Famille Duboys de Labarre
| Famille Duboys de Labarre | ||
Armes de la famille. | ||
| Blasonnement | D'azur à une coupe d'or dans laquelle s'abreuvent deux colombes, accompagnée en chef d'un croissant également d'or. | |
|---|---|---|
| Fondateur | Pierre Duboys | |
| Période | depuis le XVe siècle | |
| Origine | ||
| Allégeance | ||
| Demeures | château de la Barre (Villejoubert) château de Puyfrançais (Anais) château de Maziéras (Issac) |
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| Charges | avocat au parlement de Paris maire d'Anais maire de Villejoubert conseiller général de la Charente député de la Charente |
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| Fonctions militaires | brigadier des armées du roi maréchal de camp |
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| Récompenses civiles | ordre de Saint-Louis ordre de la Légion d'honneur |
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| Récompenses militaires | croix de guerre 1914-1918 | |
| Preuves de noblesse | ||
| Montres | anoblie par promotion militaire en 1788 | |
La famille Duboys de Labarre, appelée antérieurement Duboys de Labernarde, est une famille subsistante de la noblesse française, originaire de l’Angoumois (actuelle Charente).
Elle est anoblie en 1788[1] par la nomination de Jean-Hélie Duboys de Labernarde (1716-1802), au grade de maréchal des camps et armées du roi, charge honorifique conférant la noblesse héréditaire. Issue d’une ancienne lignée de la bourgeoisie de robe, elle compte plusieurs personnalités militaires, politiques, scientifiques et artistiques.
Histoire
La famille Duboys[2][réf. incomplète] est attestée en Angoumois dès le XVe siècle[3]. Le premier membre connu, Pierre Duboys, est mentionné en 1579 comme procureur fiscal à Montignac-Charente (Angoumois). La famille s’installe au village de La Bernarde, paroisse de Saint-Amant-de-Boixe, où elle construit un logis au XVIIe siècle. Samuel, fils de Pierre Duboys, prend le nom de Duboys de Labernarde vers 1600[4][réf. incomplète].
À partir de 1540 et sur quatre générations, les Duboys exercent la charge de procureur fiscal en la baronnie de Montignac. La famille acquiert de nombreuses terres à Saint-Amant-de-Boixe, Xambes et Vervant. Plusieurs branches se constituent alors : Duboys de la Brune, Duboys de Godefroy, Duboys de la Molignière, Duboys de la Plaine et Duboys du Vignaud[5][réf. incomplète].
Par alliance, les Duboys héritent des fiefs de La Barre, de Pouillac, du Châtelard et d’Andone, possessions de la famille Gourdin de la Faye, vieille noblesse d’Angoumois attestée dès le XVe siècle.[réf. nécessaire]
En 1771, Jean-Hélie Duboys de Labernarde épouse Marie-Thérèse Bourée de Villement de Balzac (1736-1773), fille d’un conseiller du Roi, receveur des tailles de l’élection d’Angoulême, dame de La Barre et héritière de François Gourdin de Labarre (1690-1751), brigadier des armées du roi. Ce mariage unit les deux lignées et donne naissance à Louis-Robert Duboys de Labarre (1773-1857), dont les descendants conservent le domaine de La Barre jusqu’au XXe siècle[6][réf. incomplète].
La famille Duboys de Labarre a été admise comme membre de l'Association d'entraide de la noblesse française (ANF) en 2004[7].
Armoiries
Les armes de la famille Duboys se blasonnent ainsi : d’azur, à un calice d’or surmonté d’un croissant du même, accompagné de deux colombes affrontées d’argent buvant au calice[réf. nécessaire], ou d’azur à une coupe d’or dans laquelle s’abreuvent deux colombes, accompagnée en chef d’un croissant également d’or[3]. Ces dernières sont celles de la famille Gourdin, adoptées à la fin du XVIIIe siècle[3].
Timbre : couronne comtale[8].
- Le calice rappelle la coupe eucharistique.
- Les colombes symbolisent l’amour, la paix et la fidélité.
- Le croissant évoque la noblesse et les croisades.
- La couronne comtale témoigne de l’appartenance ancienne à une terre comtale d’Angoulême.
Personnalités
- François Gourdin de Labarre (1680-1751), brigadier du roi.
- Jean-Hélie Duboys de Labernarde (de Labarre) (1716-1802), maréchal des camps et armées du roi, intime du Comte de Broglie, membre de l’ordre de la noblesse aux États généraux de 1789, chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis.
- François Duboys de La Molignière (1751-1820), avocat au Parlement de Paris, agent secret du comte de Broglie et conseiller du tsar Alexandre Ier.
- Pierre Duboys Labernarde (1756-1834), député de la Charente (1815), chevalier de la Légion d'honneur.
- Louis-Robert Duboys de Labarre (1773-1857), maire d’Anais, conseiller général de la Charente, chef d’état-major de la Garde nationale du département, chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis.
- Amédée Duboys de Labernarde du Vignaud (1806-v. 1880), mathématicien et inventeur.
- Charles-Emmanuel Léo Duboys de Labarre (1819-1905), peintre, élève d’Eugène Delacroix[9].
