Famille Bergier

Bergier
Branches de Lutry, de Jouxtens et du Mont
Fiefs tenus Seigneurie de Pont[1]
Charges Secrétaire baillival de Lausanne

La famille Bergier est une famille bourgeoise subsistante de Lausanne, depuis 1442, originaire de Chambéry, en Savoie.

Histoire

Origines

La famille Bergier, originaire de Chambéry, en Savoie, s'installe à Lausanne dans la première partie du XVe siècle[2]. Jean Bergier est reçu bourgeois de la ville, en 1442[2],[3]. Son fils Nicod a été le chirurgien attitré des deux derniers évêques de Lausanne, Aymon et Sébastien de Montfalcon[3] .

La famille a possédé les fiefs nobles de Mont (1587), Pont et Perez-Martin (y compris Illens), Vuarrens, Vuarrengel, Forel-sur-Lucens et Rovéréaz (Lausanne), dont ils ont porté les noms[3].

Elle a possède ou a possédé, d'après Galbreath (1934), les bouregoisies de Mont (1587); Chardonne (1618), Crissier (1659), Éclépens (1722) et Renens (1771)[3]

Branches

Jacques Bergier (1550-1624) est le fondateur de la branche de Mont[2],[1]. Il a acquis le fief du Mont-sur-Lausanne[4]. Son fils Loys Bergier acquiert la bourgeoisie de Chardonne en 1622[1].

Gabriel (1639-1736) est le fondateur de la branche de Vuarrens, issue de celle du Mont[4].

Une branche s'est implanté en France[3]. Les branches bourgeoises de Lutry (1590), Romanel (1634), Boussens (1676), Prilly (1756) et Moudon (1758) se sont éteintes[3].

Personnalités

Sceaux, armoiries et devise

Le plus ancien sceau connu de la famille est celui de Jacques Bergier, daté de 1558, sur lequel se trouve un écu à une houlette en pal entouré d'une troupeau de brebis[3]

Les armes de la famille se blasonnent ainsi : D'azur au bélier d'argent passant, accorné et onglé d'or, tenant une houlette du même (Armorial de Ropraz, 1698)[3] ou d'azur au bélier d'argent, accorné et onglé d'or, tenant une crosse ou houlette du même[4].

Galbreath (1934) relevait qu'au XVIIIe siècle le bélier était « muni de la houlette, mais aussi de la crosse et même d'un gonfanon, ce qui fait parfois perdre ses cornes au bélier, pour le muer en agneau pascal, il est en outre parfois placé sur une terrase ou même sur un mont de trois coupeaux »[3].

Un membre porte une brisure, comme une étoile en chef[3]. On trouve également un écu moderne placé sur un écu d'azur au sautoir d'argent[6].

Devise : Finis praecepti charitas[7].

Notes et références

  1. Verdan 1997, p. 116
  2. Fabienne Abetel-Béguelin, « Bergier (VD) » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
  3. Galbreath 1934, p. 42.
  4. Godet, Türler et Attinger 1924, p. 67
  5. Françoise Vannotti, « Jean-François Bergier (1931-2009) », Bibliothèque de l'École des chartes, nos 168-2,‎ , p. 629-632 (lire en ligne).
  6. Galbreath 1934, p. 42-43.
  7. Galbreath 1934, p. 43.

Voir aussi

Bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Jean-Paul Verdan, Chardonne en effeuillant l'histoire, Cabédita, (ISBN 2-88295-195-7), p. 115-118Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Donald Lindsay Galbreath, Armorial vaudois, vol. 2, t. 1 : A-H, Baugy-sur-Clarens, chez l'auteur, , 337 p. (lire en ligne), p. 42-43.
  • Marcel Godet, Henri Türler et Victor Attinger, Dictionnaire historique & biographique de la Suisse, vol. 2, Neuchâtel, Imprimerie Paul Attinger, (lire en ligne), p. 67-68Document utilisé pour la rédaction de l’article

Fonds d'archives

  • P 269 Archives de la famille Bergier, Archives communales vaudoises avant 1961 (lire en ligne).

Articles connexes

Liens externes

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