Eugène de Labareyre
| Maire de Saint-Marcel-lès-Valence | |
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| - |
| Baron | |
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| - | |
| Prédécesseur |
Alexandre Laurent de Labareyre (d) |
| Successeur |
Louis Henri de Labareyre (d) |
| Naissance | |
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| Décès |
(à 67 ans) Saint-Marcel-lès-Valence |
| Nom de naissance |
Jean Henri Louis Eugène Garnier de Labareyre |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activité | |
| Père |
Alexandre Laurent de Labareyre (d) |
| Mère |
Eugénie du Besse (d) |
| Enfants |
| Arme | |
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| Grade militaire |
Général de brigade (à partir de ) |
| Conflits | |
| Distinctions |
Le général Eugène de Labareyre (1799-1867) est un officier français du XIXe siècle. Il est principalement connu pour avoir pris part au coup d'État du 2 décembre 1851 et pour avoir commandé la 2e brigade de cavalerie lors de la bataille de Solférino. Il est le 2e baron de Labareyre.
Famille
Fils du baron Alexandre Laurent Garnier de Labareyre et d'Eugénie du Besse, Jean Henry Louis Eugène Garnier de Labareyre nait le à Valence[1].
Il appartient à la famille Garnier de Labareyre et est l'ainé de Marie Henriette et d'Henry Alexandre de Labareyre, officier d'infanterie[2].
Le , il épouse Marie Louise Gorsas. De cette union sont issus deux enfants, Louis Henri, 3e baron de Labareyre et directeur de la banque de France de Grenoble et Georges, officier de cavalerie.
Biographie
En 1815, pendant les Cent-Jours, à peine âgé de 16 ans, il combat les troupes napoléoniennes et obtient un brevet de sous-lieutenant aux dragons de l'Hérault le [3].
Il fut ensuite diplômé de l'école de cavalerie de Saumur obtint le grade de lieutenant le et s'engagea la même année dans la campagne d'Espagne. Au cours de celle-ci il est proposé deux fois, en vain, pour la Légion d'honneur.
Le , il est promu capitaine et est attaché en qualité d'instructeur au 10e régiment de dragons[4].
Le il est chef d'escadrons au 3e régiment de chasseurs, puis est décoré de la Légion d'honneur le .
En 1846, il devient lieutenant-colonel au 10e régiment de chasseurs.
Le , il devient colonel du 12e régiment de dragons[5],[6].
Selon le journal de Toulouse, le [7].
Il est adoré de son régiment dans lequel il a fait régner constamment la plus exacte discipline. C'est un homme simple, droit, charitable, faisant le plus noble usage de sa fortune. Plein de fermeté et de modération, il allie les qualités de soldats à celles de l'homme du monde. Il est appelé dans l'un des départements placés sous l'état de siège, et l'on peut compter que les ennemis de l'ordre trouveront en lui un adversaire infatigable et déterminé.
Coup d'état du 2 décembre 1851
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Les 25 et , Louis Napoléon Bonaparte convie à deux chasses un petit nombre d'invités, qui seront tous des acteurs majeurs du coup d'état[8].
Le Prince-président réunit Lucien Murat, Achille Fould, Edgar Ney, Lionel de Toulongeon, le général de Montebello, le général Magnan, Charlemagne de Maupas, le général de Berckheim, le comte de Caumont, Charles de Morny et le colonel de Labareyre.
Le 2 décembre, Eugène de Labareyre, alors chef de corps du 12e régiment de dragons, mène celui-ci à Paris afin de prévenir d'éventuels affrontements, ceux-ci n'auront pas lieu[9].
Huit jours plus tard, il est promu au grade d'officier de la Légion d'honneur.
Second Empire
En 1852, il fait partie, avec le général Korte, le général de Grouchy, le général Partouneaux, le général de Goyon et le colonel de Rochefort de la commission qui adopte une réforme de l'instruction de l'hippologie militaire[10],[11].
En 1853, il participe, à la tête de la brigade de cavalerie légère composée des guides et du 4e chasseurs, aux grandes manœuvres de Satory ayant pour but de renforcer le jeune Second Empire[12].
Le , il devient général de brigade commandant la subdivision de l'Isère et des Hautes-Alpes, puis une brigade de cavalerie de l'armée de Lyon à la tête de laquelle il participe à la campagne d'Italie.
En 1856, afin de préparer la campagne d'Italie, il mène une brigade dont le 10e régiment de dragons à Lyon où elle est passée en revue par l'Empereur[13]. Il est l'objet des éloges du maréchal de Castellane[14].
Bataille de Solférino
En 1859, il participe à la bataille de Solférino à la tête de la 2e brigade de cavalerie de l'Armée d'Italie composée 1er et du 4e régiment de lanciers.
À la suite de cette bataille, il est promu commandeur de la Légion d'honneur et du Mérite militaire de Savoie.
Le , le maréchal de Castellane demande au maréchal Vaillant, ministre de la guerre à ce que la brigade des lanciers commandée par le général de Labareyre dont il vante la valeur soit mobilisée dans la campagne d'Italie[15].
Au plus fort de la bataille, le général de Labareyre intervient à la tête de la brigade des lanciers, se précipite sur les Autrichiens et permet le refoulement de leurs colonnes. Au cours de cette offensive, le prince Karl de Windisch-Graetz trouve la mort, le drapeau de son régiment, le 35e régiment d'infanterie autrichien est pris ainsi que 3 pièces de canons[16],[17],[18],[19]. L'offensive permet au général de Labareyre de faire un grand nombre de prisonniers[20],[21],[22]. Elle permet également la libération définitive de Casa Nuova (it)[23].
