Famille Lévêque de Vilmorin

Lévêque de Vilmorin
Image illustrative de l’article Famille Lévêque de Vilmorin

Blasonnement De sable à un chevron d'argent, accompagné de trois fleurs de lys du même[1].
Période XVIIe siècle - à nos jours
Origine Lorraine ou Champagne
Pays France
Fiefs tenus Villemorien, Woy-les-Landrecourt
Demeures Château Vilmorin à Verrières-le-Buisson
Charges Maire
Fonctions militaires Général
Capitaine d'infanterie
Récompenses civiles Légion d'honneur
Juste parmi les nations
Ordre du Mérite agricole
Ordre national du Mérite
Ordre des Palmes académiques
Récompenses militaires Légion d'honneur
Croix de guerre 1939-1945

La famille Levêque de Vilmorin (autrefois Lévesque) est une famille de botanistes et grainetiers, à l'origine de l'entreprise Vilmorin. Elle a donné Louise de Vilmorin, femme de lettres et compagne d'André Malraux et le couturier Charles de Vilmorin.

Histoire

Selon les auteurs, la famille est originaire de Lorraine ou de Champagne[2]. On la trouve dès le XVIIe siècle au village de Landrecourt dans la Meuse[3].

Selon Françoise Wagener, auteure d'une biographie de Louise de Vilmorin, La famille Levêque qui porta jusqu'au XVIIe siècle le nom Lévesque, est d'abord établie en Champagne, au sud de Troyes au village de Rouillerot dans l'Aube et s'installe au milieu du XVIe siècle au village d'Éclance près de Bar-sur-Aube[4]. Elle écrit qu'en 1606, François Lévesque hérite d'une petite part de la seigneurie de Villemorien dans l'Aube (où jamais aucun lévesque ne vécut) et en garde le nom[4] qui apparaîtra sous les formes diverses : Villemorin, Villemorins, Vuillemorin, et finalemement Vilmorin[4].

Selon Xavier Carré de Busseroles, auteur de L'Armorial général de la Touraine : « À la fin du XVIe siècle, la famille Lévêque de Vilmorin s'était alliée à celle de Villemorien à laquelle appartenait Jean de Villemorien (alias : Villemorin), bailli et prévôt de Clermont, gentilhomme du roi, capitaine de 100 hommes d'armes »[5].

J. B. Gillant, curé d'Auzéville qui dans La Revue de Champagne et de Brie de 1883 donne la généalogie de la famille noble de Villemorien originaire de l'Aube dont la filiation remonte au XVe siècle, écrit : « Jeanne de Villemorien, mariée à un Sr de Lévesque, d'où la famille Lévesque de Villemorien tire son origine. » et « La branche principale qui descend par les femmes de cette ancienne famille se retrouve dans le Verdunois sous le nom de Lévesque de Vilmorin (XVIIe et XVIIIe siècles)), qui dans ces derniers temps a produit un général de division d'infanterie et un savant horticulteur, membre de l'Institut. »[6].

Selon Gustave Heuzé, auteur de Les Vilmorin (1746-1899) : « La famille [Levêque] de Vilmorin est une des plus anciennes de Lorraine : on peut citer un acte d’acquêt rédigé le 24 février 1633 en faveur de Charles Levesque de Vilmorin, escuyer, seigneur de Villemorien et de Woy-les-Landrecourt, et de Jeanne de Corpel, son épouse, fille d'un prévôt de Souilly. Charles mourut capitaine au régiment de Tournay. »[3].

Charles et sa femme assistent, le 26 mars 1659, au mariage de leur fils Charles avec Madeleine de Saillet, fille de Jacques de Saillet, éuyer, seigneur de Souhesmes-la-Petite, et de Claude de Simon qui descendait par les femmes des Vilmorin habitant le Clermontois[3].

Jacques Levesque de Vilmorin, son fils, épouse en 1713 Elisabeth Jeantin. En 1747, il obtient du duc de Lorraine l'autorisation de disposer de la part qu'il possédait dans le finage de Landrecourt qu'il vend pour 2 750 livres[3].

Nicolas, frère de Jacques, né en 1667, épouse Marie Jacques dont il a neuf enfants. Sonr fils aîné Jacques Levêque de Vilmorin, né le 10 août 1702 et mort le 15 septembre 1759, épouse Élisabeth Monet ou Maunet, dont le père est alors greffier de Consenvoye. Jacques Levêque de Vilmorin est laboureur et habite Landrecourt. Il eut dix enfants[3].

