Escadron de transport 82 Maine
| Escadron de Transport 82 Maine | |
Insigne de l'ET82 Maine | |
| Création | |
|---|---|
| Pays | |
| Branche | |
| Type | escadron |
| Rôle | transport |
| Garnison | Détachement air 190 Tahiti-Faa'a |
L'Escadron de transport 82 Maine est une unité de transport de l'Armée de l'air française sur la base de Tahiti-Faa'a.
Héritier des traditions du Groupe Aérien Mixte 82 (GAM 82), créé le à Tahiti, l'escadron est équipé de deux CASA CN-235.
Une cérémonie sur la base de Tahiti-Faa'a a célébré les 50 ans de l'escadron[1].
Historique
La création de l'escadron de transport 82 trouve son origine dans le développement du Centre d'expérimentation du Pacifique (CEP). Le , le Groupe aérien mixte 82 est créé à Tahiti-Faa'a, sa fonction était d'assurer le soutien des bases liées aux essais nucléaires. L'unité reprend les traditions et insignes de l'ancienne Escadrille d'Outre-Mer 82 (EOM 82). À sa création, les effectifs sont peu importants, 5 officiers et 22 sous-officiers. Il comprend une escadrille d'avions de transport et de liaison ainsi qu'une escadrille d'hélicoptères. Des détachements d'hélicoptère sont positionnés à Hao et Mururoa[2].
La création de l'unité entraine la création de la base aérienne 190 le pour servir de zone vie et de centre de support[2].
Les premiers appareils de l'unité, deux Breguet 763 (no 306 et no 307) rachetés à Air France, arrivent à Tahiti le [2] avec dans leur soute deux hélicoptères Alouette II. Par ailleurs deux autres hélicoptère arrivent par bateau à Mururoa. Le ce sont deux bimoteurs Piper Aztec qui rejoignent le GAM 82. un quatrième Br.763 (no 311) se pose à Tahiti le . Trois autres Br.763 les rejoignent les (no 303), (no 305) et . Cette même année, 5 autres Alouette II rejoignent le GAM[2].
Entre 1966 et 1968, six Douglas DC-6 sont affectés à l'unité pour faire face à l'augmentation des transports au profit du CEP[2]. En , l'un des deux Piper Aztec s’écrase juste avant l'atterrissage. Le , l'unité reçoit son insigne, un crocodile noir et or sur fond bleu ciel, héritant des traditions de l'escadrille de transport outre-mer 82 auparavant stationné à Bamako au Mali. Le second Piper est transféré en l'escadrille de transport 00.058 aux Antilles. Entre et , les Breguet 763 quittent l'unité et sont progressivement réformés. Le , le GAM 82 reçoit son drapeau lors d'une cérémonie officielle. À partir d' deux Cessna 411 rejoignent l'unité, suivis par un troisième 2 ans plus tard. En , deux Sikorsky H-34 sont affectés au GAM 82[2].
Début 1973, l'unité retire ses Cessna 411 restants à la suite de la perte de l'un d'entre eux 2 ans plus tôt et à cause de leur faible résistance à la corrosion. En fin d'année, deux Noratlas (no 163 et no 187) arrivent à Faa’a pour pallier le retrait des Breguet 763. Ils repartent en métropole début 1976. 1976 voit aussi le départ de quatre Alouette II affectées au CEP. Puis à partir de , c'est au tour des DC-6 d'être ré-affectés en métropole[2].
Le , dans un but de standardisation, le COTAM opère un changement de dénomination, le Groupe Aérien Mixte 82 devenant l'Escadron de transport outre-mer 82 (ETOM 82)[2]. Le , l'escadron se voit décerner la médaille de bronze du Service de Santé des Armées en raison de ses années de missions sanitaires[2].
À la suite du départ de ses différents appareils, l'ETOM se voit affecter trois Caravelle 11R (no 240, no 251 et no 264). Au mois de , d'un DHC-6 Twin Otter au sein de l'unité permet à l'escadron d'intervenir sur les terrains dotés de pistes courtes[2].
Le , l'ETOM 00.082 se voit confier le fanion et les traditions de l'escadron de transport « Maine » qui avait été dissous à Évreux le . Début 1980, l'escadron est scindé en deux escadrilles : l'escadrille avion basée sur la BA 190 de Tahiti Faa’a et l'escadrille hélicoptères stationnée sur la BIA de Mururoa[2]. En 1983, l'ETOM 00.082 est la première unité de l'armée française à mettre en œuvre trois Super Puma depuis Mururoa. En , le Twin Otter quitte l'escadron. Le dernier Super Puma arrive en [2].
En , l'un des Super Puma s'écrase lors d'une séance d’entraînement. En attendant de recevoir les deux CASA CN-235 qui doivent remplacer les Caravelle vieillissantes deux C-160 Transall NG sont détachés de à . Les Alouette III sont retirées du service le . Les Casa arrivent finalement en janvier et , entraînant les retour des Transall[2].
La fermeture du centre d'essai du Pacifique entraîne le déménagement de l'escadrille hélicoptère basé à Hao vers Tahati-Faa'a[2].
Le , à la suite d'une décision du chef d'état-major de l'armée de l'air, les escadrons de transport d'outre-mer sont renommés escadron de transport, l'ETOM 82 devient l'ET 82[3].
Commandants
- 1964-? : commandant Paul Jauffret
...
- Juin 2019- : commandant Rémi Fouchet[4]
Escadrilles
Bases
Appareils
Références
- ↑ « L’escadron de transport «Maine» fête ses 50 ans en Polynésie française », Ministère des Armées, (consulté le )
- Cne Gosselin, « Historique du GAM et de l'ETOM 00.082 », ETOM 82 Maine, (consulté le )
- ↑ « ET 82 Maine », Traditions Air (consulté le )
- ↑ « Rémi Fouchet à la tête de l’Escadron de Transport 82 « Maine » », tahitinews.co, (consulté le )
Sources
- Portail de l’aéronautique
- Portail de l’Armée française
- Portail de la Polynésie française
