Ernest Rupin

Ernest Rupin
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Jean-Baptiste Ernest Rupin
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
Distinction
Chevalier de la Légion d'honneur Chevalier de la Légion d'honneur (décret du )[1].
Abréviation en botanique
Rupin
signature d'Ernest Rupin
Signature dans son dossier de Légion d’honneur.

Jean-Baptiste Ernest Rupin (Brive-la-Gaillarde, - Brive, ) est un archéologue français.

Biographie

Grand propriétaire terrien, Ernest Rupin prit sa retraite de l'Administration à l'âge de 30 ans.

Passionné d'archéologie, il fonda en 1878 la Société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze.

Il participa à plusieurs explorations spéléologiques et fut également l'un des plus actifs collaborateurs d'Édouard-Alfred Martel :

  • la fontaine de Meyraguet en 1891 avec Armand Viré.
  • l'évent du Boulet les , , avec Raymond Pons et Julien Valat[2].

Il étudia les sites historiques du Limousin et de la Corrèze. Dans le nord du Lot, il s'intéressa également au site de Rocamadour. Ses publications portent sur des objets de la période historique : croix, reliquaires, coffrets, statues..

Il acquit de nombreux ouvrages sur les premières fouilles. Cette riche bibliothèque fut reversée à la Société Scientifique, Historique et Archéologique de la Corrèze.

En 1879 (officialisé en 1883), il fonda un musée dans l'ancien couvent des clarisses qui abritent actuellement les Archives municipales de Brive. Il en fut le premier conservateur en 1884. Les collections couvrent une période de 100 000 ans d'activités humaines à Brive et en Corrèze, sous la forme d'un parcours historique.

Ouvrages et publications

  • Avec Philibert Lalande (1838-1925), « Monographie des grottes creusées de main d’homme », dans Bulletin Monumental, publication de la Société française d'archéologie, 1879, 5e série Tome 7, no 45, pp. 397-418 sur Gallica.
  • « Catalogue des plantes qui croissent dans le département de la Corrèze »,
→ Dans Bulletin de la Société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze
tome I, 1878, pp. 99-104 sur Gallica, pp. 243-248 sur Gallica, pp. 687-693 sur Gallica,
tome II, 1879, pp. 247-256 sur Gallica, pp. 433-446 sur Gallica, pp. 607-621 sur Gallica, pp. 817-827 sur Gallica,
tome III, 1981, pp. 181-196 sur Gallica, pp. 355-375 sur Gallica, pp. 525-544 sur Gallica, pp. 725-747 sur Gallica,
tome IV, 1982, pp. 243-252 sur Gallica, pp. 419-433 sur Gallica, pp. 587-609 sur Gallica, pp. 755-776 sur Gallica,
tome V, 1983, pp. 325-363 sur Gallica,
Brive, Marcel Roche, imprimeur-éditeur.
→ Tiré à part sous le titre « Catalogue des plantes vasculaires du département de la Corrèze », imprimerie Marcel Roche, Brive, 1884, in-octavo, 377 pages, (BNF 31270618).

Chronologie de la vie d'Ernest Rupin

Principaux faits de la vie d'Ernest Rupin disséminés au cours de sa biographie.[3],[1].

  • — Naissance à Brive[4].
  • — Receveur de l'Enregistrement à Bedous.
  • — Contrôleur de l'Enregistrement à Toulouse.
  • — Comme engagé volontaire, fait la Campagne de l'Est en qualité de sous-lieutenant dans les mobiles du Tarn-et-Garonne.
  • Receveur des Actes judiciaires à Brive.
  •  — Mariage à Brive avec Joséphine Marie Augustine Mage (1852-1931)[5].
  • — Démission de Receveur des Actes judiciaires à Brive.
  • — Capitaine au 95e régiment territorial d'infanterie.
  • — Fondateur et secrétaire-adjoint de la Société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze.
  •  — Vice-président de la Société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze.
  •  — Correspondant du Ministère de l'Instruction publique pour le Comité des travaux historiques et scientifiques.
  •  — Président de la Société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze.
  •  — Associé-correspondant de la Société nationale des Antiquaires de France.
  •  — Fondateur et conservateur du Musée communal de Brive.
  •  — Officier d'Académie.
  •  — Membre de la Commission administrative des Hospices de Brive.
  • — Médaille d'or de la Société française d'archéologie.
  • — Officier de l'Instruction publique.
  • — Mainteneur-fondateur de l'École limousine félibréenne.
  • — Lauréat de l'Institut (troisième médaille au Concours des Antiquités nationales) pour « l'Œuvre de Limoges ».
  • — Correspondant du Ministère pour le classement des objets mobiliers historiques.
  • — Membre du Comité d'inspection et achats des livres de la bibliothèque de Brive.
  • — Annonce au Congrès de Toulouse, de la nomination de chevalier de la Légion d'honneur.
  • — Membre non résidant du Comité des travaux historiques et scientifiques du Ministère de l'Instruction publique.
  • — Décret de nomination (signé le 30 octobre[1]) de chevalier de la Légion d'honneur.
  • — Grand-Prix du Limousin aux Jeux de l'Églantine[6].
  • — Président d'honneur de la Société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze.
  • — Membre du Comité départemental pour la recherche et la publication des documents sur la Révolution.
  • — Membre de la Commission départementale pour le classement des objets mobiliers artistiques.
  • — Lauréat de l'Institut (deuxième médaille au concours des Antiquités nationales), pour Roc-Amadour.
  •  — Décès à Brive[7].

Notes et références

  1. Dossier d'instruction de la Légion d'Honneur : « Cote LH//2426/27 », base Léonore, ministère français de la Culture.
  2. Édouard-Alfred Martel (dir.), Les abîmes : les eaux souterraines, les cavernes, les sources, la spélæologie : explorations souterraines effectuées de 1888 à 1893 en France, Belgique, Autriche et Grèce, Paris, Librairie Charles Delagrave, , 578 p. (BNF 46001070, lire en ligne), chap. XIX (« Le Causse de Martel »), p. 356-359.
  3. D'après Louis de Nussac 1910, pp. 116-117 sur Gallica.
  4. Acte de naissance no 86, cote 1E17-1843-1847 ; vue 342.
  5. Acte de mariage no 51, cote 2E18-1873-1877 ; vue 176.
  6. cf. Raymond Laborde (1862-1913), « Les jeux de l’Églantine », dans Bulletin de la Société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze, 1894, tome XVI, pp. 495-501 sur Gallica. Robert Joudoux, La vie intellectuelle en Limousin, Bulletin de l'Association Guillaume Budé, 1968-1, pp. 131-140, lire en ligne sur Persée.
  7. Acte de décès no 305, cote 3E34-1908-1910 ; vue 373.

Annexes

Bibliographie

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Liens externes

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