses mémoires constituent aujourd’hui encore des sources précieuses pour l’étude de la société de l'Algérie coloniale et du développement de la presse locale à la fin du XIXe siècle.
Notes et références
- « Article détaillé sur Ernest Mallebay; alger-roi.fr », sur alger-roi.fr (consulté le ).
- ↑ « ERNEST MALLEBAY » (consulté le ).
- ↑ Présentation du Turco
Liens externes
- Article détaillé sur Ernest Mallebay – alger-roi.fr
- Notice biographique – blidanostalgie.fr
- Présentation du journal Le Turco
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