Fête traditionnelle à Anvers

| Artiste | |
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| Date | |
| Technique | |
| Dimensions (H × L) |
106,5 × 136 cm |
| Mouvement | |
| Propriétaire |
Entré en 1873, anc. coll. Alexandre Leleux |
| No d’inventaire |
P 125 |
| Localisation |
Fête traditionnelle à Anvers ou Le Cortège à Anvers, est une huile sur toile d'Alexander Van Bredael réalisée en 1697, et conservée au musée de l'Hospice Comtesse à Lille (France).
Description

L’œuvre mesurant 106,5 x 136 cm, intitulée originellement en néerlandais, De Ommegang op de Meir, Antwerp, illustre le passage de l’Ommegang, sur le Meir et la Grand-Place de la ville d’Anvers[1]. Ces lieux sont reconnaissables grâce à l'hôtel de ville que l'on aperçoit dans l'image. Ce bâtiment a été conçu par Corneille Floris de Vriendt entre 1561 et 1564 dans le style maniériste.
Le tableau est centré sur une procession à caractère festif. Elle est constituée de chars de parade, qui pourraient évoquer certains carnavals. On voit beaucoup d'hommes, de femmes et d'enfants. On distingue des mouvements de foules au premier plan, à gauche, ordonnés par un cavalier en arme, des colporteurs, et les processionnaires, occupés à diverses tâches (figuration costumée, animation des décors, etc.).
Le centre du tableau est occupé par une représentation de baleine : juste en retrait, on peut apercevoir le géant légendaire de la ville, Druon Antigone. Selon la légende, il pouvait arrêter les navires remontant l’Escaut pour rançonner et couper les mains droites des marins qui refusaient de le payer[2]. C’est d’ailleurs pour cette raison que les armes d’Anvers (cf. ci-contre) représentent des mains coupées.
Toujours en retrait par rapport à la baleine, cette fois à droite, on aperçoit l’« éléphant anversois », qui fait référence aux premiers éléphants arrivés dans cette ville portuaire en 1563 et originaires de Ceylan, commandés par la volonté de l'empereur Maximilien II[3]. La baleine de son côté porte Neptune, le roi des océans. À l'extrême gauche, figure Pégase qui domine le char feuillu truffé de dix musiciens.
Tout à droite du tableau, occupant le tiers de la représentation, figure un imposant voilier disposé sur une sorte de bassin, qui veut symboliser ici la grandeur de la cité sur le plan maritime et commercial, principal port des Pays-Bas espagnols.
Histoire des Ommegangs anversois

Au XVIe siècle, les « tableaux vivants des ommegangs », spectacles mythico-folklorique, étaient fréquents[4].
À l’origine, cette procession est religieuse, en l’honneur de saints protecteurs et de Notre-Dame, c’est pourquoi elle était réalisée le , jour de l’assomption de Marie, ainsi que le jour de sa célébration.
L’ommegang d’Anvers se déroulait en trois parties. En premier lieu, défilait un cortège des différents corps de la ville tels que les corporations ou encore les communautés religieuses. Ensuite, passaient une série d’illustrations de la Bible et la vie des saints qu’elle constitue, puis à la fin du cortège, arrivaient des chars figurant une série de sujets plus ou moins profanes, empruntés au folklore de la ville, ou à sa mythologie propre.
Ce tableau prend place dans un contexte politique particulier, celui de la guerre de la Ligue d'Augsbourg, qui s'achève en .
Références
- ↑ Alexander Van Bredael (1663-1720), Cortège à Anvers, (lire en ligne)
- ↑ « Les petites mains d’Anvers », sur Soirmag, (consulté le )
- ↑ (en) Arthur E. Popham, « Elephantographia », In: Life and Letters, vol. 5, 1930, p. 179–191.
- ↑ « Procession annuelle d’Anvers | Musée Plantin-Moretus », sur museumplantinmoretus.be (consulté le )
Liens externes
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