Selon le journaliste et écrivain Jean Bothorel, « Le premier ancêtre identifié serait Guy Levesque, écuyer, seigneur de Fay-le-Sec, gentilhomme de la maison de François de Bourbon duc de Vendôme. Noble donc et militaire. Les levesque s'établirent à Éclance, une bourgade des environs de Bar-sur-Aube. L'un d'entre eux, Martin, épousa vers 1514 Claude du Mesnil et devint coseigneur du Petit-Mesnil et de Chaumesnil »[7]. Il ajoute « Les hasards de la vie militaire amèneront l'un d'entre eux, Charles, lieutenant d'une compagnie entretenue sous la charge de Monsieur de Chamblay, puis vaillant capitaine au régiment de Tournay, sur les confins de la Lorraine, dans la prévôté de Souilly, où il se mariera en 1625 à Jeanne de Corpel, la fille du prévôt de Wy »[7].

Jean Bothorel et Françoise Wagener indiquent que c'est à cette époque que la famille décline, victime de la guerre de Trente Ans. Ils s'appauvrissent inexorablement, et s'ils continuent de vivre noblement et de bailler leurs reprises de fiefs au duc de Lorraine, ils ne sont pas maintenus dans leur noblesse en 1666 et sont contraints de demander à ce dernier d'éteindre la qualité de fief de leur propriété, ce qui leur est accordé. Ils continueront à cultiver leur terre en particulier, c'est-à-dire en roturiers[7] (aux archives de la Meuse, se trouve l'acte d'enregistrement de la requête faite à SAR Léopold, duc de Lorraine et de Bar, par Jacques de Vilmorin fils de défunt Charles de Levesque de Vilmorin renvoyée par le Conseil ducal à la Chambre des Comptes de Bar, le , et acceptée le , pour obtenir la suppression de la qualité de fief dont étaient décorés la maison et le ban de Wy, près de Landrecourt)[8].

Selon Claude-Marie Vadrot, « La famille est, à l'origine, une famille de propriétaires terriens travaillant eux-mêmes la terre, les fils qui n'héritaient pas de la terre fournissaient des officiers aux différentes armées »[9].

Pendant le XVIIe siècle, la famille de Vilmorin fut une famille de lieutenants et de capitaines, mais, durant le XVIIIe siècle et surtout à partir de 1766, époque de l'annexion du duché de Lorraine à la France, elle devint une famille de cultivateurs[10].

Selon l'historien Arnaud Chaffanjon, « la noblesse de la famille Lévêque de Vilmorin, originaire de Lorraine, est prouvée depuis bientôt trois cents ans »[8]. Il écrit que la filiation de cette famille remonte à Charles Lévêque de Vilmorin, écuyer, seigneur en partie de Villemorien en 1633[8].

Selon L'Intermédiaire des chercheurs et curieux de 1984 : « Jean Lévesque, dit « de Fontenay » (commune de Chavanges) fut aïeul de François de l'Evesque, écuyer, Sr de Villemorien (registres d'Eclance 1606). La petite part de seigneurie qui fut ainsi à l'origine du nom actuel (par altération, dans les actes lorrains du XVIIe siècle et XVIIIe siècle, en Villemorin puis Vilmorin), provenait d'un premier mariage de François avec Nicole Le Begat dont la famille, depuis 1459, détenait le tiers de la seigneurie de Villemorien située à 8 km de Bar-sur-Seine »[11]. La famille Lévêque de Vilmorin serait une branche des Lévesque de Rouillerot, écuyers, connus avant l'an 1300. Martin Lévesque, écuyer, frère de Jean, co-seigneur de Rouillerot (tous deux possessionnés à Radonvilliers), devint co-seigneur de Petit-Mesnil et Chaumesnil en 1514 par suite de son mariage avec Claude du Mesnil[12].

Henri Jougla de Morenas donne par erreur la ville de Tours comme origine géographique de la famille Levêque de Vilmorin[1] (on trouve une famille homonyme Levesque de Gravelle qui donna un grand-maître des Eaux et Forêt de Touraine)[13].

