Félix Brun
| Félix Brun | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député français | |
| – (3 ans, 7 mois et 20 jours) |
|
| Élection | 26 avril 1936 |
| Circonscription | Rhône |
| Législature | XVIe (Troisième République) |
| Groupe politique | COM |
| Prédécesseur | Paul Massimi |
| Successeur | Déchéance du mandat |
| Conseiller général du Rhône | |
| – (6 ans) |
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| Circonscription | Canton de Lyon-12 |
| Successeur | Julien Airoldi |
| – (3 ans) |
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| Circonscription | Canton de Lyon-12 |
| Prédécesseur | Eugène Jullien |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Salindres |
| Date de décès | (à 67 ans) |
| Lieu de décès | Saint-Cloud |
| Sépulture | Cimetière parisien de Bagneux |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | PCF |
| Profession | Ouvrier fraiseur |
Félix Brun, né le à Salindres (Gard) et mort le à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), est un homme politique français. Membre du Parti communiste français, il est conseiller général du Rhône de 1937 à 1940 et de 1945 à 1951, et député de 1936 à 1940.
Biographie
Fils d'ouvrier, Félix Brun commence sa carrière comme emballeur de soierie.
Soldat au 255e régiment d'infanterie, il est gravement blessé à la bataille de Verdun, dans le secteur de la Côte-du-Poivre, et amputé des deux jambes[1].
Il devient ouvrier fraiseur.
Il adhère à l'Association républicaine des anciens combattants et victimes de guerre (ARAC), dont il devient secrétaire pour le Rhône puis président national en 1938. Il donne également son adhésion au Parti communiste en [1].
En 1934, il est conseiller général du Rhône et député du Rhône de 1936 à 1940, inscrit au groupe communiste.
Ayant rejoint le groupe ouvrier et paysan français créé pour remplacer le groupe communiste parlementaire dissous, il est arrêté le , déchu de son mandat le , et condamné le par le 3e tribunal militaire de Paris à 4 ans de prison avec sursis, 5 000 francs d'amende et 5 ans de privation de ses droits civiques et politiques[2] pour avoir concouru à « propager les mots d'ordre émanant de la IIIe Internationale ».
Il est incarcéré au château de Baillet puis à l'île d'Yeu, avant d'être transféré à la prison de la Santé. En , il quitte cette prison pour le camp d'Aincourt et n'est libéré que le , en raison de ses infirmités[3].
À la Libération, il est président du comité départemental d'épuration du Rhône.
Il est conseiller municipal de Lyon de 1945 à 1949 et conseiller général du Rhône de 1945 à 1951.
Il retrouve également la présidence nationale de l'ARAC et devient vice-président de l'Union française des anciens combattants.
Notes et références
- « Félix Brun », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960
- Maurice Moissonnier, « BRUN Félix », Le Maitron en ligne
- ↑ « Condamnation des ex-députés communistes », Le Matin, 4 avril 1940, gallica.bnf.fr
- ↑ « Félix Brun, Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly) », assemblee-nationale.fr
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
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