Espalmador (P-33)
| Espalmador (P-33) | |
Un navire similaire de classe Conejera | |
| Type | patrouilleur |
|---|---|
| Classe | classe Conejera |
| Fonction | militaire |
| Histoire | |
| A servi dans | |
| Chantier naval | Empresa Nacional Bazán, Ferrol |
| Fabrication | aluminium |
| Lancement | 11 janvier 1982 |
| Commission | 10 mai 1982 |
| Statut | désarmé le 11 juin 2010 |
| Équipage | |
| Équipage | 12 |
| Caractéristiques techniques | |
| Longueur | 32,2 m |
| Maître-bau | 5,3 m |
| Tirant d'eau | 1,4 m |
| À pleine charge | 85 t |
| Propulsion | 2 moteurs diesel MTU-Bazán MA 16V 362 SB80 |
| Puissance | 2840 ch |
| Vitesse | 25 nœuds |
| Caractéristiques militaires | |
| Armement |
|
| Électronique |
|
| Rayon d'action | 1200 milles à 15 nœuds |
| Carrière | |
| Port d'attache | Barcelone |
| Indicatif | EBHO |
L'Espalmador (P-33), ex PVZ-33, est un patrouilleur de classe Conejera de la marine espagnole, en service de 1982[1] à 2010[2],[3].
Conception
L'Espalmador était le troisième navire de la classe Conejera, commandé en 1978. Le projet correspondait à un patrouilleur léger et polyvalent de surveillance côtière, chargé du contrôle de la Zone économique exclusive (ZEE), pour remplir des missions d’escorte, de surveillance et d’inspection de la pêche. Le financement fut assuré par le ministère des Transports de l'époque, qui chargea le sous-secrétariat à la Pêche et à la Marine marchande de lancer un appel d'offres pour leur construction, la Marine étant responsable de leur équipement et de leur équipage[4].
Il s’agissait de navires de 32,20 m de longueur hors tout, 5,20 m de largeur, 1,40 m de tirant d'eau et 85 tonnes de déplacement. Ces navires s'inspiraient des frégates américaines de classe PC de la Seconde Guerre mondiale. Ils présentaient une coque soudée, un pont continu et une superstructure à gradins. Il s'agissait des premiers navires à coque en aluminium construits en Espagne pour la Marine espagnole, une technique exigeant un savoir-faire pointu, la soudure devant être réalisée sous atmosphère inerte[4].
Leur propulsion se composait de deux moteurs diesel Bazán-MTU V8V16 d’une puissance de 2480 chevaux couplés à deux lignes d'arbres munies d'hélices tripales, ce qui leur permettait d’atteindre une vitesse maximale de 25 nœuds. À une vitesse économique de 15 nœuds, ils avaient une autonomie de 1200 milles marins. L'électricité à bord était produite par deux moteurs diesel Barreiros. La conception a souffert des problèmes typiques inhérents à tout nouveau type de navire. L'un des plus notables était la tendance de la salle des machines à prendre feu. Le maintien de faibles vitesses constituait un autre défi, car le navire ne pouvait fonctionner qu'avec un seul moteur, ce qui ne facilitait pas les opérations de remorquage[4].
L'électronique comprenait un équipement radio, un radar de recherche de surface Racal Decca 1226 et un radar de navigation Sperry. L'armement initial se composait d’un canon de 20 mm Oerlikon Mk. 10 et de deux mitrailleuses MG3 de 7,62 mm. L’équipage était composé de 12 personnes. En 1982, l'admission des femmes dans la Marine provoqua quelques tensions à bord des navires les plus petits. Heureusement, une fois l'effet de nouveauté passé, le personnel féminin fut pleinement intégré, ce qui répondait de manière satisfaisante aux attentes du Commandement du personnel[4].
Construction et carrière
Les quatre navires ont été construits au chantier naval Empresa Nacional Bazán à San Fernando (Cadix) entre et . Suite à la création de la Force d'action maritime, ils furent reclassés PVZ et baptisés du nom de petits îlots de l'archipel des Baléares. L'Espalmador tire son nom d’un de ces îlots, S'Espalmador, situé près de l’île de Formentera[5].
Son lancement a eu lieu le et sa mise en service le . Il a reçu son pavillon de combat le [5] lors d'une cérémonie organisée par la Guilde des Pêcheurs (Cofradía de Pescadores) et le Club de Voile de Blanes (Club de Vela de Blanes) de Gérone[4],[5], avec Elizabeth van Rijn de Ros comme marraine[4].
L'Espalmador et l'Alcanada ont conservé des liens étroits avec Barcelone, notamment l'Espalmador, puisque l'Alcanada opérait initialement depuis Tarragone et Castellón de la Plana. Les deux navires patrouillaient sur la côte espagnole, du delta de l'Èbre jusqu'au-delà de la plate-forme pétrolière offshore Repsol Casablanca 2 et jusqu'à la frontière française. Ils effectuaient de fréquents voyages dans l'archipel des Baléares, pour des missions d'escorte de personnalités ou pour la protection de régates. L'Espalmador a participé à des opérations de recherche et sauvetage en mer, à la pose de mines et au déminage dans le Golfe de Roses, au déminage d'explosifs datant de la guerre civile espagnole au large du Garraf à Barcelone, à la saisie de navires se livrant à la contrebande, à des patrouilles et des escortes pour de nombreuses régates dans la péninsule Ibérique et aux Baléares, et à des manœuvres avec les groupes navals de l'OTAN, notamment lors de l'exercice de sauvetage Expo-Rapita 97[4].
L'Espalmador a terminé sa carrière opérationnelle à Barcelone en [6]. Après plus de 100000 milles marins parcourus en près de trente ans de service, il a été désarmé et envoyé à Carthagène, où il a été mis hors service[4] le [5].
Le fanion de proue de l'Espalmador (dimensions : 82 x 83,5 cm)[7], la plaque en bois portant son nom en lettres de bronze (dimensions : 21,5 cm de hauteur, 132,5 cm de longueur et 4 cm d’épaisseur)[2] et son hélice en bronze (diamètre maximal : 100 cm, poids : 250 kg)[3] sont conservés au Musée maritime de Barcelone.
Notes et références
- ↑ Frank M. Egger, « Conejera (P30) – class Patrol Boat », sur seaforces.org (consulté le ).
- (ca) « Patruller Espalmador P-33, Classe Conejera », sur Museu Marítim Barcelona, (consulté le ).
- (ca) « Hèlix de la patrullera Espalmador P 33, classe conejera », sur Museu Marítim Barcelona, (consulté le ).
- (es) Albert Campanera i Rovira, « Una historia de pequeños patitos, adiós a la clase “Conejera” », sur Defensa.com, (consulté le ).
- (es) Eugenio Castillo, « P-33 Espalmador », sur Los Barcos de Guerra de Eugenio (consulté le ).
- ↑ « El Patrullero P-33 Espalmador finaliza su vida operativa en Barcelona », sur LQT Defensa, (consulté le ).
- ↑ (ca) « Bandera de proa o tallamar de la patrullera Espalmador (P-33) de l'Armada Espanyola », sur Museu Marítim Barcelona, (consulté le ).
Liens externes
- (es) « Patrullero Espalmador, el rápido », sur En visita de cortesía, (consulté le ).
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