Estelle Ceccarini

Estelle Ceccarini
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Biographie
Naissance
Nationalité
Activités
Italianiste, poétesse
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Directrice de thèse
Perle Abbrugiati (d)
Distinctions
Prix Frédéric-Mistral ()
Prix Ostana de langue occitane (d) ()

Estelle Ceccarini, née à Nîmes en 1978, est une italianiste et poétesse française d'expression provençale.

Biographie

Origines et formation

Née en 1978[1] à Nîmes[2],[3], fille d'un manadier[4] de chevaux[5], Estelle Ceccarini s'« enracin[e] » en Petite Camargue[3].

Elle « prend le ruban » à la Fèsto vierginenco à quinze ans, où elle prononce un premier discours en provençal rédigé par André Dupuis[5]. Elle étudie ce parler[6],[5] au lycée[3].

Après une classe préparatoire[3], elle intègre l'École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud au sein de la promotion 1999[7], et obtient l'agrégation d'italien[4] en 2002, puis un doctorat ès études romanes en 2006[8].

Carrière universitaire

Elle enseigne cette discipline comme maîtresse de conférences à l'université d'Aix-Marseille[2].

Elle est également qualifiée en langues régionales par le Conseil national des universités[9].

Elle appartient à l'Association internationale d'études occitanes[10].

En 2019, elle fonde avec Paul Martin-Granel[11] les Rencontres de Salinelles, dédiées à la création littéraire dans les divers dialectes de l'occitan[12].

Production littéraire et intellectuelle

Recherches sur les littératures italienne et provençale

Ses recherches savantes portent d'abord les récits de résistance en italien[9].

Elle élargit ensuite son domaine à la littérature provençale, d'abord au travers des écrits de Max-Philippe Delavouët[9].

Poèmes et contes

Elle commence à écrire de la poésie pendant ses études supérieures, à l'en croire « pour surmonter le mal du pays » alors qu'elle réside en région parisienne[4]. Elle publie ses premiers textes, rédigés d'emblée[13] en provençal suivant la graphie mistralienne[4], en 2011[14] dans La Pounchudo[3].

En 2015, paraît un premier « conte poétique sur l'origine légendaire du cheval Camargue »[13], L'Istòri dóu pichot chivau[4]. Suivent Chivau (2016), Li Piado dóu matin (2018) et Trelus di jour (2020) — recueils poétiques comportant chacun une traduction française de l'autrice en vis-à-vis[4].

Ce dernier ouvrage est assimilé par Philippe Blanchet à une « sorte d'évènement », qui la range « parmi les grandes œuvres poétiques provençales »[15].

L'ensemble de son œuvre littéraire lui vaut le prix Frédéric-Mistral en 2023[4], puis le prix Ostana (en) de langue occitane en 2025[16],[1].

Ouvrages

  • Les Écrits des résistantes italiennes : l'expression plurielle de la résistance entre témoignage et quête de soi, Neuville-sur-Saône, Chemins de traverse, 2014 (ISBN 978-2-313-00510-1).
  • L'Istòri dou pichot chivau [L'Histoire du petit cheval] (ill. Grégory Bonfillon (d), Salinelles, L'Aucèu libre, 2O15 (ISBN 978-2-917111-34-5).
  • Chivau [Chevaux] (ill. Florent Gardin (d)), L'Aucèu libre, 2016 (ISBN 978-2-917111-37-6).
  • Li Piado dóu matin [Les Traces du matin] (préf. Philippe Gardy, ill. Ludovic Iacovo), L'Aucèu libre, 2018 (ISBN 978-2-917111-48-2).
  • Trelus di jour [Lumières des jours], L'Aucèu libre, 2020 (ISBN 978-2-917111-62-8).
  • Dir. avec Monica Longobardi, E nadi contra suberna : essere trovatori oggi, Milan, Ledipublishing, 2020 (ISBN 978-88-5526-387-0).
  • Blanche, la steppe, Saint-Gervasy, La Margeride, 2021.
  • Dir. avec Virginie Culoma Sauva et Riccardo Viel, Langues d'Italie : dialectes, plurilinguisme et création, Aix-en-Provence, Presses universitaires de Provence, 2022 (ISBN 979-10-320-0432-6).
  • Lou Fiéu tèune de la joio [Le Fil fragile de la joie], Roquedur, Les Monteils, 2023.

