Famille Guillo du Bodan

Guillo du Bodan
Image illustrative de l’article Famille Guillo du Bodan
Armes de la famille.

Blasonnement D'or à la fasce d'azur chargée d'une canette d'argent becquée d'or.
Période depuis le XVIIe siècle
Origine Drapeau du duché de Bretagne Duché de Bretagne
Allégeance Drapeau du royaume de France : entièrement blanc Royaume de France
Drapeau de la France France
Demeures château du Guéric
manoir du Bodan
Charges armateurs
maires de Vannes (3 fois)
député aux États de Bretagne
députés du Morbihan (3 fois)
conseillers généraux du Morbihan
Récompenses civiles ordre de la Légion d'honneur

La famille Guillo du Bodan est une famille subsistante d'ancienne bourgeoisie, originaire de Bretagne. Présente dès l'Ancien Régime dans le pays vannetais, où elle appartient à la bourgeoisie de robe, elle a donné trois maires de Vannes sous l'Ancien Régime et la Révolution et trois députés du Morbihan au XIXe siècle.

Histoire

Ancien Régime

On retrouve des Guillo, seigneurs du Bodan, à Questembert, depuis le XVIIe siècle, où ils sont répertoriés dans l'armorial de 1696[1],[2]. Charles Guillo, seigneur de Kereven, est procureur au presidial de Vannes, quant son frère Grégoire Guillo, seigneur du Bodan, est avocat en Parlement. Au XVIIIe siècle, la famille participe à l'essor du grand commerce. Joseph-Ange Guillo († ), seigneur du Bodan, est négociant et maire de Vannes (1747–1755). Secrétaire du Roi, maison et couronne de France auprès de la Chancellerie du Parlement de Toulouse, il acquiert la noblesse personnelle liée à cet office, exercé au moins de 1747 à 1753[2], et représente dix fois le district de Vannes aux États de Bretagne[3]. A sa mort, son fils Jean-Vincent Guillo du Bodan devient maire de Vannes, entre 1755 et 1761.

Révolution et Empire

Barthélémy Ange Xavier Guillo du Bodan (1753–1842) joue un rôle actif pendant la Révolution française. Fermier des dîmes de l'évêché et négociant, il est élu officier municipal en 1790. Il devient administrateur du département et est emprisonné comme suspect de fédéralisme, n'étant libéré qu'après le 9 thermidor. En 1800, il est nommé conseiller de préfecture, puis nommé député du Morbihan de 1803 à 1805. Il est le père de François Marie Guillo du Bodan.

XIXe et XXe siècles

Après la Restauration, la famille continue de jouer un rôle politique et social de premier plan dans le Morbihan :

La famille est toujours représentée aujourd'hui[réf. nécessaire].

Personnalités

Filiation simplifiée

  • Grégoire Guillo du Bodan (1657-?), avocat en Parlement x Olive Daviers (1657-1698)
    • Jean-Baptiste Guillo du Bodan (1679-1718), négociant x Jeanne-Marie Montelier (+1726)
      • François-Barnabé Guillo du Bodan (1711-1757), capitaine de vaisseau (1739)
    • Joseph-Ange Guillo du Bodan (1693-1755), négociant et armateur, maire de Vannes x Marie Jacquette Symon (1695-1752)

Alliances

La famille Guillo du Bodan s'est alliée avec les familles suivantes :
Daviers (1678), Montelier (v.1711), Symon (1720, 1761), Besnard du Vertin (1731), Colas (1751), Le Bare (1756), Sermensan (1782), Lauzer de Larmor (1782), Fréneau (1745, 1763), de Rivérieulx (1808), Le Blanc de La Combe (1824), Hardouin-Duparc (1858), Duvivier (1862), Evenas (1867), Julien (1884), de Sailly (1886), Bernot de Charans (1890), Dupont (1895), Drevet (1896), Destouches (1922), Vitrac (1922), Richard (1927).

Armoiries

Les armes de la famille Guillo du Bodan se blasonnent ainsi D'or à la fasce d'azur chargée d'une canette d'argent becquée d'or[1],[10].

Postérité

  • Rue Guillo du Bodan, à Vannes.

Notes et références

  1. Charles René d'Hozier, Armorial général de France, vol. VIII : Généralité de Bretagne, 1re partie, (lire en ligne), p. 417
  2. Yves de Kermerc'hou de Kerautem, Noblesse d'apparence en Bretagne, tome VI, ANB, 2025, p. 32.
  3. ↑ André Borel d'Hauterive, Annuaire de la pairie et de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, Bureau de la Revue historique de la noblesse, 1894, p. 430.
  4. Julien Danielo, Les ports d’Auray et de Vannes aux XVIIe et XVIIIe siècles : ville, architecture et identité portuaire sous l’Ancien Régime, Université Rennes 2, 2008, p. 83.
  5. ↑ Bertrand Frélaut, Histoire de Vannes, Gisserot, 2000, p.70 (lire en ligne).
  6. ↑ Adolphe Robert, Dictionnaire des parlementaires français comprenant tous les membres des Assemblées françaises et tous les ministres français depuis le jusqu'au : avec leurs noms, état civil, états de services, actes politiques, votes parlementaires, etc., Bourloton, 1890, p. 417 (lire en ligne).
  7. ↑ Gustave Vapereau, Dictionnaire Universel des Contemporains, contenant toutes les personnes notables de la France et des pays étrangers avec leurs Nnms, prénoms..., Hachette et Cie, 1880, p.881 (lire en ligne).
  8. ↑ Louis-Gustave Vapereau, Dictionnaire universel des contemporains: A - H, Hachette, Paris, 1893, p.758 (lire en ligne).
  9. ↑ Bulletin des lois de la République franc̜aise, Imprimerie nationale, Paris, 1884, p.1218 (lire en ligne).
  10. ↑ Henri Jougla de Morenas et Raoul de Warren, Grand Armorial de France, t. IV, , p. 255

Voir aussi

Bibliographie

  • Julien Danielo, Les ports d’Auray et de Vannes aux XVIIe et XVIIIe siècles : ville, architecture et identité portuaire sous l’Ancien Régime, Université Rennes 2, 2008, 524 pages (lire en ligne).

Articles connexes

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