Pierre-Marie Dioudonnat répertorie cette famille dans son Encyclopédie de la fausse noblesse et de la noblesse d'apparence. Il indique qu'elle est originaire de Lorraine et que Joseph Valynseele, dans À la découverte de leurs racines, en donne une filiation qui remonte à Charles de Levesque, capitaine au régiment de Tournay, seigneur de Woye et de Vilmorien, cité en 1633[14].

La famille Lévêque de Vilmorin est membre de l'Association des anciens honneurs héréditaires[15].

Armes

  • De sable à un chevron d'argent accompagné de 3 fleurs de lys du même[1].

Une famille de botanistes

Le premier membre de la famille identifié comme exerçant dans le commerce des semences est Philippe-Victoire Levêque de Vilmorin, fils de Jacques Lévêque de Vilmorin, hobereau et laboureur de la commune de Landrecourt. Il étudie la botanique sous l'aile de Pierre d'Andrieux (1713-1781), alors grainier du roi Louis XV. Membre de l'Académie d'Agriculture de France, il rédige dès 1783 un rapport sur les pommes de terre nommé Instructions sur les moyens de conserver les pommes de terre.

Philippe André de Vilmorin poursuit l’œuvre de son père et étudie des forêts de pins et de chênes en Sologne tout en poursuivant le commerce des pommes de terre. L'entreprise est reprise par son fils, Louis de Vilmorin (1816-1860), lequel contribue au bulletin des séances de la Société royale d'agriculture.

La dynastie se poursuit avec Henri Lévêque de Vilmorin (1843-1899), qui, dans la continuité de ses aînés, publie des rapports et brochures sur le croisement, la sélection et la culture du blé. Président de la Société botanique de France, il accueille de nombreux congrès internationaux de botanique dans ses terres de Verrières-le-Buisson.

Son fils, Philippe Lévêque de Vilmorin (1872-1917), suit la même dynamique et rédige un ouvrage sur le commerce des fleurs à Paris en 1892. À la fois botaniste et collectionneur de plantes, il est à l'origine de la création de l'arboretum de Pézanin en Bourgogne.

Durant près de deux siècles, six générations de « Vilmorin » se sont succédé, apportant leur contribution à la botanique, à l’introduction de nouvelles espèces, à la génétique, à l’amélioration des plantes et à la production de semences et de plants[16].

Ces activités leur ont valu d’être membres de nombreuses sociétés savantes : Académie des sciences, Société nationale d'horticulture de France, Société botanique de France, Académie d'agriculture de France dont Maurice et Roger de Vilmorin furent présidents.

Généalogie simplifiée

Généalogie des premiers degrés connus de la famille Levesque donnée par Gustave Heuzé dans Les Vilmorin[3] :

  • Charles Levesque de Vilmorin, seigneur de Villemorien et de Woye-les-Landrecourt, mort capitaine au régiment de Tournay, marié à Jeanne de Corpel. Ils assistent en 1659 au mariage de leur fils Charles, qui suit :
    • Charles de Lévêque, marié par contrat passé devant maître Mengin, notaire à Verdun, le avec Madeleine de Saillet, fille de Jacques de Saillet, écuyer, seigneur de Souhesme-la-petite, et de Claude de Simon, d'où :
      • Nicolas Lévêque de Vilemorin, mort le à l'âge de soixante huit ans à Landrecourt (Meuse) où il avait épousé le Marie-Jacques (ou Jacques de Souhesmes), dont 9 enfants, d'où :
        • Jacques Levêque de Vilmorin, né à Landrecourt le et mort au même lieu le , marié à Landrecourt le à Élisabeth Monet (ou Maunet), fille de Jean Monet, conseiller au parlement de Nancy et de Marguerite Marais. Ils auront dix enfants dont :

Descendance de Philippe-Victoire Levêque de Vilmorin (1746-1804)