- Jean du Boys (alias Jean-Charles-Anatole Duboys de Labernarde du Vignaud, 1836-1873), dramaturge, romancier et journaliste, figure de la bohème littéraire du Second Empire, ami d’Alphonse Daudet.
- Étienne Duboys de Labarre (1899-1967), conseiller général de la Charente, chevalier de la Légion d'honneur, Croix de guerre et croix du combattant volontaire.
- Matthieu Duboys de Labarre (1975), sociologue[10].
Lieux de mémoire
- Château de la Barre (Villejoubert, Charente)
- Logis de La Bernarde, Saint-Amant-de-Boixe (Charente)
- Château de Puyfrançais, commune d’Anais (Charente)
- Château de Maziéras, commune d’Issac (Dordogne)
- Castrum d'Andone (Villejoubert) (Charente)
Le château de La Barre, transmis à la même famille sans interruption de 1680 jusqu’en 1994, a récemment appartenu au pianiste et chef d’orchestre Vladimir Ashkenazy. Le domaine de La Barre est le siège du Castrum d’Andone (Xe siècle)[11][réf. incomplète].
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Alliances notables
Les Duboys de Labernarde (de Labarre) se sont alliés aux familles[6],[12] : Prévéraud de Fontclaireau (1579), Seguin de La Vervante (1640), Prévéraud du Breuil (1669), Huet (1679), Hériard du Rondeau (1707), Castelnaud de La Loubière (1803), Prévéraud de Chambonnaud (1851), Terrasson de Montleau (1827), Gourdin de La Faye de Labarre (vers 1700), Bourée de Villement de Balzac (1773), Cantillon de Lacouture (1889), Defreix de Maziéras (1884), Bernard de La Gatinais (1912), Martin de Beaucé (1922), Touret (1926), Dumuys (1877), de Rogier (1909), Rancourt de Mimerand (1925), Glavany (1927), Rogues de Fursac (1884), Roux de Reilhac (1899), Renouard (1907), Morand du Puch (1914), de Labouret, Robinet de Plas, de Clervaux (1862), Babaud (1732), Massacré de l'Abrègement, de Saint-Pern de Ligouyer, l'Olivier de Saint-Maur, , de la Porte aux Loups (1858), Huet (1679), de Montalembert, de Geffrier de Pully, Picot de Pledran (1869), Guy de Livernant (1773), Guymard de Couziers (1781), de Polignac (1742), Marchand d’Hauteville (1865), de Touzalin (1826), de Montardy de La Palurie (1894), de Voluyre (1710), Mesnaud de Saint-Paul (1865), de Barbarin, de Sainctard de Becquigny (vers 1800), de Brettes (1825), de Montagu (1899), de Dieuleveult (1928), Sazerac de Forges (1880), Thareau de Larial (vers 1740).
Voir aussi
Bibliographie
- Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle. tome XIV. Des-Dug., Évreux, impr. de C. Hérissey, (lire en ligne), pp. 285-286, Duboiys de la Bernarde de la Barre.
- Ouvrages familiaux
- Alain de Labarre, Histoires de famille : Duboys de Labarre – Castelnaud de la Loubière – Bourée de Villement – Gourdin de la Faye, Angoulême, 1990.
- Vincent de Labarre, Le domaine de La Barre en Angoumois, Breuillet, 2023. (ISBN 979-10-699-9956-5) (en ligne).
Articles connexes
- Histoire de la Charente
- Liste des châteaux de la Charente
- Liste des familles subsistantes de la noblesse française (A à K)
- Armorial des familles de l'Angoumois
- Château de la Barre (Villejoubert)
- Jean-Hélie Duboys de Labernarde
- Castrum d'Andone
- Jean du Boys
Liens externes
- Le logis de la Barre (en ligne).
- Base Roglo.
Références
- ↑ Acte récognitif : Brevet de pension du en faveur de Jean Elie Duboys de La Bernarde, maréchal de camp depuis le 9 mars 1778.
- ↑ Jean-Marie Ouvrard, Armorial de l’Angoumois, Angoulême 1990.
- Chaix d'Est-Ange 1915, p. 285.
- ↑ Association de promotion du patrimoine et de l'histoire du canton de Saint-Amant-de-Boixe, Revue Jadis no 21, 22, 23, Angoulême 2022 à 2025.
- ↑ Amédée Callendreau, l’Ordre de la noblesse de l’Angoumois, tome 1, 1913.
- Alain de Labarre, Histoires de famille, 1990, Angoulême.
- ↑ Page « La table des familles » (lire en ligne : 1 ou 2).
- ↑ G. Bachelier, L’armorial de la Charente, Duboys de Labernarde, actuellement de Labarre (lire en ligne).
- ↑ Alcide Gauguié, inventaire communal de la Charente - Villejoubert.
- ↑ « Duboys de Labarre, Matthieu (1975-.... ; sociologue) » [archive du ], sur www.idref.fr (consulté le )
- ↑ Luc Bourgeois (dir.), Une résidence des comtes d'Angoulême autour de l'an mil : le castrum d'Andone (Villejoubert, Charente). Publication des fouilles d’André Debord (1971-1995), Caen, CRAHM, 2009.
- ↑ Base généalogique Roglo.
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