Eugène Manescau

Eugène Manescau en 1911

Eugène Jean Camille Joseph Manescau, né le à Pau et décédé le dans le 15e arrondissement de Paris[1], est un peintre, ténor, compositeur et chansonnier français[2]. Il publiera également sous le nom de Camille Manceau[3].

Biographie

Il est le fils de Pierre Manescau, directeur d'assurances, et de Marie Vivanco. Bien qu'issu d'une famille plus qu'aisée, il est obligé, dès l'âge de seize ans, de subvenir lui-même à ses besoins. Très jeune, il apprend la peinture et enlève un premier prix d'anatomie à l'Académie des Beaux Arts de Bordeaux, sous la direction de MM. Braquehaye et Lauriol. Un tableau du Château de Pau de Manescau fut exposé à la mairie. A dix-neuf ans, il interrompt brusquement ses études pour partir à Paris et choisit Montmartre comme résidence. Pour vivre, il se livre à la confection de dessins de broderie pour la maison Emery et Leroy, de la rue de la Paix ; puis il veut essayer pour son compte personnel le commerce de broderie, mais sa tentative ne réussit pas. Il se remet alors à travailler pour autrui, tout en suivant les cours de Ricquier[4].

Doué d'une belle voix de ténor, Manescau débute à l'été 1896 au Divan-Japonais, sous la direction d'Habrekorn, avec un répertoire formé de chansons de Nadaud, de morceaux d'opéra-comique et de grandes romances. Il entre ensuite aux Bouffes Parisiens, direction Grisier, y joue le Puycardas de Miss Helyett et profite des loisirs que lui laisse la scène pour prendre des leçons d'harmonie de Georges Paul et de Joé Hayden. Enfin il débute comme compositeur, en 1897, aux Noctambules avec Mariannik, La Chanson du Vieil Aveugle, Et ton Cœur, Dans les Vagues, Chevaux fantômes, Les Vieilles de chez nous et Credo Payen. Il monte l'année suivante au Conservatoire de Montmartre, où il produit Au Son des Cloches, qui obtient un gros succès, La Légende de la Châtelaine et Des Hommes. Il est, quelques mois après, engagé aux Funambules, pour être le récitant de Panthéon-Courcelles, de Georges Courteline. En 1899, il entre aux Quat'-z-Arts et se produit la même année aux Mathurins et à l'Ane-Rouge, la Lune rousse, Al'Tartaine, etc. C'est comme cela qu'il rencontre Maurice Lucas et Gaston Couté avec qui il collabora plus tard.

Manescau écrira près de 300 musiques pour des chansons ou des mélodies. On peut retenir La source, La forêt, Sans moustaches, les Fils de la Vierge, L'orgue etc. La plus connue restant Au son des cloches, dont les paroles ont été écrites par Maurice Lucas.

Il écrira une symphonie avec choeurs : L'âme de Paris ; un drame lyrique sur un livret de Jean Sartène Juana ; un pantomime du même auteur Elle ; un ballet en un acte La libellulle, ainsi que des marches, valses et ouvertures symphoniques. Manescau sera aussi l'auteur de nombreux sketchs et pièces de théâtre.

Le , il est fait Officier d'Académie par décision du ministre de l'Instruction Publique et des Beaux Arts[5].

Dans les années 1930, Manescau participera activement à la revue Nos Chansons Françaises dirigée par Henri Colas et André Chenal, ainsi qu'aux soirées gratuites de La Chanson de Paris.

Manescau enregistra à partir de 1907, comme chanteur, quelques 8 faces pour Pathé-Frères, de chansons populaires régionales : Aquets adious, Roussignoulet, Beth ceü de Paü etc.

Chansons (liste partielle)

