Fédération sportive des ASPTT
| Surnoms | ASPTT |
|---|---|
| Noms précédents | Association Sportive des ASPTT |
| Slogan | Cultivons vos envies |
| Fondation | 1898 |
| Couleurs | Or |
| Siège | 5 rue Maurice Grandcoing, Ivry-sur-Seine |
| Président | Suzy Martin |
| Site web | https://asptt.com/ |
L'ASPTT Fédération Omnisports est une fédération sportive anciennement liée aux postes, télégraphes et téléphones françaises.
Histoire
La naissance et coordination des clubs (1898-1945)

Le [1], à Bordeaux, des postiers décident de se regrouper en association sportive pour pratiquer le cyclisme. Ils créent en 1898 l'Union cycliste des postes et télégraphes de la Gironde.
En 1906, le nom de ASPTT apparaît, avec la fondation de la première Association Sportive des Postes et des Télégraphes, association d'athlétisme bordelaise[2].
En 1927, pour la première fois, des femmes intègrent le mouvement avec la création d’une section rugby appelée «les Barrettes »[3], par Anne D’ALMEIDA dite la « Comtesse »

En 1940, Les activités sportives proposées par l’ASPTT passent du sport convivial au sport administratif. Cela fait écho avec le décret instituant l’éducation physique obligatoire pour les agents des Postes, télégrammes et téléphones (PTT) de moins de 21 ans[4].
En 1945, l’ASPTT opte pour une coordination entre les clubs, ce qui donne naissance à l'union des ASPTT, qui regroupe les différentes ASPTT. À cette date, les ASPTT étaient regroupées sous le nom d'Union des ASPTT.
L’ASPTT, un pivot de la politique sportive française (1950-2005)
En 1950, lors des rencontres sportives ASPTT à Tunis, Charles Brune, ministre des Postes, Télégraphes et téléphones, instaure un processus de rencontres officielles entre le Ministère des PTT et l’Union. Ce processus a perduré jusqu’à la disparition du Ministère des PTT en 1991.
En 1965, ces relations officielles donnent lieu à la signature d’une charte du Sport par Jacques Marette, ministre des PTT (1962-1967). Réactualisée par les ministres successifs, cette charte est à l’origine de la Convention d’objectifs, liant le Ministère des Sports aux fédérations sportives.
En 1980, Norbert Ségard, ministre des PTT, renforce l’engagement de l’administration en accordant la mise à disposition d’agents PTT pour encadrer les activités sportives et des moyens pour le transport des sportifs.
En 1982, création de la première convention interministérielle en faveur du sport, prévoyant le recrutement de sportifs de haut niveau par l’administration des PTT, afin de faciliter leur préparation aux compétitions nationales et internationales[5].
En 1987, Gérard Longuet, ministre des PTT, actualise la charte sous l’autorité de François afin de l’adapter aux nouvelles structures sociales des PTT.
En 1995, suite à la création des entreprises publiques de la Poste et de France Télécom, nouvelle adaptation de la charte sous l’autorité de François Fillon, ministre des technologies de l’information et de La Poste.
En 1998, Michel Bon, président de France Télécom, et Claude BourmaudD, président de la Poste, signent la dernière version de la charte du Sport.
En 2001, préservation de l’appellation face aux évolutions des statuts de France télécom et de La Poste. Création de la marque ASPTT.
En 2005, la fédération sportive des ASPTT est reconnue par le ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative, et le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) comme une Fédération sportive à part entière. Elle regroupe une dizaine de dirigeants , de nombreux bénévoles, et environ une centaine d'adhérents à cette date[6].
L’ASPTT et les différentes chartes sportives
Elaborée par Robert VEYSSIERE (secrétaire général) et validée par Jacques MARETTE, ministre des PTT en 1965, la Charte du Sport comportait les éléments suivant [7]:
- Inscription des projets sportifs dans le cadre des plans quinquennaux d’équipements sportifs nationaux ;
- Extension du nombre de moniteurs d’éducation physique recrutés pour les clubs ASPTT ;
- Octroi de facilités de service aux dirigeants, entraîneurs et responsables d’équipe ;
- Organisation de stages de formation destinés aux moniteurs et animateurs ;
- Possibilité de dispenses de service exceptionnelles pour les entraînements ou l’encadrement des activités ;
- Constitution d’une brigade sportive composé de champions de haut niveau, libérés de leurs obligations professionnelles pour leur permettre de se consacrer entièrement à leur entraînement.
Cette Charte est à l’origine de la convention d’objectifs reliant le Ministère des Sports aux fédération Sportives.
À la fin du 20e siècle, le bilan de la charte est édifiant
18 chalets de sports d’hiver et 15 refuges de haute montagne, 103 stades omnisports avec au moins une aire de grand jeu destinée à la pratique du Football ou du rugby, 101 petits stades ou centres sportifs, 292 salles spécialisées ou polyvalentes, 638 courts de tennis dont 102 couverts, 15 piscines, 60 baes nautiques et centre de voile ou de canoë-kayak, 3 centres d’équitation, 11 centre de navigation de croisière, 3 grands centres de loisirs (Vallon-Pont-D’arc, Beaulieu-Sainte-Assise, Villecresnes).
