Ernest Sudot
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 30 ans) Schaerbeek |
| Nationalités | |
| Formation | |
| Activités |
Peintre (- |
| Maître | |
|---|---|
| Genres artistiques |
Ernest Sudot, né dans l'ancien 3e arrondissement de Paris le et mort à Schaerbeek le , est un peintre belge.
Biographie
Famille
Ernest (Victor Ernest) Sudot, né dans l'ancien 3e arrondissement de Paris le , est le fils d'Alphonse Sudot (1801-1851), sténographe du Sénat belge, et de Mélanie Gabrielle Gaillardet (1803-1891), établis en Belgique en . Il épouse le à Saint-Josse-ten-Noode Pauline Henriette Stallaert (1823-1896), sœur du peintre Joseph Stallaert, témoin de leur mariage, de même que Cesare Dell'Acqua. Ernest Sudot et son épouse ont une unique fille : Marie Claire Sudot, née à Schaerbeek le [1],[2].
Carrière
Formé à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles, Ernest Sudot est l'élève du peintre François-Joseph Navez. En 1845, il obtient le premier accessit en dessin d'après nature, de même que le second prix d'anatomie, dont le cours est dispensé par le docteur en médecine Pierre Joseph Graux[3].
Il expose pour la première fois au Salon de Bruxelles de 1845[4]. En 1849, il est sténographe du Sénat belge. L'année suivante, il obtient la naturalisation ordinaire belge[1].
Ernest Sudot meurt, à l'âge de 30 ans, rue Josaphat no 50 à Schaerbeek le [5].
Œuvre
Caractéristiques
Ernest Sudot est connu ses peintures d'histoire, ses peintures religieuses, ses portraits et ses scènes de genre.
Au Salon de Bruxelles de 1848, lorsque l'artiste expose deux scènes religieuses, le critique Victor Joly publie :
« L'Éducation de la Vierge par Sudot est une composition grâcieuse. L'Ange qui tient la couronne de fleurs au-dessus de la tête de Marie a un charmant visage peint dans une demi-teinte très bien comprise. La Résurrection de la fille de Jaïr, du même auteur, quoique d'une facture plus énergique, est plus faible de composition et présente quelques fautes de dessin. Sudot a déjà plus que de l'avenir ; il est dans ce moment difficile de la vie où le talent se décide pour l'une ou l'autre manière. Ce passage a quelque chose de solennel pour l'artiste ; il doit y songer à deux fois avant de le franchir, il doit consulter ses forces, analyser ses sympathies ; et puis, quand cet examen est fait dans le calme de la vie, dans la sincérité de son âme, qu'il marche alors, il ne peut faillir; c'est ce que nous dirions à Sudot »
— Victor Joly, Analyse critique de l'exposition des beaux arts, 1848[6].
Expositions
- Salon de Bruxelles de 1845 : Le Christ au Jardin des Olives et Portrait d'enfant[4].
- Salon d'Anvers de 1846 : Le Christ mort sur les genoux de sa mère[7].
- Salon de Gand (XXe) de 1847 : L'Éducation de la Vierge et Les Glaneuses[8].
- Salon de Bruxelles de 1848 : L'Éducation de la Vierge par les anges et La Résurrection de la fille de Jaïr[9].
- Salon de Bruxelles de 1851 : Le Petit Chaperon rouge[10].
- Salon d'Anvers de 1855 : Les Glaneuses[11].
- Salon de Gand (XXIIIe) de 1856 : Les Glaneuses[12].
Références
- « État-civil de Saint-Josse-ten-Noode », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
- ↑ « État-civil de Schaerbeek », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
- ↑ Académie royale des beaux-arts, Distribution des Prix [Concours de l'Année Scolaire de 1838 à 1861], Bruxelles, Bols-Wittouck, , 28 p. (lire en ligne), p. 10.
- Catalogue, Exposition nationale des Beaux-Arts : explication des ouvrages de peinture, sculpture, gravure, dessin et lithographie exposés au Salon de 1845, Bruxelles, Demortier frères, , 136 p. (lire en ligne).
- ↑ « État-civil de Schaerbeek », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
- ↑ Adolphe Siret, Exposition nationale de 1848, Bruxelles, Ch. Greuse, , 120 p. (lire en ligne), p. 43.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, Henri Verbeckt, , 84 p. (lire en ligne), p. 51.
- ↑ Académie royale des beaux-arts de Gand, Salon de Gand de 1847 (XX), Gand, P.F. De Goesin-Verhaeghe, , 42 p. (lire en ligne), p. 26.
- ↑ Catalogue, Exposition nationale des Beaux-Arts : explication des ouvrages de peinture, sculpture, gravure, dessin et lithographie exposés au Salon de 1848, Bruxelles, J-B-J De Mortier, , 120 p. (lire en ligne), p. 94.
- ↑ Catalogue, Exposition nationale des Beaux-Arts de 1851, catalogue explicatif, Bruxelles, G. Stapleaux, , 145 p. (lire en ligne), p. 122.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, Henri Verbeckt, , 115 p. (lire en ligne), p. 71.
- ↑ Académie royale des beaux-arts de Gand, Salon de Gand de 1856 (XXIIIe), Gand, Eug. Vanderhaeghen, , 84 p. (lire en ligne), p. 71.
Annexes
Articles connexes
Liens externes
- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Portail de l’histoire de l’art
- Portail de la peinture
- Portail de Bruxelles
- Portail de la Belgique