Famille Copin de Miribel
| Copin de Miribel | |
| Période | XVIIe siècle - XXIe siècle |
|---|---|
| Origine | |
| Allégeance | |
| Charges | Avocat consistorial, avocat et conseiller au parlement de Grenoble, conseiller du roi au bailliage du Grésivaudan, vice-bailli du Viennois, lieutenant général civil et criminel au siège royal et présidial du Grésivaudan, maire |
| Fonctions militaires | Général de division chef d’état-major général de l’armée |
| Preuves de noblesse | |
| Autres | Anoblissement en 1652, révoqué en 1664 puis régularisé en 1692 |
La famille Copin de Miribel, originaire du Dauphiné, a été anoblie par une charge au Parlement de Grenoble au XVIIe siècle. Elle fait partie de la noblesse française subsistante.
Elle compte parmi ses membres des avocats puis plusieurs magistrats sous l’Ancien Régime, un maire de cette ville, un général qui fut chef d’état-major général de l’armée, une infirmière et résistante très investie dans le domaine social, une secrétaire du général de Gaulle qui fut également diplomate et écrivaine.
Elle ne doit pas être confondue avec les familles seigneuriales de Miribel (Miribel (Drôme))[1] ou encore Robe-Miribel[2].
Histoire
Ennemond Copin est avocat consistorial au parlement de Grenoble, il est anobli par lettres patentes du roi Louis XIV au cours du mois de [3],[4]. Cependant en 1664 tous les anoblissements depuis 1611 sont révoqués[3],[4]. Son fils, Antoine Copin, est avocat au parlement de Grenoble, puis conseiller du roi au bailliage du Grésivaudan, puis vice-bailli du Viennois, puis lieutenant général civil et criminel au siège royal et présidial du Grésivaudan[4]. Son fils, Ennemond Copin du Bonnet, est conseilleur au même Parlement en 1692 et obtient ainsi la régularisation de la situation nobiliaire de sa famille[3],[4]. Puis François Copin de Commiers, conseiller au parlement de Grenoble en 1716, épouse Anne de Roux-Déagent, dame de Miribel-l'Enchâtre[3],[4]. Puis André Copin, seigneur de Miribel, est également conseiller au parlement de Grenoble[4].
Cette famille a été admise à l'Association d'entraide de la noblesse française, en 1954[5].
Personnalités
- Artus de Miribel (1785-1853), maire de Grenoble en 1842, officier de la Légion d'honneur
- Joseph de Miribel (1831-1893), fils du précédent[6], général de division (1880), chef d’état-major général de l’armée (1877-1879, 1881-1882, 1890-1893), grand officier de la Légion d'honneur (1889)[7], résidant de la Société d'anciens élèves de Polytechnique (1890)[8]
- Marie de Miribel (1872-1959), infirmière, résistante, à Paris elle travaille dans le quartier de Charonne dont la population est principalement touchée par la tuberculose et la syphilis, dans le cadre d’une mission diocésaine elle ouvre en 1906 la Maison de l'Union, premier dispensaire de ce qui deviendra l’œuvre de la Croix Saint-Simon, située au 9 rue de la Croix-Saint-Simon, en 1912 elle fait construire l'Hôpital de la Croix Saint-Simon au 125, rue d’Avron, elle fait partie en 1922 du noyau fondateur de la Fédération des centres sociaux de France (FCSF), elle reste membre du conseil fédéral de la FCSF jusque peu avant sa mort, conseillère de Paris
- Élisabeth de Miribel (1914-2005), secrétaire du général de Gaulle, diplomate elle termine sa carrière comme consul général de France à Florence, écrivaine, officier de la Légion d'honneur
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Artus Copin de Miribel (1785-1853) -
Général Joseph Copin de Miribel (1831-1893) -
Marie Copin de Miribel (1872-1959)
Alliances
Les principales alliances de la famille Copin de Miribel sont[9] : du Bonnet, de Roux-Déagent, d'Yze de Rosans, de Valori, de Fages de Chaumes, de Forton (1855), Claret de Fleurieu (1883), de Chossat de Montburon, de Fournas de Fabrezan (1888), de Grouchy, Dufaure, de Chazettes-Bargucs, de Grille d'Estoublon (1905), de Préaulx (1909).
Armes
Les armes de la famille Copin de Miribel se blasonnent ainsi : "D'azur au chevron engrélé d'argent, accompagné de trois besants de même ; au chef d'argent, chargé d'un lion léopardé de sable, armé, paré, lampassé et allumé de gueules.[3],[4].
Ces armes sont celles d'Honoré du Bonnet, conseiller au parlement, fondue dans celle-ci[3],[10].
Postérité
- La ville de Grenoble possède une rue de Miribel, dédiée au général Joseph de Miribel, fils d'Artus de Miribel, maire de Grenoble au XIXe siècle[11].
- Une statue du général de Miribel, située à Hauterives, dans la Drôme[12].
- À Paris, dans le quartier de Charonne, la place Marie-de-Miribel a été nommée ainsi depuis 1982, à proximité des locaux de l'œuvre de la Croix Saint-Simon. En 2012, à l'occasion du prolongement de la ligne T3b du tramway de Paris, une station « Marie de Miribel » est créée, non loin de cette place.
-
Statue du général de Miribel à Hauterives dans la Drôme.
-
Station de tramway Marie de Miribel, située à 350 m de la place Marie-de-Miribel à Paris
Notes et références
- ↑ Rivoire de La Bâtie 1867, p. 416-417.
- ↑ Rivoire de La Bâtie 1867, p. 644.
- Rivoire de La Bâtie 1867, p. 170.
- Chaix d'Est-Ange 1912, p. 339.
- ↑ Page « La table des familles », sur le site de l'Association d'entraide de la noblesse française - ANF (lire en ligne).
- ↑ Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, tome 11, pages 339 à 340 Copin de Miribel.
- ↑ « Cote LH/1888/54 », base Léonore, ministère français de la Culture
- ↑ « Marie François Joseph de Miribel (1831-1893) », Le corps des mines aux XIXe et au XXe siècles, sur le site des Annales des Mines — annales.org (consulté en ).
- ↑ Chaix d'Est-Ange 1912, p. 340.
- ↑ Rivoire de La Bâtie 1867, p. 91.
- ↑ Claude Muller, Grenoble des rues et des hommes…, Dardelet, , 307 p. (ISBN 978-2-90073-601-2).
- ↑ « Statue du général Miribel », sur archives.ladrome.fr.
Voir aussi
Bibliographie
- Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, t. 11, Évreux, impr. de C. Hérissey, (lire en ligne), p. 339-340, « Copin de Miribel ».
- Gustave de Rivoire de La Bâtie, Armorial de Dauphiné contenant les armoiries figurées de toutes les familles nobles et notables de cette province, accompagnées de notices généalogiques complétant les nobiliaires de Chorier et de Guy Allard, Lyon, Imprimerie Louis Perrin, (réimpr. 1969 (Allier - Grenoble)) (1re éd. 1867), 821 p. (lire en ligne), p. 170, « Copin de Miribel et du Bonnet »
Articles connexes
- Armorial des familles du Dauphiné
- Liste des familles subsistantes de la noblesse française (A à K)
- Liste des familles subsistantes de la noblesse française d'Ancien Régime (A à K)
Liens externes
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