Ernesto Araújo

Ernesto Araújo
Illustration.
Ernesto Araújo en 2019.
Fonctions
Ministre brésilien des Relations extérieures

(2 ans, 2 mois et 27 jours)
Président Jair Bolsonaro
Gouvernement Bolsonaro
Prédécesseur Aloysio Nunes
Successeur Carlos Alberto Franco França (en)
Biographie
Nom de naissance Ernesto Henrique Fraga Araújo
Date de naissance
Lieu de naissance Porto Alegre (RS, Brésil)
Nationalité Brésilienne
Père Henrique Fonseca de Araújo
Diplômé de Université de Brasilia
Profession Diplomate
Religion catholique

Ernesto Fraga Araújo, né le , est un diplomate et homme politique brésilien.

De 2019 à 2021, il est ministre des relations extérieures du Brésil sous la présidence de Jair Bolsonaro.

Biographie

Origines et vie privée

Il est fils d’Henrique Fonseca de Araújo (pt) (1913-1996), élu quatre fois député régional (de 1947 à 1959) pour l’État du Rio Grande do Sul, ex-Procureur Général de la République[réf. nécessaire].

Ernesto Araújo est marié à une diplomate, Maria Eduarda de Seixas Corrêa, avec qui il a une fille[réf. nécessaire].

Formation et carrière professionnelle

Ernesto Araújo obtient le diplôme de Lettres à l’université de Brasilia en 1988. Deux ans après, il intègre l’Institut Rio Branco et commence sa carrière en 1992 comme assesseur dans la division Mercosur ; en 1995, il devient secrétaire de la mission brésilienne auprès de l’Union européenne à Bruxelles ; quatre ans plus tard, responsable du secteur économique de l’ambassade du Brésil à Berlin. Par la suite, il exerce quelques années au Canada et aux États-Unis avant de revenir au Brésil en 2015. Il prend la direction du département chargé des affaires interaméricaines en 2016 et atteint, en , quelques semaines avant sa nomination à la tête du ministère des relations extérieures[1].

Ministre des Relations extérieures

Ernesto Araújo exprime son soutien à Jair Bolsonaro lors de l'élection présidentielle brésilienne de 2018, qu'il compare à Alfonso Henriques, roi du Portugal, vainqueur de la bataille d'Ourique contre les maures en 1139. « Grâce à sa foi et à son épée nous sommes là et connaissons le nom du sauveur »[2].

Ernesto Araújo prend ses fonctions dans le gouvernement Bolsonaro le .

Le , Jair Bolsonaro annonce la sortie du Brésil du Pacte mondial sur les migrations, dit aussi Pacte de Marrakech, dès sa prise des fonctions le [3].

Il a démissionné le et comme successeur a été nommé Carlos Alberto Franco França[4].

Prises de position

Il est climatosceptique, estimant que le changement climatique est un « dogme » qui viserait notamment à « augmenter le pouvoir de la Chine »[5]. Ainsi, il soutient la décision de Jair Bolsonaro de renoncer à héberger la COP 25. Il expose sa vision le dans son blog[6],[7]. D’après lui, le réchauffement climatique est un complot pour favoriser la Chine :

« Au fil du temps, la gauche s’est emparée, écrit-il, de la cause environnementale et l’a pervertie ces 20 dernières années jusqu’au paroxysme avec l’idéologie du changement climatique, le climatisme. Le climatisme a ramassé quelques données qui suggéraient une corrélation entre l’augmentation de température et l’augmentation de la concentration en CO2 dans l’atmosphère, ignoré les données qui suggéraient le contraire et créé un dogme « scientifique » que nul ne peut contester sous peine d’être excommunié de la bonne société… Ce dogme sert à justifier l’accroissement du pouvoir régulateur des États sur l’économie et le pouvoir des institutions internationales sur les États nationaux et ses populations, ainsi qu’à asphyxier la croissance économique dans les pays capitalistes démocratiques et favoriser la croissance de la Chine (Une partie importante du projet mondialiste est transférer le pouvoir économique de l’Occident vers le régime chinois, une partie du projet de Trump c’est interrompre ce processus, ce qui est en train d’arriver.) »

Il exprime sur son blog des théories du complot. Se décrivant comme un disciple d'Olavo de Carvalho, référence intellectuelle de l'extrême droite brésilienne, il se revendique anticommuniste et exprime des opinions particulièrement virulentes à l'égard de Cuba et de la Chine, ainsi que contre la gauche en général. Il estime que « la tactique de la gauche consiste pour l'essentiel à séquestrer les causes légitimes et des concepts nobles pour les pervertir afin de servir un projet politique de domination totale. » Il critique également le mondialisme qui, comme le marxisme, voudrait « instiller la peur pour obtenir plus de pouvoir »

Notes et références

  1. (pt) « http://www.itamaraty.gov.br/pt-BR/o-ministro-e-demais-autoridades/ministro-das-relacoes-exteriores/19886-ministro-de-estado »(Archive.orgWikiwixGoogle • Que faire ?), sur itamaraty.gov.br.
  2. (pt) « http://www.itamaraty.gov.br/pt-BR/o-ministro-e-demais-autoridades/ministro-das-relacoes-exteriores/19886-ministro-de-estado »(Archive.orgWikiwixGoogle • Que faire ?), sur itamaraty.gov.br.
  3. « Jair Bolsonaro sortira le Brésil du Pacte mondial pour les migrations », sur france24.com, .
  4. (pt) Araújo pediu demissao
  5. Rachel Knaebel, « Ultra-libéral, pro-pesticides et climatosceptique : le nouveau gouvernement brésilien de Bolsonaro », Basta,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  6. (pt) « Sequestrar e perverter », sur metapoliticabrasil.com.
  7. (pt) « Futuro chanceler acha que aquecimento Global é trama marxista », sur blogdacidadania.com.br.

Liens externes

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