Cette offensive ranima l'ardeur de l'infanterie et eut un effet décisif sur l'issue de la bataille de Solférino au prix de pertes considérables dont celle de Pierre Ruinart de Brimont, chef de peloton[24].

Le , la Chronique publie sa lettre de félicitations au colonel de Boulancy[25].
Mon cher colonel,
Le 1er [régiment] de lanciers a eu hier, pendant la bataille de Solférino, l'attitude de vieux soldats qu'on aurait dit éprouvés depuis long-temps.
Il a fait une charge vigoureuse dont l'élan a arrêté les progrès des bataillons ennemis et a ranimé le courage de l'infanterie française qui, reprenant la charge, n'a pas tardé à reprendre à conquérir les fortes positions des Autrichiens en nombre, autour de la ferme de Campano.
Vos lanciers ont été dignes de la France et de l'Empereur, et, je veux qu'ils sachent que je suis heureux et fier d'avoir eu à commander à de pareilles troupes.
Recevez, etc...
Le général de Brigade, Comte de Labareyre
Le 24 aout 1859, la brigade de cavalerie entre dans Nice et le général de Labareyre est accueilli en héros aux cris de "Vive la France ! Vive l'Italie !"[26].
Retour en Ardèche
A partir d'aout 1859, il commande la subdivision de la Drôme et de l'Ardèche puis passa dans le cadre de réserve, le [27].
Le , il devient maire de Saint-Marcel-lès-Valence[28].
Retiré alors au château de Thodure, il y remplissait paternellement les fonctions de maire, lorsqu'il mourut le [29], " ayant toujours eu pour devise : Honneur et loyauté ", suivant l'expression d'un de ses compagnons d'armes[5].
Titre de noblesse
- 2e Baron de Labareyre (13 juin 1846 - 24 juin 1867)
Distinctions
Commandeur de la Légion d'honneur ()[1]
Commandeur de l'Ordre du Mérite de Savoie (1859)
Médaille commémorative de la campagne d'Italie ()
Notes et références
- « Base Léonore - Eugène de Labareyre »
- ↑ « Roglo »
- ↑ William Serman, Les origines des officiers français, 1848-1870 (lire en ligne), p. 170
- ↑ Charles d'Ollone (1865-1918) et général Paul Virvaire, Historique du 10e régiment de dragons, (lire en ligne), p. 577
- Brun-Durand, Dictionnaire Biographique de la Drôme, LABAREYRE (Jean-Henri-Louis-Eugène), (lire en ligne)
- ↑ Comité des travaux historiques et scientifiques, « Eugène de Labareyre »
- ↑ Journal de Toulouse, (lire en ligne)
- ↑ Journal des chasseurs | Chasses de S. A. le Prince-Président, Paris, (lire en ligne), p.83
- ↑ Le coup d'état du 2 décembre 1851, Joseph Décembre et Edmond Allonier, Paris,
- ↑ M. B. de Saint-Ange, Cours d'hippologie à l'usage des sous-officiers de cavalerie, (lire en ligne)
- ↑ « L'Illustré parisien : journal hebdomadaire », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ Le Pays (journal français), « Camp de Satory », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ Historique du 10e régiment de dragons, (lire en ligne), p.423
- ↑ Maréchal de Castellane, Journal du maréchal de Castellane, 1804-1862. T. 5, 1853-1862, 1895-1897 (lire en ligne)
- ↑ Maréchal de Castellane, « Lettres »
- ↑ Colonel Langlois, Explication du panorama de la bataille de Solférino (lire en ligne)
- ↑ Alfred Duquet, La guerre d'Italie (1859), , p.173-174
- ↑ (de) Österreichische militärische Zeitschrift, Der Feldzug des Kaisers Napoleon III. in Italien im Jahre 1859: im Auszuge übersetzt (lire en ligne), p. 60
- ↑ César Lecat de Bazancourt, La campagne d'Italie de 1859 : chroniques de la guerre (lire en ligne), p. 244-245
- ↑ Général Camille de Rochefort, Idées pratiques sur la cavalerie, (lire en ligne)
- ↑ Jean-Marie-Antoine Clémeur, Historique du 3e corps de l'armée d'Italie, (lire en ligne), p.139
- ↑ (de) Dr. Hirtenfled, MilitärZeitung, (lire en ligne), p. 371
- ↑ (it) Armando Guarnieri, Otto anni di Storia Militare in Italia 1859 - 1866, (lire en ligne), p. 204
- ↑ Maurice Charles Menuau, Historique du 14e régiment de dragons, (lire en ligne)
- ↑ « La Chronique : journal de l'arrondissement de Libourne », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ Galignani's Messenger, (lire en ligne)
- ↑ « Mémorial de la Loire et de la Haute-Loire », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « Recueil des actes administratifs de la Préfecture de la Drôme », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ Acte de décès à Saint-Marcel-lès-Valence, n° 18, vue 413/736.
Bibliographie
- Brun-Durand, Dictionnaire Biographique de la Drôme, (lire en ligne)
- Le Dauphiné libéré, Un baron illustre (lire en ligne)
- Commandant Clémeur, Historique du 3e corps de l'armée d'Italie (lire en ligne)
- Programme élémentaire du cours d'art et d'histoire militaires enseigné à l'École impériale de cavalerie (lire en ligne)
Liens externes
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