Fátima Báñez

Fátima Báñez
Illustration.
Fátima Báñez en .
Fonctions
Ministre espagnole de la Santé, des Services sociaux et de l'Égalité
(intérim)
–
(2 mois et 19 jours)
Président du gouvernement Mariano Rajoy
Gouvernement Rajoy I
Prédécesseur Alfonso Alonso
Successeur Dolors Montserrat
Ministre de l'Emploi et de la Sécurité sociale
–
(6 ans, 5 mois et 16 jours)
Président du gouvernement Mariano Rajoy
Gouvernement Rajoy I et II
Prédécesseur Valeriano Gómez
Successeur Magdalena Valerio
Députée aux Cortes Generales
–
(19 ans, 1 mois et 16 jours)
Élection
Réélection



Circonscription Huelva
Législature VIIe, VIIIe, IXe, Xe, XIe et XIIe
Groupe politique GP
Biographie
Nom de naissance María Fátima Báñez García
Date de naissance
Lieu de naissance San Juan del Puerto (Espagne)
Nationalité Espagnole
Parti politique PP
Diplômée de Université pontificale de Comillas
Profession Juriste

Image illustrative de l’article Fátima Báñez
Ministres du Travail d'Espagne

María Fátima Báñez García, née le à San Juan del Puerto (Andalousie), est une femme politique espagnole membre du Parti populaire (PP). Elle est ministre de l'Emploi et de la Sécurité sociale entre et .

Vie privée

María Fátima Báñez García naît le à San Juan del Puerto, dans la province de Huelva. Elle est mariée avec le banquier d'affaires Jaime Alonso. Le couple a deux enfants[1].

Elle est fan du Recreativo de Huelva et de la tauromachie[1].

Études et vie professionnelle

En , Fátima Báñez passe avec succès sa licence en droit et sciences économiques et de l'entreprise à l'ICADE, la faculté d'économie de l'université pontificale de Comillas[2].

Elle travaille dans le secteur privé entre et , puis elle siège jusqu'en au conseil d'administration du groupe audiovisuel public Radio y Televisión de Andalucía (RTVA)[2].

Parcours politique

Débuts

Fátima Báñez intègre en le comité exécutif du Parti populaire d'Andalousie (PP-A), où elle est d'abord la bras droit du président Javier Arenas, puis vice-secrétaire générale déléguée à l'Économie et à l'Emploi[3].

Lors des élections générales anticipées du 3 mars 1996, elle est investie par le Parti populaire (PP) en 3e position sur la liste dans la circonscription de Huelva pour le Congrès des députés, mais échoue à se faire élire. Elle remporte finalement un mandat aux élections générales du 12 mars 2000 et travaille aux côtés des ministres Rodrigo Rato et Cristóbal Montoro sur les questions économiques[4].

Ascension

Réélue à la suite des élections générales du 14 mars 2004, Fátima Báñez accompagne la néo-députée et future ministre Soraya Sáenz de Santamaría dans ses premiers pas. Elle travaille à ses côtés sur la réforme de plusieurs statuts d'autonomie, gagnant sa confiance ainsi que celle du président du PP, Mariano Rajoy[5].

Après les élections générales du 9 mars 2008, elle est promue porte-parole adjointe du groupe populaire et coordonnatrice des questions économiques pour le Parti populaire. Aux côtés de Cristóbal Montoro et d'Álvaro Nadal, elle travaille sur les problématiques budgétaires et du marché du travail[6]. Elle devient peu à peu l'une des critiques les plus sévères du gouvernement de José Luis Rodríguez Zapatero du fait de la crise économique et de la forte hausse du chômage[5].

Elle intègre, à la suite de la victoire du PP aux élections générales anticipées du 20 novembre 2011, l'équipe constituée autour de Soraya Sáenz de Santamaría pour organiser le transfert du pouvoir avec le gouvernement socialiste sortant[7].

Ministre de l'Emploi

Le , le président du gouvernement Mariano Rajoy dévoile la composition de son premier gouvernement. Fátima Báñez est nommée ministre de l'Emploi et de la Sécurité sociale[8].

Sa nomination est à la fois une reconnaissance pour sa loyauté envers le nouveau chef de l'exécutif et le symbole de la place importante confiée par Mariano Rajoy à Soraya Sáenz de Santamaría, désormais vice-présidente, et à son homme fort dans l'ombre, Javier Arenas. Son âge et son genre permettent en outre de rajeunir et féminiser un cabinet qui détient alors le record de la moyenne d'âge la plus élevée depuis et dont la parité est absente[9]. Elle est la première femme à diriger le ministère de l'Emploi[10].