Ces structures font aujourd’hui partie du patrimoine des collectivités locales, sièges des clubs ASPPT.
Quelques dirigeants
Au cours de son histoire, l'ASPTT Fédération Omnisports a eu plusieurs dirigeants historiques qui ont contribués au développement du mouvement sportif de la fédération.
Jean-Jacques Le Möuel (1er président général 1945-1954)
Directeur Général des Postes et président de l’ASPTT Paris, il est connu pour être le tout premier président général des ASPTT. Il insuffle un projet coordonnant l’action des clubs au sein de l’Union, avec l’objectif de promouvoir le développement des activités sportives dans les clubs et d’optimiser leur fonctionnement. Robert VEYSSIERE (secrétaire général 1959-1978)
Ancien espoir national de natation, il succède à Charles Fruquieres au secrétariat général en 1959. Il donne un formidable élan à l’organisation en la dotant d’une structure territoriale: les unions régionales.
René Joder (président général 1963-1979)
Directeur Général des Postes, il est un sportif accompli. Ancien nageur et joueur de waterpolo, il participe aux JO de Berlin en 1936 avec l’équipe de France qui se classe 4e. Il forme, avec à ses côtés Robert Verssiere, le tandem qui dynamise l’UNION pendant plus de 15 ans.
Remy Hely (président général 1999-2002)
Il met en œuvre une politique de réduction des coûts des installations sportives permettant d’assurer la pérennité des clubs.
Daniel Catzaras (président général 2002-2017)
A l’initiative de la candidature au Comité National Olympique et Sportif Français pour la création de la Fédération. Il devient en 2005 le premier président général de la Fédération Sportive des ASPTT. Avec l’aide de Michel DARCY, secrétaire général depuis 2005. Il restructure cette jeune entité afin d’adapter son organisation et son offre sportive aux évolutions territoriales et sociétales.
Alain Valentin (président général 2017- 2024)
Il succède à Daniel Catzaras à la présidence de l’ASPTT Fédération Omnisports le .
Il est élu pour deux mandats consécutifs : le premier de 2017 à 2021, le second de 2021 à 2025.
Suzy Martin (présidente générale 2024-aujourd'hui)
Elle succède à Alain Valentin à la présidence générale de la Fédération Sportive des ASPTT à la suite de son élection le . Elle est aujourd’hui à la tête de l’ASPTT Fédération Omnisports.
La Fédération aujourd'hui
Un réseau de clubs dans toute la France
Le mouvement ASPTT s’appuie sur plus de 127 ans d’histoire et s’inscrit aujourd’hui dans une identité renouvelée, fondée sur une vision axée sur le développement de la pratique sportive à travers un modèle omnisports. Il regroupe de nombreuses disciplines et encourage l’accès à des pratiques multisports adaptées à tous les publics[8].
La fédération a pour objectif d’élargir son offre afin de répondre aux attentes liées à l’apprentissage, à la compétition, à l’activité physique de loisir, ainsi qu’aux enjeux de bien-être et de santé. Cette démarche vise à favoriser la pratique sportive à tous les âges de la vie et sur l’ensemble du territoire[8].
Par ailleurs, la fédération accompagne ses clubs omnisports dans leur structuration et leur développement, notamment par des actions de mutualisation, de professionnalisation et par le soutien apporté aux bénévoles. Le réseau ASPTT propose environ 250 activités sportives au sein de plus de 260 clubs répartis dans toutes les régions françaises, rassemblant plus de 200 000 pratiquants[8].
Notes et références
- ↑ Chronologie sur le site asptt.com
- ↑ « Archives nationales du monde du travail », sur 143.126.211.8 (consulté le )
- ↑ Franck, « La Barette ou le rugby féminin des années 20 », sur surlatouche.fr (consulté le )
- ↑ Yves Barthélémy Zoa Ateba, « La formation professionnelle des agents des postes et télécommunications au Cameroun français (1951-1959) », Artefact. Techniques, histoire et sciences humaines, no 3, , p. 97–113 (ISSN 2273-0753, DOI 10.4000/artefact.8464, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Martine Reneaud, « Chapitre 1. L’interministérialité sur un terrain mouvant : sport-études ou études-sport au collège et au lycée ? », dans Sport de haut niveau en régionalisation(s) : L’Aquitaine exemplaire ?, Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine, coll. « Sport et société », (ISBN 978-2-85892-577-3, lire en ligne), p. 19–55
- ↑ Par Claire, « Les 2 nouveaux outils RSO du CNOSF », sur crosauvergnerhonealpes.fr, (consulté le )
- ↑ « 80e Assemblée Générale Fédérale de la FSASPTT – ASPTT Fédération Omnisports », sur asptt.com, (consulté le )
- « L’ASPTT Fédération Omnisports – Qui sommes-nous ? – ASPTT Fédération Omnisports », sur asptt.com, (consulté le )
Liens externes
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