Notes et références

  1. (it) « Estelle Ceccarini,Premio-lingua-occitana », sur chambradoc.it;
  2. Fourié 2020.
  3. Moucadel et al. 2024, p. 217.
  4. Laurent Rugiero (d), « Prix Mistral 2023 à Arles : Estelle Ceccarini, la poésie en provençal comme cheval de bataille », La Provence,‎ (lire en ligne).
  5. Sarah Collet (sous la dir. de Yan Lespoux), Camargue : évolution d'un mythe territorial autour des manades : de la Nacioun Gardiano à la manade contemporaine (de 1909 à nos jours) (thèse de doctorat ès études occitanes), université Montpellier-III, 2024, p. 21 de la section « Annexes » (présentation en ligne)
  6. « La jeune universitaire, Estelle Ceccarini a présenté ses poésies à la librairie Lettres vives », Midi libre,‎ (lire en ligne).
  7. https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000000582176.
  8. Estelle Ceccarini, « Les écrits des résistantes italiennes : l'expression plurielle de la Résistance au féminin entre témoignage et quête de soi », sur theses.fr, Aix-Marseille 1, (consulté le ).
  9. https://www.livre-provencealpescotedazur.fr/ressources/annuaire/personnes/ceccarini-estelle-333.
  10. « Association Internationale d'Études Occitanes », sur AIEO (consulté le ).
  11. Moucadel et al. 2024, p. 228.
  12. Michel Neumuller (d), « Lo festenau que totei esperàvan [Le festival que tous espéraient », Aquò d'aquí, 20 juin 2019.
  13. Paganelli, Verny et et al. 2019.
  14. « Clavo » et « Lengo », no 45, décembre 2011, p. 36.
  15. Recension par Philippe Blanchet dans la Revue d'études d'oc, no 173, 2021, p. 117.
  16. (it) Devis Rosso, « Dalla lingua bretone alle voci da Galizia e Burkina Faso: ecco il Premio Ostana », La Stampa,‎ (lire en ligne, consulté le ).

Annexes

Bibliographie

  • [Paganelli, Verny et al. 2019] « Estello Ceccarini/Estelle Ceccarini », dans Norbert Paganelli et Marie-Jeanne Verny (dir.) (préf. Jean-Pierre Siméon), Par tous les chemins : florilège poétique des langues de France, Bordeaux, Le Bord de l'eau, (ISBN 978-2-3568-7625-6), p. 346-348.
  • [Kamakine 2020] (fr + oc-gascon) « Estello Ceccarini », dans Pauline Kamakine (éd.), Paraulas de hemnas, Landorthe, Reclams, (ISBN 978-2-909160-65-8), p. 255-259.
  • [Fourié 2020] « Ceccarini (Estelle) », dans Jean Fourié, Dictionnaire des auteurs de langue d'oc de 1800 à nos jours : supplément à l'édition de 2009, Aix-en-Provence, Félibrige, (ISBN 978-2-9571-3200-3), p. 103.
  • [Tritto 2024] Magali Tritto (d), « Campagnes et poésie contemporaine : lecture, écriture et terrain dans les pratiques pédagogiques », Relief, vol. 18, no 1,‎ , p. 68-85 (lire en ligne) — à propos d'Estelle Ceccarini, Aurélie Olivier, Sonia Moretti et Laetitia Gaudefroy Colombot.
  • [Moucadel et al. 2024] (oc-provenc) « Estello Ceccarini », dans Aguste Chabaud e li Gravesounen : escri prouvençau (préf. René Moucadel), Graveson, CREDD'O, (ISBN 978-2-9552415-5-4), p. 227-232.

Liens externes

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