Evelyne Bignell
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 93 ans) Sillery, Québec, Canada |
| Nom de naissance |
Marie Antoinette Éveline Bignell |
| Nationalité |
Canadienne |
| Activité |
Infirmière |
Evelyne Bignell ou Éveline Bignell, née le à Limoilou et décédée le à Sillery, est une infirmière canadienne, originaire du Québec[1]. Elle est la première « garde-malade » connue du réseau de dispensaires établis dans la province de Québec dans les années 1920 et 1930[2].
Histoire
Evelyne Bignell nait en 1896[3] à Limoilou. Elle est la plus jeune fille de l'arpenteur Frank Hector Bignell et de Marie-Caroline Emma Cadieux et est la petite-fille de l'arpenteur John Bignell[1].
En 1925, elle souhaite ardemment travailler au service des populations isolées de la Côte-Nord. Elle écrit au père Garnier en poste sur la Côte-Nord, qui l'incite à se spécialiser en soins infirmier et en obstétrique[2]. À la suite de leurs revendications et grâce au soutien du Dr Lessard, directeur de l'assistance publique, le gouvernement accepte d'établir un dispensaire médical à Rivière-au-Tonnerre[4]. Après une formation intensive à Québec, elle emménage le , en compagnie de ses parents.
Si au cours de ses premiers mois d'existence, les dépenses du dispensaire inquiètent le Dr Lessard, les résultats sont satisfaisants[2]. Les dispensaires se multiplient sur la Côte-Nord au cours des années suivantes[4] et ce système qui vise à offrir des services de santé minimaux aux populations isolées va s'étendre dans les régions de colonisation au cours de la Grande Dépression[5].
Au cours de son service en milieu isolés, Évelyne Bignell est appelée à réaliser des actes alors réservés aux médecins : accouchements, opérations, campagnes de vaccination[1]. Les besoins sont grands et elle s'adjoint les services d'une deuxième infirmière, Antonia Roy[2]. Les visites aux malades se font alors en traîneaux à chiens, en canot ou en goélette. Évelyne Bignell œuvre pendant trois ans à Rivière-au-Tonnerre. En 1929 elle s'installe à Moisie, puis à Aguanish en 1936, œuvrant toujours comme infirmière de dispensaire[1]. Après un séjour en Sanatorium en 1940, elle quitte la Côte-Nord pour travailler au Canton Antoine, au lac Saint-Jean[1].
Elle décède le à Sillery à l'âge de 93 ans[6],[7].
Toponymie
La rue Evelyne-Bignelle à Sept-Îles est nommée en son honneur[7].
Archives
Les archives d'Evelyne Bignell sont conservées chez Bibliothèque et Archives nationales du Québec, à Sept-Îles[8].
Notes et références
- Marie-Claude Duchesne, « Évelyne Bignell, infirmière de brousse », La Sentinelle,
- Johanne Daigle, Infirmières de colonie : soins et médicalisation dans les régions du Québec, 1932-1972, (ISBN 978-2-7637-1968-9 et 2-7637-1968-6, OCLC 864966542, lire en ligne)
- ↑ « Acte de baptême no B.209 (vue 15 de 55) de Marie Antoinette Éveline Bignell du registre d'état-civil de la paroisse Saint-Roch de la ville de Québec », sur BAnQ, (consulté le ) - Note. Baptisée le 26 avril 1896 et née le 21.
- Pierre Frenette et Institut québécois de recherche sur la culture, Histoire de la Côte-Nord, Institut québécois de recherche sur la culture, (ISBN 2-89224-266-5 et 978-2-89224-266-9, OCLC 61525459, lire en ligne)
- ↑ Johanne Daigle, « Des traces sur la neige : le passage des infirmières » dans Marie-Claude Thifault, dir., L'Incontournable caste des femmes : histoire des services de santé au Québec et au Canada, Presses de l'Universite d'Ottawa, 2012 (ISBN 978-2-7603-2040-6 et 2-7603-2040-5)
- ↑ « Avis de décès », sur BAnQ, Le Soleil, (consulté le ), p. 9 du cahier C
- « Rue Evelyne-Bignelle - Sept-Îles (Ville) », sur toponymie.gouv.qc.ca (consulté le )
- ↑ « Advitam - Bibliothèque et Archives nationales du Québec », sur advitam.banq.qc.ca (consulté le )
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
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