Ernst Meister
| Naissance |
Hagen |
|---|---|
| Décès |
(à 67 ans) Hagen |
| Activité principale |
écrivain ou écrivaine, poète ou poétesse, philosophe, romancier ou romancière, dramaturge |
| Distinctions |
prix Georg-Büchner, prix d'art de la ville d'Innsbruck, prix Annette von Droste Hülshoff, officier de l'ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne |
Compléments
Académie allemande pour la langue et la littérature
Ernst Meister, né le à Haspe (Hagen) et mort le à Hagen, est un écrivain et poète allemand[1].
Biographie
Ernst Meister nait le dans le quartier de Haspe à Hagen-Haspe, où il passera presque toute sa vie. Son premier recueil de poésie est publié en 1932. C'est la période de la montée des nazis. Enrôlé dans l'armée, Meister est blessé à plusieurs reprises. Après la guerre, il travaille dans l'usine de son père. Il publie des poèmes, des nouvelles et des essais, d'abord dans la petite maison d'édition bibliophile Eremitenpresse[1].
L'œuvre d'Ernst Meister est difficilement accessible[1]. Il s'est principalement penché sur son monde intérieur, dans un style résolument moderne et une poésie de plus en plus concise[1]. Meister n'était connu dans le monde littéraire que quelques années avant sa mort. Nicolas Born et Peter Handke lui ont assuré le prix Pétrarque[1]. Le prix Georg-Büchner lui est attribué en 1979[1]. Il ne viendra jamais le chercher, il meurt d'une défaillance cardiaque deux jours après avoir appris qu'il en était lauréat. La cérémonie de Darmstadt a lieu à titre posthume et la veuve de Meister, Else, reçoit le prix des mains du président de l'Académie, Peter de Mendelssohn[2]. Peu après, l'auteur et son œuvre tombèrent pratiquement dans l'oubli[1].
Le prix Ernst Meister est créé en 1981 en mémoire du poète et décerné à intervalles irréguliers depuis par la ville de Hagen[3].
Œuvres traduites en français
- Les Yeux, les Barques [« Die Formel und die Stätte" & "Lichtes Labyrinth » (extraits)], trad. de Flora Klee-Palyi et Louis Guillaume, Paris, Éditions André Silvaire, 1960, 11 p. (BNF 37389458)
- Au-delà de l’eau delà [« Flut und Stein » (extrait)], trad. de Eckhart Koch et Louis Guillaume, Paris, Éditions André Silvaire, 1964, 71 p. (BNF 37389457)
- Médecin sans scrupules [« Arzt ohne Gnade »], trad. de Jeanne-Marie Gaillard-Paquet, Paris, Éditions Les Presses de la Cité, 1971, 71 p. (BNF 35144425)
- Espace sans paroi [« Wanderloser Raum »], trad. de Jean-Claude Schneider, Condé-sur-Noireau, France, Atelier La Feugraie, coll. « L’allure du chemin. Domaine étranger », 1992, 124 p. (ISBN 2-905408-16-2)
- Dans la faille du temps, précédé de L’Étrange Année [« Sage vom Ganzen den Satz. Im Zeitspalt »], trad. de Françoise Lartillot et Denis Thouard, Paris, Éditions de La Différence, coll. « Littérature. Le fleuve et l’écho », 1993, 251 p. (ISBN 2-7291-0968-4)
- L’Étoile du possible (choix), trad. de Denis Thouard et Françoise Lartillot, Paris, Éditions de La Différence, coll. « Orphée », 1993, 127 p. (ISBN 2-7291-0942-0)
- Ombres, précédé de Dis la phrase du tout [« Schatten, Sage vom Ganzen den Satz »], trad. de Hugo Hengl et Lambert Barthélémy, Les Cabannes, France, Fissile Éditions, 1998, 160 p. (ISBN 2-916164-22-7)
Notes et références
- (de) Matthias Kußmann, « „Ich muss die Dinge verstehen von ihrer Vernichtbarkeit her“ », sur Deutschlandfunk,
- ↑ (de) « Nichts Dunkleres denn das Licht », sur Neue Zürcher Zeitung,
- ↑ (de) « Ernst Meister Preis 2018 », sur Stadt Hagen,
Liens externes
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