Sépulture des Vilmorin au cimetière de Montmartre
  • Philippe-Victoire Lévêque de Vilmorin (1746-1804), horticulteur et botaniste. Il épouse en 1774 Jeanne Marie Adélaïde Andrieux (1756-1836), fille de Pierre Andrieux, grainier et botaniste de Louis XV[17]. Ils ont trois enfants, dont :
    • Pierre Philippe Levêque de Vilmorin André (1776-1862), botaniste. Il épouse en 1812 Blanche Louise René (1789-1868). Ils ont six enfants, dont :
      • Pierre Louis François Levêque de Vilmorin (1816-1860), botaniste. Il épouse en 1842 Jeanne Marie Élisa Bailly, dite Élisa de Vilmorin (1826-1868), horticultrice. Ils ont deux enfants, dont :
        • Auguste Louis Maurice Levêque de Vilmorin (1849-1918)
        • Charles Henry Philippe Levêque de Vilmorin (1843-1899), botaniste et sélectionneur, connu essentiellement pour ses travaux sur le croisement, la sélection et la culture du blé[17]. Il épouse en 1869 Julie Marie Louise Darblay (1848-1929). Ils ont sept enfants, dont :
          • Caroline Julie Marie Élisabeth Levêque de Vilmorin (1870-1940) épouse en 1896 Joseph Charles Marie Marc d'Estienne d'Orves (1867-1926).
          • Henri Louis Marie Gabriel Levêque de Vilmorin (1883-1944) épouse en 1919 Georgine Suzanne Latham (1894-1962). Ils ont plusieurs enfants dont :
            • Laurent Paul Didier Levêque de Vilmorin, né en 1928, ingénieur diplômé de l'École supérieure d'électricité et de l'École navale[18]. Il épouse en 1958 Roseline Faye. Ils ont trois enfants[19] :
              • Henri-Louis, marié à Sophie Bourgain avec 2 enfants : Joséphine et Alfred.
              • Antoine, marié à Turabi Yazar
              • Georgina, mariée à François Luciano, dont trois enfants : Gaspard, Victoria et Giulia.
          • Joseph Marie Philippe Levêque de Vilmorin (1872-1917), botaniste, chevalier de la Légion d'honneur au titre du ministère de l'agriculture[20]. Il épouse en 1900 Berthe Marie Mélanie de Gaufridy de Dortan (1876-1937). Ils vivront à Dompierre-les-Ormes au Château d'Audour, sur les terres duquel il créera l'Arboretum de Pézanin en 1903. Ils ont six enfants.
            • Mapie de Toulouse-Lautrec (1901-1972), épouse en 1922 son cousin Guy Marie Félix Levêque de Vilmorin (1896-1984), divorce après avoir donné naissance à deux enfants. Elle se marie en secondes noces en 1933 avec Guillaume de Toulouse-Lautrec-Monfa (1902-1985). De son second mariage, sont nés deux enfants.
              • (1) Dominique (1927-2011), épouse Christian Rufin et en secondes noces Christophe Lemasson.
              • (1) Adélaïde (née en 1930) épouse Pierre Oréfice
              • (2) Constance (née en 1934) épouse Maurice Dumoncel.
              • (2) Charles Constantin (né en 1936) épouse Miranda Redfield.
            • Louise de Vilmorin (1902-1969), se fiance en 1923 à Antoine de Saint-Exupéry, puis épouse en 1925 Henry Leigh-Hunt (1886-1972) dont elle divorce, épouse en secondes noces en 1938 le comte Paul Pálffy ab Erdöd (1890-1968) dont elle divorce en 1943. Elle termine sa vie avec André Malraux. De son premier mariage, sont nés trois enfants :
              • Jessie
              • Alexandra
              • Éléna
            • Henry Joseph Marie Roger Levêque de Vilmorin (1903-1961) épouse en 1924 Maria Luisa Carmen Delfin Diaz Y Raigosa (1902-1988) et en secondes noces Elizabeth Millett (1909-1996).
            • Olivier de Vilmorin (1904-1962), producteur grainier, élevé au rang de Juste parmi les nations[21]. Il épouse en 1927 Marie Violette Tagnard et en secondes noces en 1946 Germaine Berthe Boissaye (1905-1992). Il a eu deux enfants dont :
              • Sosthène Paul Louis Marie Levêque de Vilmorin, né en 1933, avocat. Il épouse en 1964 Corinne Marie Thérèse Godfernaux, secrétaire d'André Malraux[22]. Ils ont deux enfants[19].
            • Roger de Vilmorin[Note 1] (1905-1980), horticulteur et botaniste, directeur de société, il a été élevé au rang de Juste parmi les nations[21]. Il épouse en 1926 Pauline Rose Ernestine Roissard de Bellet (1892-1940) et en secondes noces en 1945 Édith Alice Cécilia Lowther (1906-1992). De son premier mariage, il a eu cinq enfants et du second deux enfants :
              • (1) Nicolas Philippe André Levêque de Vilmorin (1928-1967) épouse Irène Marie Thénard. Ils ont quatre enfants.
              • (1) Jean-Baptiste Vincent Levêque de Vilmorin épouse Geneviève Louise Fontenay (1930-1987), femme de lettres, en secondes noces Monique Josette Madeleine Latil et en troisièmes noces Catherine Geneviève Marguerite Mariolle.
              • (1) Élisabeth Marie Rose Levêque de Vilmorin épouse Arnaud Armand Marie de Lassus
              • (1) Sophie de Vilmorin (1931-2009) épouse Robert Hermann Sioman Miles-Reincke (1931-1990). Elle sera « l'ultime amour » d'André Malraux, la « compagne apaisante de ses dernières années »[22],[23],[24],[25].
              • (1) Claire Rose Caroline Levêque de Vilmorin (1933-1940)
              • (2) Eléonore Marie Françoise Levêque de Vilmorin épouse Guy Raoul Marie Jacques de Dampierre puis en secondes noces Aymeric Guy Jean de Dampierre
              • (2) Philippe-Victoire Olivier Vincent Levêque de Vilmorin, né en 1948, épouse en 1978 Laurence Marie Claude Quennouelle. Ils ont trois enfants[19].
            • André Levêque de Vilmorin (1907-1987), botaniste et chef d’entreprise. Il épouse Andrée de Montesquiou-Fezensac (1916-1998).
              • Philippe-André Pierre Sosthène Levêque de Vilmorin, né en 1950, président de société. Il épouse en 1977 Nathalie de la Barre de Nanteuil. Ils ont trois enfants[19].
              • Joseph Levêque de Vilmorin
      • Pierre Charles Levêque de Vilmorin (1817-1884) épouse en 1857 Marie Félicie Hardy.
    • Antoine Auguste Levêque de Vilmorin (1786-1862), Saint-Cyr promotion "1804", blessé à Friedland, aide de camp du général comte Pierre Barrois. Aux Cent-Jours, il faisait la campagne de Waterloo. Chevalier de Saint-Louis en 1822, général de division, grand-officier de l'ordre impérial de la Légion d'honneur en 1855. Il avait épousé Eugénie Suzanne Louise Vissault des Ferrières.