Avec ses 12 collègues, elle prête serment et entre en fonction le , au palais de la Zarzuela, devant le roi Juan Carlos Ier[11].

Lors du Conseil des ministres du , elle présente un décret-loi de réforme du marché du travail, qui facilite le recours au licenciement économique, réduit l'indemnisation en cas de licenciement pour ou sans cause réelle et sérieuse, supprime l'autorisation administrative de licenciement collectif et de chômage partiel, donne la priorité à la convention collective d'entreprise, rétablit la limitation du nombre de contrats à durée déterminée, crée un contrat à durée indéterminée spécifique aux PME et facilite le recours à l'apprentissage[12]. Le texte est définitivement ratifié par les Cortes Generales quatre mois plus tard avec les votes favorables du Parti populaire, de Convergence et Union (CiU) et de l'Union du peuple navarrais (UPN)[13].

Le , alors que le gouvernement se trouve en affaires courantes, le ministre de la Santé Alfonso Alonso démissionne pour se présenter aux élections autonomiques du 25 septembre 2016 au Pays basque et Fátima Báñez est chargée de l'intérim de la direction de son ministère[14]. Après que Mariano Rajoy a pu former son second gouvernement le suivant, elle est reconduite comme ministre de l'Emploi et de la Sécurité sociale et laisse le ministère de la Santé à Dolors Montserrat[15]

Après la politique

Après que Pedro Sánchez a fait voter une motion de censure contre Mariano Rajoy, Fátima Báñez est remplacée par la socialiste Magdalena Valerio le [16]. Le mois suivant, Soraya Sáenz de Santamaría propose de la nommer secrétaire générale du Parti populaire en cas de victoire lors du XIXe congrès national[17]. Pablo Casado s'étant imposé, elle refuse d'intégrer son équipe de direction[18].

Elle continue de siéger au Congrès des députés jusqu'aux élections générales anticipées du 28 avril 2019, auxquelles elle refuse de se représenter en dépit d'une proposition en ce sens de Pablo Casado[19]. Elle rejoint ensuite le secteur privé[20].

Distinctions

Notes et références

  1. (es) Antonio Ruiz Valdivia, « 21 cosas que no sabías de Fátima Báñez », HuffPost,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  2. (es) Nueva Economía Forum, « Fátima Báñez », sur nuevaeconomiaforum.org (consulté le ).
  3. ↑ (es) Mercedes Jansa, « Fátima Báñez, militante ante todo », El Periódico,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  4. ↑ (es) César Peña, « Fátima Báñez, ministra de Empleo y Seguridad Social: la mano derecha de Soraya en el Congreso », RTVE,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  5. (es) « Fátima Báñez: el azote del PSOE », Cinco Días,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  6. ↑ (es) « Fátima Báñez, la mano derecha de Montoro y Soraya », Libertad Digital,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  7. ↑ (es) Joaquín Gil, « La cara andaluza del nuevo PP », El País,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  8. ↑ (es) « Santamaría, De Guindos, Gallardón y Montoro, núcleo fuerte de Rajoy », El Mundo,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  9. ↑ (es) Carlos E. Cué, « Un Gobierno de amigos y fieles », El País,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  10. ↑ (es) « Fátima Báñez repite como ministra de Empleo y Seguridad Social », La Sexta,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  11. ↑ (es) Agence EFE, « Los ministros de Rajoy juran el cargo », El Mundo,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  12. ↑ (es) Pedro López Manjón, « La reforma laboral facilita el despido de 20 días si caen las ventas, aunque haya beneficios », RTVE,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  13. ↑ (es) « La reforma laboral, aprobada definitivamente en el Congreso », RTVE,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  14. ↑ (es) « Fátima Báñez asume las funciones de Sanidad en sustitución de Alfonso Alonso », El Mundo,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  15. ↑ (es) Javier Casqueiro, « Caras nuevas para la misma política », El País,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  16. ↑ (es) « El traspaso de carteras de un Gobierno que trabajará para “achicar las desigualdades” », El País,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  17. ↑ (es) Mariano Calleja, « Soraya Sáenz de Santamaría propone a Fátima Báñez como secretaria general del PP », ABC,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  18. ↑ (es) Ana I. Gracia, « El núcleo duro de Santamaría rechaza integrarse en el PP de Casado », El Español,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  19. ↑ (es) Juanma Lamet, « Fátima Báñez deja la política para trabajar en el sector privado », El Mundo,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  20. ↑ (es) Carlos Segovia, « Báñez, la novena ministra de Rajoy que salta al sector privado: "Estoy ilusionada" », El Mundo,‎ (lire en ligne, consulté le ).

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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