  • Et ton cœur (1897) Texte de Paul Lorans.
  • L'aumône (1897) Texte de Paul Lorans.
  • Les lilas blancs (1897) Texte de Paul Lorans.
  • Voilà le Plaisir (1898) Paroles d'Eugène Manescau.
  • Au son des cloches (1898) Texte de Maurice Lucas.
  • Ce que l'on boit ! (1899) Texte de Maurice Lucas
  • La Légende du vieux moulin ! (1899) Texte de Maurice Lucas
  • Bibi la Purée (1899) Texte de Julien Larroche.
  • Dans les Vagues ! (1899) Texte de Paul Lorans.
  • La Ceinture de Lise (1899) Texte de Jean Gay
  • Des Hommes ! (1899) Texte de Charles Quinel.
  • La Fille à not meunier ! (1899) Texte de Gaston Couté.
  • La Brune ! (1900) Texte de Georges Arnould et Charles Quinel.
  • La Jeanneton ! (1900) Texte de Jules Lafforgue.
  • Pour ma Mie ! (1900) Texte de Charles Quinel.
  • La Légende de la châtelaine ! (1900) Texte de Jules Lafforgue.
  • Le Chant des vilains ! (1900) Texte de Paul Gaudray.
  • Je vous parle d'Amour ! (1900) Texte de Jean-Baptiste Clément.
  • Les Sillons ! (1900) Texte de Paul Lorans.
  • Quand on voisine ! (1900) Texte de Jean-Baptiste Clément.
  • Le Saint-Marceaux ! (1901) Texte de Henri Lelièvre.
  • Les Conscrits ! (1901) Texte de Jean-Baptiste Clément.
  • J'ai cru (1901) Texte de Henri Lelièvre.
  • Veillée d'automne ! (1901) Texte d'Albert Cuvilliez.
  • Les Sourires (1901) Texte d'Émile Plessis.
  • Credo païen. (1901) Texte de Charles Quinel.
  • Elle chante ! (1901) Texte de Henri Lelièvre.
  • Les vieilles de chez nous (1902) Texte de Jules Lafforgue.
  • Les Gas et les filles ! (1902) Texte de Gaston Couté.
  • Ode à la liberté ! (1902) Texte de Paul Gaudray.
  • Les Girouettes ! (1902) Texte de Lucien Boyer.
  • Rêves d'amant ! (1902) Texte de Paul Lorans.
  • Ma pauvre Jeanneton ! (1902) Texte d'Edgard Verdeau.
  • Faut choisir ! (1902) Texte d'Émile Plessis.
  • La Chanson du qui ! (1903) Texte de Charles Quinel.
  • La Forêt ! (1903) Texte de Jacques Roullet.
  • La Source ! (1903) Texte de Jacques Roullet.
  • Un Soupir (1903) Texte de Jean-Baptiste Clément.
  • Chimères et songes ! (1903) Texte d'Émile Plessis.
  • Triolets amoureux ! (1903) Texte d'Emile Guérin-Catelain.
  • Regrets d'automne (1903) Texte d'Emile Guérin-Catelain.
  • La Cigarette (1904) Texte de Gaston Couté.
  • Mois doré ! (1904) Texte de Jean-Baptiste Clément.
  • Ma Charmante ! (1904) Texte de Jean-Baptiste Clément.
  • Petits Bâteaux ! (1904) Texte de Maurice Lucas
  • Femme, si tu fais un enfant ! (1904) Texte de Jean-Baptiste Clément.
  • Jean-Jean ! (1904) Texte de Jean-Baptiste Clément.
  • Ma Charmante ! (1904) Texte de Jean-Baptiste Clément.
  • Les Fils de la Vierge (1907) Texte de Victor Thomas.
  • Je t'aime tout de même ! (1907) Texte de Jean-Baptiste Clément.
  • Rondes enfantine (1907) Texte de Jean-Baptiste Clément.
  • Ma Vigne pousse ! (1907) Texte de Gaston Couté.
  • Au Printemps dernier (1908) Texte de Jean-Baptiste Clément.
  • Rien n'est plus doux ! (1908) Texte de Blue Devils (Pseudonyme de Marie-Louise Bergeron).
  • "Elle", c'est vous !... (1909) Texte de Jean-Baptiste Clément.
  • Le don Émile Loubet (1910) Texte de Vincent Hyspa.
  • Les Promis d'amour (1910) Texte de Jacques Sainte-Foy.
  • Cantilène à l'aimée (1910) Texte d'Emile Guérin-Catelain.
  • Le z'oiseau d'amour (1911) Texte d'Achille Moch.
  • Quand ils s'en vont (1911) Texte de Marc Hely et Virgile Thomas, musique composée en collaboration avec Raoul Soler.
  • Lison si jolie (1911) Texte de Dominus (Pseudonyme de Jules Alla), musique composée en collaboration avec Raoul Soler.
  • N. U. nu, c'est tout nu (1911), Texte de Maxime Brienne.
  • Ce que je t'ai donné (1911) Texte de Jeanne Aymard.
  • Petit porcher (1912) Texte de Gaston Couté.
  • A l'ombre des Cyprès (1913) Texte de Maurice Michel
  • Hymne à la Tamise (1914) Texte de Victor Thomas.
  • La Marche au néant (1921) Texte d'Henri de Fleurigny.
  • Le Legs (1921) Texte d'Henri de Fleurigny.
  • Fantômes (1921) Texte d'Henri de Fleurigny.
  • Tes jolis yeux (1922) Texte de Vadorin de Volgrè.

Références

  1. « Actes d'état civil », sur archives.paris.fr (consulté le )
  2. « Eugène MANESCAU - Artiste Béarnais. », sur Site Jimdo de phonofolies! (consulté le )
  3. « Camille Manceau (1869-1940) », sur data.bnf.fr (consulté le )
  4. Léon de (1857-1915) Auteur du texte Bercy, Montmartre et ses chansons : poètes et chansonniers / par Léon de Bercy ; orné de 5 portraits-charges par C. Léandre, (lire en ligne)
  5. « Journal officiel de la République française. Lois et décrets », sur Gallica, (consulté le )

Liens externes

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