Personnalités

Philippe et Mélanie de Vilmorin, parents de Louise

Postérité

  • Des rues en France portent le nom de Louise de Vilmorin, notamment à Jouars-Pontchartrain, Mennecy, Saint-Pierre-du-Perray, Varennes-Vauzelles, une place à Limeil-Brévannes ou une école et une crèche à Verrieres-le-Buisson.
  • Monument aux Vilmorin, groupe en marbre de trois statues : L'Agriculture, L'Horticulture et un Enfant vannant, élevé par souscription internationale en 1908, par le sculpteur Émile Joseph Carlier. Restauré à l'occasion du bicentenaire Verrières-Vilmorin 1815-2015, le groupe a été réinstallé devant la mairie de Verrières-le-Buisson et inauguré le [29].

Famille homonyme

Un décret du autorise Félix-Auguste Barrière, né à Reims le , alors sous-lieutenant d'infanterie, à joindre à son nom celui de Lévêque de Vilmorin[30]. À ce sujet, Charondas écrit qu'une famille du nom Barrière - Lévêque de Vilmorin, originaire de Champagne, appartenait au XIXe siècle à la petite bourgeoisie[31].

Voir aussi

Bibliographie

  • Gustave Heuzé, Les Vilmorin (1746-1899) : Philippe Victoire Levêque de Vilmorin (1746-1804) ; Pierre Philippe André Levêque de Vilmorin (1776-1862); Pierre Louis François Levêque de Vilmorin (1816-1860) ; Charles Philippe Henry Levêque de Vilmorin (1843-1899), Paris, Librairie agricole de la Maison rustique, 1899.
  • Auteurs multiples, « Dossier "Autour des Vilmorin" », Jardins de France, no 647,‎ (lire en ligne)
  • « Les Vilmorin. Une dynastie au service des plantes », SNHF,‎ (lire en ligne)
  • Je suis née inconsolable: Louise de Vilmorin (1902-1969) - 2008 De Françoise Wagener
  • Armorial général de la Touraine - Publié par la société archéologique de Touraine
  • Christian Ferault, "Les Vilmorin à l'Académie d'agriculture de France : présence, fonctions et activités, Coll. SNHF du , Paris, 8p.
  • Louise de Vilmorin - 2014 - De Jean Bothorel - Prix Goncourt de la biographie
  • Bulletin, Volume 17 - Association des chimistes et ingénieurs de sucreries, distilleries et industries agricoles de France et de l'union français 1900 - P515 et suivantes sur "les Vilmorin"
  • Louise de Vilmorin - De Geneviève Haroche-Bouzinac - 2019
  • Pierre-Marie Dioudonnat, Encyclopédie de la fausse noblesse et de la noblesse d’apparence, Sedopols, 6 éditions successives de 1976 à 1997 (ISBN 978-2904177156)

