Estelle Lacoursière

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(à 86 ans) Trois-Rivières |
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«La soeur verte» |
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Rose-Estelle Lacoursière-Lessard, née à Saint-Léon-le-Grand, au Québec, le , et morte le à Trois-Rivières[1], est une religieuse, professeure, botaniste et écologue québécoise. Elle fut la première femme à obtenir une maîtrise en science forestière à l'Université Laval, en 1969[1]. Elle commença son service religieux dès l'âge de 13 ans et il dura jusqu'à sa mort[2] même si sa carrière professionnelle fut plutôt centrée sur l'enseignement et l'étude de la botanique (lui valant le surnom de «sœur verte»). Elle obtient, à l’âge de 17 ans, son brevet d’enseignante et, pendant les trois années suivantes, elle enseignera de la 1re à la 7e année dans le même local[3].
Elle enseignait la botanique à l'Université du Québec à Trois-Rivières au département de géographie et d'écologie dont elle participa à la création[1]. Elle a aussi enseigné au secondaire et au collégial[4]. Elle fit également des recherches en botanique pour cataloguer des espèces végétales au compte de l'herbier de l'université (renommé en son nom post-mortem), ses efforts lui ayant permis d'y ajouter 20 000 espèces[1]. Elle retournera à l’école en 1971 pour compléter sa formation en hydrobiologie à travers un stage de perfectionnement. Elle étudiera les méthodes d’étude de la végétation à l’Université Emory, à Atlanta, en 1985, ainsi que les télécommunications et l’enseignement en 1987 à l’Erindale College de l’Université de Toronto[5].
Elle fut également célébrée pour ses efforts écologistes avant-gardistes de vulgarisation et de défense de l'environnement et du développement durable, qui lui permirent de préserver et d'améliorer l'écologie du campus en plus de solidifier dans l'esprit populaire l'aster à feuilles de linaire comme emblème de Trois-Rivières (qui ne pousse que dans sa région immédiate)[1].
Elle a contribué à 38 comités et conseils, tels que les réserves écologiques, le Biodôme de Montréal, le Canadian Global Change Program, Saint-Laurent Vision 2000 et le parc industriel de Bécancour[6].
Publications
- Estelle Lacoursière (ill. Pierre Leduc), L'arbrier québécois, Québec science, , 64 p. (ISBN 9782920073173)
- Estelle Lacoursière (ill. Pierre Leduc), L'herbier québécois, Presses de l'Université de Québec, coll. « Série Québec science nature », , 99 p. (ISBN 9782920073227)
- Estelle Lacoursière et Julie Therrien (ill. Claire Tremblay), L'étang approvoisé, Broquet, , 101 p. (ISBN 9782890001343)
- Estelle Lacoursière et Julie Therrien (ill. Claire Tremblay), L'érablière apprivoisée, Broquet, , 120 p. (ISBN 9782890004030)
- Estelle Lacoursière et Julie Therrien (photogr. Michel Sokolyk), Fleurs sauvages du Québec, De l'homme, , 272 p. (ISBN 9782761914239)
- Estelle Lacoursière, Biodiversité des milieux humides[7]
Ses interventions ont donné lieu à 26 articles de journaux et 48 entrevues diffusées au Québec[6].
Distinctions
- 1987 - Prix Northern Telecom en études canadiennes de l'Association canadienne française pour l'avancement des sciences
- 1998 - Membre du Cercle des Phénix
- 2001 - Officier de l'Ordre national du Québec[8]
- 2002 - Médaille Gloire de l'Escolle
- 2006 - Membre de l'ordre du Canada
- 2010 - Nomination d'un parc à son nom[9]
- 2019 - Doctorat honoris causa de l'Université du Québec à Trois-Rivières
Notes et références
- Sébastien Lacroix, « La sœur verte a rendu l’âme après une vie au service de l’environnement », sur Le Nouvelliste, (consulté le ).
- ↑ « La soeur verte, l’ursuline Estelle Lacoursière, est décédée », sur Radio-Canada.ca, (consulté le ).
- ↑ Pierre J. H. Richard, « Soeur Estelle Lacoursière (1935-2021) : la Foi en la Vie », Périodique scientifique, vol. Volume 146, no Numéro 1, , p. 30 (lire en ligne
[PDF])
- ↑ Pierre J.H. Richard, « Sœur Estelle Lacoursière (1935-2021) : la Foi en la Vie », Consortium- Périodique de revue scientifique, vol. Volume 146, no Numéro 1, , p. 29 (lire en ligne
[PDF])
- ↑ Pierre J.H. Richard, « Soeur Estelle Lacoursière (1935-2021) : la Foi en la Vie », Périodique scientifique, vol. Volume 146, no Numéro 1, , p. 31 (lire en ligne [PDF])
- Pierre J. H. Richard, « Soeur Estelle Lacoursière (1935-2021) : la Foi en la Vie », Périodique scientifique, vol. Volume 146, no Numéro 1, , p. 31 (lire en ligne
[PDF])
- ↑ Marie-Josée_Montminy, « Un parc en l'honneur de soeur Estelle Lacoursière », sur Le Nouvelliste, (consulté le )
- ↑ « Estelle Lacoursière – Ordre national du Québec », sur www.ordre-national.gouv.qc.ca (consulté le )
- ↑ « Parc Estelle-Lacoursière - Trois-Rivières (Ville) », sur toponymie.gouv.qc.ca (consulté le )
Liens externes
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