Escadron de reconnaissance 4/33 Périgord

Escadron de Reconnaissance 4/33 Périgord
Image illustrative de l’article Escadron de reconnaissance 4/33 Périgord
Insigne de l'escadron

Création 1944-2023
Dissolution 1945
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de l'air
Rôle Reconnaissance
Fait partie de 33e escadre de surveillance, de reconnaissance et d'attaque
Garnison Base aérienne 709 Cognac-Châteaubernard
Équipement Avion Léger de Surveillance et de Reconnaissance
Guerres Seconde Guerre mondiale

L'escadron de reconnaissance 4/33 Périgord (ER 4/33 Périgord) est une unité de l'Armée de l'air et de l'espace française spécialisée dans le renseignement aéroporté. Elle est équipée de deux avions légers de surveillance et de reconnaissance (ALSR) qui sont stationnés sur la base aérienne 709 de Cognac-Châteaubernard.

Historique

Seconde Guerre Mondiale

Le groupe de reconnaissance (GR) III/33 Périgord est créé le à Cognac[1] et mis sur pied le [2].

Dessin du Bf 110 utilisé par le GR 3/33 Périgord.

Constitué de deux escadrilles, il est équipé d'une vingtaine de Morane-Saulnier MS.500 Criquet (des Fieseler Fi 156 C Storch fabriqués à Tarbes), de quatre Nord 1000 Pingouin (Bf 108B Taifun), un SNCAC NC.701 Martinet (Siebel 204A), deux Caudron C.445 Goéland, deux Mauboussin 129[3], trois Potez 631[3],[4], un Bloch MB.174[3] et un Messerschmitt Bf 110[3],[5].

Les MS.500 sont peints en kaki uniforme, sauf le ventre gris, et l'arrière du gouvernail est peint aux couleurs françaises[3]. Le Bf 110 est peint en tons de gris.

Le groupe mène des opérations de liaison et de réglages de tirs au profit des forces de l'Armée de terre[3],[6] qui opèrent contre les poches de Royan et de la pointe de Grave, de La Rochelle et de Saint-Nazaire[7].

Le Groupe est dispersé à partir de juin 1945 et est dissous le 25 septembre 1945[1].

Réactivation en 2023

L'escadron est recréé en 2023 sous l'appellation EALSR 4/33 Périgord à l'occasion du transfert des deux ALSR du 1/54 Dunkerque sur la base aérienne de Cognac[8].

L'escadron s'insère dans la 33e escadre de surveillance de reconnaissance et d’attaque aux côtés des drones MALE General Atomics MQ-9 Reaper des escadrons de drones 1/33 Belfort et 2/33 Savoie et de l’escadron de transformation drones 3/33 Moselle.

Équipement

Un de deux avions VADOR de l'ER 4/33 en avril 2026.

L'escadron est doté de deux Beechcraft King Air 350 « VADOR » (pour Vecteur aéroporté de désignation, d'observation et de reconnaissance) qui sont opérationnels depuis [9],[10]. Il s'agit d'un avion de reconnaissance à hélices développé à partir d’un avion d'affaires civil modifié par Sabena Technics.

Un troisième exemplaire doit être livré en 2026.

Cet équipement permet des missions de renseignement, de reconnaissance et de surveillance, dans des environnements permissifs (c'est-à-dire sans défenses antiaériennes).

Traditions

Insignes
Insigne Description Période
« Un blason aux armes de la ville de Périgueux, frappé d'un épervier blanc »[1] 1944 (non réalisé)[1]
Insigne de l'escadron en 1944
Insigne de l'escadron en 1944
Les armes des comtes du Périgord 1944-1945[11]

Références

  1. Bernard Palmieri, « Groupe de reconnaissance III/33 « Périgord » », Symboles & Traditions, no 228,‎ , p. 24 (lire en ligne)
  2. ↑ Myrone Nicolas Cuich, De l'aéronautique militaire à l'Armée de l'air : 1912-1976, Tourcoing, (ISBN 978-2-307-41659-3, lire en ligne), p. 224 & 248
  3. Pierre Rivière, « Les forces aériennes de l'Atlantique 1944/45 », Le Fana de l'aviation, no 165,‎ , p. 18-31
  4. ↑ Pierre Rivière, « Potez 63 », Aviation magazine international, no 592,‎ , p. 55-59 (lire en ligne)
  5. ↑ Pierre Rivière, « Les forces françaises de l'Atlantique (2) », Aviation magazine international, no 564,‎ , p. 84-85 (lire en ligne)
  6. ↑ Marcel Rouquette, « Les forces aériennes de l'Atlantique », Revue historique des Armées, vol. 168, no 3,‎ , p. 34–45 (DOI 10.3406/rharm.1987.6976, lire en ligne, consulté le )
  7. ↑ Charles Christienne, Histoire de l'aviation militaire française, Charles-Lavauzelle, (lire en ligne), p. 444-453
  8. ↑ Laurent Lagneau, « L'escadron 4/33 Périgord a reçu ses deux premiers avions légers de renseignement "VADOR" à Cognac », sur opex360.com, (consulté le )
  9. ↑ « Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées : compte rendu de la semaine du 2 mai 2022 », sur Sénat (consulté le )
  10. ↑ Laurent Lagneau, « L'avion léger de renseignement "VADOR" de l'armée de l'Air & de l'Espace a été enfin déclaré opérationnel », sur opex360.com, (consulté le )
  11. ↑ Éric Benard, « Retour sur 1944: », Revue historique des Armées, vol. n° 275, no 2,‎ , p. 126–127 (ISSN 0035-3299, DOI 10.3917/rha.275.0126, lire en ligne, consulté le )

Liens externes

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