Esther López Barceló
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| Députée au Parlement valencien Circonscription autonomique d'Alicante | |
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Esther López Barceló |
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Ignacio Blanco Giner (d) (depuis ) |
Esther López Barceló (Alicante, 1983) est une historienne et écrivaine espagnole. De 2011 à 2015, elle a siégé au Parlement valencien comme députée pour Esquerra Unida (EUPV) et a été une des promotrices de la Loi sur la mémoire historique. Elle a oeuvré pour la récupération de la mémoire démocratique.
Parcours
Née à Alicante, elle est la fille des écrivains et professeurs Adriana Barceló Mira et Gabriel López Mingot. Diplômée en Histoire (spécialité Archéologie) à l'Université d'Alicante, ella a aussi étudié l'anthropologie physique et l'anthropologie judiciaire. En 2004, elle a participé à la première exhumation des fosses communes du franquisme dans d'un cimetière à Almansa. Son engagement dans ce domaine l'a menée à écrire en 2011 Testimonio de la memoria[1], un livre qui recueille les témoignages de victimes du franquisme, publié par l'association "Guerre, Exil et Mémoire historique du Pays valencien" (AGE-PV), organisation qu'elle a co-fondée[2],[3],[4],[5].
En 2009, elle a été élue responsable des Jeunesses de Izquierda Unida et a été candidate aux élections du Parlement européen, sans obtenir suffisamment de voix pour devenir eurodéputée. Quelques années plus tard, aux élections de la communauté autonome de 2011, elle est sur les listes de Esquerra Unida del País Valencià (EUPV) pour Alicante et, entre 2011 et 2015, elle a siégé comme députée pendant la VIIIe Législature de la Communauté de Valence. Il a été une des promotrices de la loi sur la mémoire historique, première proposition de loi sur ce thème à faire l'objet d'un débat au sein des Cortes valencianas[6],[7].
Elle fut ensuite cheffe de cabinet du conseiller municipal de l'Économie et des Finances de la Mairie de Madrid, Carlos Sánchez Mato (IU), pendant le gouvernement de Ahora Madrid, jusqu'à ce qu'elle obtienne une place de professeur intérimaire à Valence en 2017. Pendant ce temps elle a coordonné différentes actions politiques comme la création du premier rapport d'impact du genre sur les budgets municipaux de Madrid, ainsi que l'introduction de clauses sociales dans les marchés publics de l'hôtel de ville[8],[9],[10].
En 2017, elle a publié La conquête des villes, avec une préface d'Alberto Garzón, un livre d'entretiens avec des représentants politiques des “Mairies du changement”, qui ont remporté les principales villes espagnoles lors des élections municipales de 2015: entre autres Madrid avec Manuela Carmena et Barcelone avec Ada Colau[11].
En , Esther López a présenté aux Cortes Generales une proposition de loi de mémoire démocratique, conjointement avec le coordinateur de Izquierda Unida, Alberto Garzón et des représentants d'associations de mémoire. En 2023, le service de l'éducation de la Généralité valencienne a lancé un programme de cours consacré à la mémoire démocratique, sur les effets sociaux, politiques et culturels de la dictature franquiste, et en a confié la coordination à Esther López[12],[13],[14].
En 2023, elle a publié son premier roman, intitulé Lorsqu'il ne restera plus personne, qui raconte le bombardement par l'aviation fasciste du Marché central d'Alicante dans lequel moururent des centaines de personnes. Partant de l'histoire de ses grands-parents, Pilar et Gabriel, elle les transforme en deux personnages qu'elle situe dans l'Espagne de la guerre civile et des premières années de la dictature[15],[16],[17],[18],[19].
Dans son essai L'art d'invoquer la mémoire (2024), Esther López expose comment les prisonnières politiques du franquisme, spécifiquement des prisons de Ségovie et de Ventas, utilisaient un langage secret pour communiquer et résister à la répression. Ce code, dissimulé dans des carnets d'ouvrage, leur permettait de transmettre de l'information sur l'extérieur et l'intérieur du Parti Communiste d'Espagne (PCE). Manolita del Arco était une des prisonnières qui a développé et utilisé ce langage pour maintenir en vie les réseaux de communication et de résistance. Ni Esther López ni le fils de Manolita, l'écrivain Miguel Ángel Martínez del Arco, n'ont réussi à déchiffrer le code. Cette oeuvre souligne l'importance de la mémoire historique et le génie des femmes pour préserver leur histoire et résister à l'oppression[20],[21].
Elle a aussi collaboré comme éditorialiste et critique littéraire dans des médias tels que La Marea, ElDiario.es, Valencia Plaza, Público, El País SModa[22],[23] et Adiós Cultural.
Reconnaissance
Esther López Barceló a été récompensée deux fois pour son travail parlementaire pendant la VIIIe législature du Parlement valencien. En 2012, elle a reçu La Tuerka d'Or pour le meilleur discours parlementaire féminin, un prix attribué par le programme de télévision La tuerka de Télé K dirigé par Pablo Iglesias Turrión. En 2014, elle a reçu, avec d'autres députées comme Mireia Mollà de Compromís et Clara Tirado du Parti socialiste du Pays valencien (PSPV), un des prix des XXIIIe Prix Turia, attribués chaque année par la revue culturelle valencienne Cartelera Turia à la meilleure contribution civique[24],[25].
