Ernst Lautz
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(à 91 ans) Lübeck |
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Ernst Lautz, né le à Wiesbaden et mort le à Lübeck, est un juriste allemand ayant servi durant le Troisième Reich. Il est procureur général du Reich auprès du Volksgerichtshof et est condamné à dix ans de prison lors du procès des Juges en 1947.
Biographie


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Ernst Lautz devient soldat durant la Première Guerre mondiale et, en 1920, procureur à Neuwied. En 1930, il s'installe à Berlin et devient procureur principal du Tribunal régional et du Tribunal régional supérieur. Il adhère au Parti populaire allemand. En , il prend sa carte au NSDAP. En 1936, il devient procureur général à Berlin et en 1937 à Karlsruhe. Le , il est procureur au Volksgerichtshof[1].
Les 23 et à Berlin, Ernst Lautz participe à un congrès des plus hauts juristes du Reich au cours duquel Viktor Brack et Werner Heyde communiquent aux participants des informations sur « l'annihilation, dans les chambres à gaz, de vies dénuées de valeur » dans le cadre de l'Aktion T4. Lautz participe aux procès contre les conjurés du complot du 20 juillet 1944, dans lesquels il porte l'accusation. Le , Roland Freisler et Lautz adressent un appel à la justice allemande pour l'exhorter à renforcer son allégeance au « Führer »[2].
Le , il est condamné au procès des juges à dix ans de prison — il est impliqué d'une manière criminelle dans l'exécution de l'ordonnance de droit pénal polonais et juif rédigée par Franz Schlegelberger — et détenu à la prison de Landsberg. Le , il bénéficie d'une libération anticipée[3].
Après sa libération, il s'installe à Lübeck. Le bureau des pensions de Kiel lui attribue une pension à partir du comme ayant droit en tant qu'ancien procureur général.
Références
- ↑ (de) Peter Voswinckel : Geführte Wege. Die Lübecker Märtyrer in Wort und Bild, Kevelaer, 2010, (ISBN 978-3-7666-1391-2), p.199. Nach Ernst Klee : Das Personenlexikon zum Dritten Reich – Wer war was vor und nach 1945. 2. Auflage, Fischer, Frankfurt am Main 2007, p.360 starb Lautz am 21. Januar 1979.
- ↑ Schleswig-Holstein ging unter den Bundesländern besonders großzügig mit seiner Karriere um. Siehe die Verhaftung von Werner Heyde 1959 in Flensburg. Siehe auch das Wirken des Staatssekretärsohnes und CDU-Ministers Hartwig Schlegelberger
- ↑ (de) Der Spiegel, n° 46, 1963, p.130 (online). Citation : « Das Kieler Innenministerium hatte dem einstigen NS-Ankläger lediglich eine ‚Gnadenrente‘ von 600 Mark monatlich zugestanden ».
Voir aussi
Bibliographie
- Ernst Klee: Das Personenlexikon zum Dritten Reich – Wer war was vor und nach 1945. 2. Auflage. Fischer, Frankfurt am Main 2007, (ISBN 978-3-596-16048-8), S. 360.
- Lothar Gruchmann: Justiz im Dritten Reich 1933–1940. Anpassung und Unterwerfung in der Ära Gürtner. 3. verbesserte Auflage. Oldenbourg, München 2001, (ISBN 3-486-53833-0), (Quellen und Darstellungen zur Zeitgeschichte, 28).
Liens externes
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