Esprit-Marie Cousinéry

Esprit-Marie Cousinéry
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Consul général
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Esprit-Marie Cousinéry (né le [1],[3] à Marseille et mort le à Paris) est un diplomate, archéologue et numismate français.

Biographie

« Las Incantadas », portique à caryatides et atlantes sur le côté sud du forum romain. Gravure de 1831 pour le Voyage dans la Macédoine d'Esprit-Marie Cousinéry. Les sculptures sont aujourd'hui au musée du Louvre.

Esprit-Marie Cousinéry était le troisième des treize enfants de l'avocat Barthélemy Cousinéry et de son épouse, Louise David, issue d'une famille d'imprimeurs. Il naquit le à Marseille où il fit aussi ses études classiques. Il entra dans la carrière diplomatique grâce à son cousin, Claude Cousinéry, lui-même consul. Esprit-Marie Cousinéry commença sa formation au consulat de France à Gênes puis fut nommé en 1769 chancelier dans celui de Trieste. À partir de 1773, il occupa le même poste de chancelier au consulat de Salonique. Il y devint vice-consul en 1776. Il fut nommé à Smyrne en 1779. Il revint assurer l'intérim du consulat à Salonique entre 1783 et 1785, date à laquelle il prit officiellement le poste[1].

En 1792, lorsque le comte de Choiseul-Gouffier, ambassadeur à Constantinople quitta précipitamment ses fonctions pour se réfugier en Russie, Cousinéry accueillit Louis-François-Sébastien Fauvel avec qui il explora pendant huit mois la Thrace et la Macédoine. En , le gouvernement révolutionnaire le considéra comme royaliste et le démit de ses fonctions. Il se réfugia à Smyrne où une partie de ses frères s'étaient installés[1],[4]. Il y resta dix ans avant de pouvoir rentrer en France. La Restauration le renvoya comme consul à Salonique. Il n'y resta que deux ans de 1815 à 1817. Il prit sa retraite en 1818 en Provence. Il fut alors fait chevalier de la Légion d'honneur et élu à l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1830[1].

En 1786, Esprit-Marie Cousinéry possédait déjà une collection de plus de 5 000 monnaies antiques[5]. En 1803 puis 1809, il proposa au Cabinet des médailles de lui acheter ses 9 070 pièces. La France ayant refusé, la collection fut acquise par le Cabinet royal de Munich. Son second consulat à Salonique lui permit d'acquérir 4 057 monnaies, elles aussi achetées ensuite par la Bavière[6].

Il avait épousé une Grecque et s'engagea pour la cause grecque lors de la guerre d'indépendance grecque[7].

Annexes

Ouvrages

  • Recueil de lettres critiques, historiques et numismatiques sur une inscription trouvée à Rosette pendant le séjour des armées françaises en Ægypte, Paris 1810
  • Essai historique et critique sur les monnaies d’argent de la ligue Achéenne, Paris, 1825
  • Voyage dans la Macédoine, contenant des recherches sur l’histoire, la géographie et les antiquités de ce pays, (2 vol.), Paris 1831.

Bibliographie

  • Louis Bergasse, Un consul de France en Orient, Esprit Cousinéry, voyageur, archéologue et numismate (1747-1833), Marseille, 1932.
  • Ph.-E. Legrand, « Biographie de Louis-François-Sébastien Fauvel, antiquaire et consul (1753-1838) », Revue archéologique, 3e série, no XXX,‎ , p. 41-66 (lire en ligne, consulté le ).
  • Hélène Nicolet-Pierre, « Eckhel, Cousinéry et quelques autres », Revue numismatique, vol. 6, no 29,‎ , p. 198-215 (lire en ligne, consulté le ).
  • (en) Daniela Williams, « Esprit-Marie Cousinéry (1747-1833) », International Numismatic Council, Compte rendu 59, , p. 27-37.
  • Anne Mézin, Les consuls de France au siècle des lumières (1715-1792), Peter Lang, 1998
  • Émile Perrier, Les bibliophiles et les collectionneurs provençaux anciens et modernes : arrondissement de Marseille, Barthelet et Cie, 1897

Références

  1. Williams 2012, p. 27
  2. ↑ Louis Bergasse, Souvenirs de Marseille et des échelles du Levant au XVIIIe siècle, Barlatier, (lire en ligne)
  3. ↑ Il est né le 6 juin et baptisé deux jours plus tard[2], ce qui amène de nombreuses sources à indiquer le 8 juin 1747 comme date de naissance.
  4. ↑ Legrand, p. 65-66
  5. ↑ Williams 2012, p. 29
  6. ↑ Williams 2012, p. 30
  7. ↑ Williams 2012, p. 32

Liens externes

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