Oeuvre
- 2011 – Testimonio de la memoria (Témoignage de la mémoire). Association Guerre, Exil et Mémoire historique du Pays valencien (AGE-PV)[26]
- 2017 – La conquista de las ciudades: las confluencias que hicieron posibles los Ayuntamientos del cambio. (La conquête des villes: les confluences qui ont rendu possibles les Mairies du changement). Préface d'Alberto Garzón. Icaria Éditorial. (ISBN 9788498887808).
- 2023 – Cuando ya no quede nadie (Lorsqu'il ne restera plus personne) Editorial Grijalbo. (ISBN 9788425362842)[27].
- 2024 – El arte de invocar la memoria. Anatomía de una herida abierta. (L'art d'invoquer la mémoire. Anatomie d'une plaie béante). Barlin Paysage. (ISBN 978-8412803228).
Voir aussi
- Loi sur la mémoire historique
- Victimes de la répression pendant la dictature franquiste
- Prisonniers politiques d'Espagne
Références
- ↑ (es) Esther López Barceló, « Testimonio de la memoria » [PDF], sur estherlopezbarcelo.com, (consulté le )
- ↑ (es) « Las fosas comunes del franquismo en la provincia, una visión general », Mapa de la memoria democrática de Albacete (consulté le )
- ↑ (es) EDICIONES PLAZA S.L, « ENTREVISTA | Esther López Barceló: "La muerte define nuestra identidad y nuestra sociedad" », Cultur Plaza (consulté le )
- ↑ (es) « Esther López: “La ley de amnistía y el consenso de la judicatura y del bipartidismo han convertido lo que sucedió en la Dictadura en el crimen perfecto” », AraInfo · Diario Libre d'Aragón, (consulté le )
- ↑ « Público.es - España amanece republicana », especiales.publico.es (consulté le )
- ↑ (es) EDICIONES PLAZA S.L, « Los 'exiliados' de EU toman protagonismo en la candidatura de Alberto Garzón », Valencia Plaza (consulté le )
- ↑ « Cayo Lara: 'La salida de la crisis no está con más derecha, sino por la izquierda' | elmundo.es », www.elmundo.es (consulté le )
- ↑ (es) sergi pitarch | valencia, « Manuela Carmena ficha a Esther López », Levante-EMV, (consulté le )
- ↑ (es) « Representantes del Ayuntamiento se reúnen con la agencia de rating Standard & Poor´s - Ayuntamiento de Madrid », www.madrid.es (consulté le )
- ↑ (es) « Manuela Carmena ficha a la ex diputada de EU, Esther López », ELMUNDO, (consulté le )
- ↑ (es) Adolf Beltran, « "Hay que luchar por asuntos en los que nos va la vida, como la financiación autonómica" », elDiario.es, (consulté le )
- ↑ (es) Público TV, « Público Tv - IU presenta la proposición de ley de memoria histórica », Público TV, (consulté le )
- ↑ (es) « Víctimas del franquismo aplauden la ley de IU para "poner fin al olvido" », La Vanguardia, (consulté le )
- ↑ (es) Lucas Marco elDiariocv, « La Generalitat Valenciana ficha a la exdiputada e historiadora Esther López Barceló para el Aula Didáctica de la Memoria Democrática », elDiario.es, (consulté le )
- ↑ (es) « El bombardeo de la aviación fascista al mercado central de Alicante en la novela de Esther López Barceló », infobae, (consulté le )
- ↑ (es) Marta Rojo, « “Hacer memoria de los vencidos no es romantizar el pasado, sino avanzar hacia el futuro” », El País, (consulté le )
- ↑ (es) « Esther López Barceló presenta su novela "Cuando ya no quede nadie" », www.santandercreativa.com (consulté le )
- ↑ (es) Daniel de la Fuente, « Esther López Barceló: "¿Qué tipo de sociedad somos si no podemos recuperar los huesos de nuestros antepasados asesinados?" », cadena SER, (consulté le )
- ↑ (es) EDICIONES PLAZA S.L, « ENTREVISTA | Esther López Barceló: "La muerte define nuestra identidad y nuestra sociedad" », Cultur Plaza (consulté le )
- ↑ (es) María Palau Galdón, « (6p)LPA (GLA5N): el lenguaje secreto que las presas del franquismo escondían en sus cuadernos de labor », El País, (consulté le )
- ↑ (es) Laura Martínez, « 'El arte de invocar la memoria': desenmarañar la madeja del tiempo », elDiario.es, (consulté le )
- ↑ (es) Esther López Barceló, « Las mujeres que consiguieron romper el silencio sobre cómo funcionaba el terrorífico Patronato de la Mujer », El País, (consulté le )
- ↑ (es) Esther López Barceló, « ‘Una vida Bárbara’: violencia machista ante la mirada impasible de la sociedad española », El País, (consulté le )
- ↑ (es) « XXIII PREMIS TURIA 2014 – Cartelera Turia », (consulté le )
- ↑ (es) « Cartelera Turia premia a Lázaro, Trueba y Barroso en su 50 aniversario », La Vanguardia, (consulté le )
- ↑ (es) Esther López Barceló, « » [PDF], sur estherlopezbarcelo.com, 2011 (consulté le 17 septembre 2025)
- ↑ Esther López Barceló, Cuando ya no quede nadie, Grijalbo, (ISBN 978-84-253-6284-2)
Liens externes
- Page web officiel d'Esther López Barceló
- Articles d'Esther López Barceló en Eldiario.es
- Articles d'Esther López Barceló en Public
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