Félix Dumortier
Félix Dumortier, né à Tournai, le et mort à Bruxelles le , est un peintre et un sculpteur belge.
Biographie
Famille
Félix (Jean Félix Marie) Dumortier, né à Tournai le , est le fils du sculpteur Paul Dumortier (1763-1838), professeur à l'Académie des beaux-arts de Tournai, et de Catherine Françoise Joseph Delobel (1770-1842). Il épouse à Bruxelles le Jeanne de Proost (1812). Son frère cadet, Prosper Dumortier, est peintre[1].
Formation
Étudiant à l'Académie des beaux-arts de Tournai, Félix Dumortier reçoit les leçons de peinture de Corneille Cels. En 1823, il remporte le premier prix de dessin d'après le modèle vivant et celui de sculpture. Ensuite, il s'établit durant sept ans à Paris, où il est l'élève d'Antoine-Jean Gros aux Beaux-arts[2]. En 1827, il expose au Salon de Paris[3].
Carrière
Après son long séjour à Paris, Félix Dumortier s'établit d'abord, jusqu'en 1834, à Tourcoing, où il est négociant en tissus[4]. De retour à Bruxelles, Félix Dumortier n'expose pas et se consacre surtout à réalisation d'œuvres peintes et sculptées destinées à des églises[5].
Félix Dumortier meurt, à l'âge de 67 ans, Rue Montagne aux Herbes Potagères no 6 à Bruxelles le [6].
Œuvre
Caractéristiques
Son champ pictural couvre essentiellement les sujets religieux. En 1853, le critique du Journal de Bruxelles écrit que Félix Dumortier, qui avait peu peint depuis 25 ans, se révèle tout à coup comme un grand peintre et grand coloriste, maître dans l'art de la composition et de l'exécution. Il souligne la finesse, la richesse et la transparence des tons de son Annonciation[5]. En 1866, son esquisse Attila devant Rome en 340 est jugée par le même quotidien comme reproduit avec unité en dépit de la complexité du sujet et d'un coloris juste[2].
Expositions
Belgique
En 1866, Félix Dumortier expose à la Place du Trône à Bruxelles : Le Martyre de Saint-André, destiné à l'église des dames de Saint-André de Tournai et Attila devant Rome en 340 de l'ère chrétienne[2].
France
- Salon de Paris de 1827 : Un portrait et Tobie rendant la vue à son père[4].
- Salon de Valenciennes de 1833 : des tissus de soie, de laine et de molleton[4].
Conservation
- Église de Ruiselede : L'Assomption de la Vierge (1842), tableau offert par le Ministère de l'Intérieur[7].
- Église Saint-Jacques de Tournai : sculpture de la chaire de vérité (1846)[8].
- Église Saint-Quentin de Tournai : L'Annonciation et Pieux souvenir de mes parents, deux peintures de 1853[5].
- Église de Péruwelz : Chemin de croix et L'Assomption de la Sainte Vierge, cette dernière toile comportant 87 figures (1856)[9].
Références
- ↑ « État-civil de Bruxelles », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
- Rédaction, « Arts », Journal de Bruxelles, , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Rédaction, « Exposition de tableaux », Le Courrier de l'Escaut, , p. 1 (lire en ligne, consulté le ).
- « Félix Dumortier », sur salons.musee-orsay.fr, (consulté le ).
- Rédaction, « Arts », Journal de Bruxelles, , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « État-civil de Bruxelles », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
- ↑ Rédaction, « Arts », Journal de Bruxelles, , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Rédaction, « Arts », Journal de Bruxelles, , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Rédaction, « Arts », Journal de Bruxelles, , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
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