Eugène de Sartiges
| Ambassadeur | |
|---|---|
| Sénateur du Second Empire |
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 83 ans) 8e arrondissement de Paris |
| Nom de naissance |
Étienne Gilbert Eugène de Sartiges |
| Pseudonymes |
E S de Lavandais, Haçan Méhémet-Khan |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Père |
Charles-Gabriel-Eugène de Sartiges (d) |
| Distinction |
|---|
Étienne-Gilbert-Eugène de Sartiges de Sourniac (, Gannat - , Paris 8e) est un diplomate et homme politique français.
Biographie

Eugène de Sartiges est issu d'une vieille famille d'Auvergne[1] d'extraction médiévale sur preuves de 1362, et fils du préfet Charles-Eugène-Gabriel de Sartiges. Après des études droit[2], il entre dans la diplomatie en 1830, en qualité d'attaché d'ambassade à Rome[1].
Il est successivement[1] secrétaire de légation au Brésil, en Grèce, à Constantinople, chargé d'affaires en Perse de 1844 à 1849[3], puis ministre plénipotentiaire aux États-Unis de 1851 à 1860, aux Pays-Bas de 1860 à 1862. Il occupe le poste d'ambassadeur près le Saint-Siège, en Italie, de 1864 à 1868.
Il est nommé sénateur du Second Empire le , mais se retire de la vie publique en 1870 après la chute du Second Empire.
Il a été fait Grand officier de la Légion d'honneur le [1].
Une pièce sur l'Iran
Eugène de Sartiges est très vraisemblablement l'auteur d'une pièce de théâtre d'une vingtaine de pages, publiée le dans la Revue des Deux Mondes[4]. Elle s'intitule La Cour de Téhéran ou Ne réveillez pas le chat qui dort, et porte une signature à la fin du texte : « Açan-Mehémet-Khan ».
Nader Nasiri-Moghaddam, professeur d'études persanes à l'université de Strasbourg, a identifié cette œuvre comme étant de la plume d'Eugène de Sartiges. Il relève tout d'abord que le nom « Açan-Méhémet-Khan » est très probablement un pseudonyme imaginé par une personne étrangère à l'islam, car le respect dû à la personne de Mahomet (ici, « Méhémet ») veut que dans un nom composé, ce nom vienne en premier. On devrait donc avoir « Mohhamad-Hasan » et pas « Hasan-Mohammad », comme c'est ici le cas.
Un certain nombre d'éléments laissaient penser qu'il pouvait s'agir de Jules Richard (1816-1891), un aventurier et photographe français qui s'était établi en Iran en 1844. Mais au cours de ses recherches sur la paternité de l'œuvre, Nasiri-Moghaddam est tombé par hasard dans un document de la Revue des Deux Mondes sur la mention du nom de E. de Sartigues et du titre de la pièce[5].
Le propos de la pièce tourne autour d'une tentative de renversement de Mohammad Shâh en 1845.
Notes et références
- Dictionnaire parlementaire français, t. V, p. 270 (V. Bibliographie)
- ↑ Nasiri-Moghaddam, « Introduction » à La Cour de Téhéran ou Ne réveillez pas le chat qui dort, 2019, p. 21 (v. Bibliographie)
- ↑ Nasiri-Moghaddam, « Introduction », L'Asiathèque, 2019, p. 28 (v. « Bibliographie », ci-dessous).
- ↑ Sauf mention autre, les informations de cette section viennent de Nader Nasiri-Moghaddam, « Introduction » in La Cour de Téhéran, L'Asiathèque, 2019, p. 9-33 (V. « Bibliographie », ci-dessous).
- ↑ Voir Revue des Deux Mondes : Table générale 1831-1874, Paris, 1875, p. 145. [lire en ligne (page consultée le 14 février 2026)]
Voir aussi
Bibliographie
La cour de Téhéran
- « La cour de Téhéran ou Ne réveillez pas le chat qui dort » (fac-similé de l'édition de 1850), La Revue des Deux Mondes, vol. 50, no 2, , p. 193-215 (lire en ligne
[PDF])
Études
- « Sartiges (Eugène-Gilbert-Étienne, vicomte de) », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, t. V, Paris, Bourloton Éditeur, 1889-1891 (lire en ligne), p. 270
- (fr + fa) Eugène de Sartiges (Pièce de théâtre sur l'Iran des Qâjâr, éditée et traduite de français en persan par Nader Nasiri-Moghaddam.), La Cour de Téhéran ou Ne réveillez pas le chat qui dort, Paris, L'Asiathèque, , 264 p. (ISBN 978-2-360-57193-2)L'ouvrage comporte une partie en français, paginée 9-153 : « Introduction ; La Cour de Téhéran ; Glossaire ; Extraits du journal de Jules Richard ; Fac-similé du texte de la Revue des Deux Mondes, 1850 » ; une partie en persan, paginée 9-109 : « pishgoftâr (Introduction) ; darbâr tehrân (La Cour de Téhéran) ; (ruznâme jul rishâr) (Journal de J. Richard) ».
- Francois Yzorche, Bertrand de Sartiges de Sourniac, dernier défenseur des Templiers, Sansac-de-Marmiesse, Eivlys, , 62 p. (ISBN 979-1-097-43317-8, présentation en ligne)
Articles connexes
- Bertrand de Sartiges
- Famille de Sartiges
- Liste des familles subsistantes de la noblesse française (L à Z)
Liens externes
- Archives conservées par : Archives diplomatiques (160PAAP, 160paap_cle0dfbdf-1__papiers_etienne_gilbert_eugene_de_sartiges.pdf)
- Ressources relatives à la vie publique :
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