Notes et références

Notes

  1. ↑ Roger est né de l'union illégitime de sa mère Berthe Marie Mélanie de Gaufridy de Dortan avec le roi d'Espagne Alphonse XIII, Joseph Marie Philippe Levêque de Vilmorin l'ayant toutefois reconnu et lui ayant donné son nom.

Références

  1. Henri Jougla de Morenas, Raoul de Warren, Grand armorial de France, Société du Grand armorial de France, (lire en ligne [PDF]), p. 453.
  2. ↑ Mémoires de la Société archéologique de Touraine, (lire en ligne), p. 571.
  3. Gustave Heuzé, Les Vilmorin (1746-1899), Librairie agricole, (lire en ligne), p. 5-7.
  4. Françoise Wagener, Je suis née inconsolable: Louise de Vilmorin, 1902-1969, Albin Michel, (lire en ligne), p. 495.
  5. ↑ Xavier Carré de Busseroles, Armorial général de la Touraine dans Mémoires de la Société archéologique de Touraine, Imprimerie Ladevèze, (lire en ligne), p. 572.
  6. ↑ J. B. Gillant, Généalogie de la famille de Villemorien dans La Revue de Champagne et de Brie, H Menu, (lire en ligne), p. 439.
  7. Jean Bothorel, Louise de Vilmorin, Grasset, (lire en ligne), p. 495.
  8. Arnaud Chaffanjon, Grandes familles de l'histoire de France, Albatros, , p. 330.
  9. ↑ Claude-Marie Vadrot, La saga des Vilmorin : grainiers depuis 1773, Paris, Delachaux et Niestlé, (ISBN 978-2-603-02049-4 et 2-603-02049-8, OCLC 897653273)
  10. ↑ Gustave Heusé, Les Vilmorin (1746-1899), Librairie agricole, (lire en ligne), p. 7.
  11. ↑ « L'Intermédiaire des chercheurs et curieux de 1984 »
  12. ↑ « L'Intermédiaire des chercheurs et curieux de 1984 »
  13. ↑ Jean-Claude Waquet, Les Grands maîtres des eaux et forêts de France de 1689 à la Révolution, Droz, (lire en ligne), p. 120.
  14. ↑ Pierre-Marie Dioudonnat, Encyclopédie de la fausse noblesse et de la noblesse d'apparence, Lévêque de Vilmorin.
  15. ↑ « Familles admises », sur honneurshereditaires.net (consulté le )
  16. ↑ Jean-Daniel Arnaud, « Court métrage sur la production des semences de betteraves et la sélection du blé réalisé à partir d'images filmées en 1923 chez les Vilmorin à Verrières le Buisson. » [vidéo], sur la Chaine Youtube de la SNHF, (consulté le )
  17. « Ils ont marqué l'histoire de Verrières : La famille VILMORIN », sur le site de l'office de tourisme de Verrières-le-Buisson, (consulté le ).
  18. ↑ Who's Who in France, édition 1979-1980, p. 1573.
  19. Who's Who in France, édition 2008, p. 2223
  20. ↑ « Cote LH/1626/61 ».
  21. Fiche d'Olivier et Roger de Vilmorin sur le site du comité français pour Yad Vashem. Consulté le 5 juillet 2012.
  22. Martine de Rabaudy, « L'ultime amour d'André Malraux », sur le site du magazine L'Express, (consulté le ).
  23. ↑ Françoise Wagener, « Semper Fidelis », sur andremalraux.com, (consulté le ).
  24. ↑ « Sophie de Vilmorin », sur malraux.org, (consulté le ).
  25. ↑ « Biographie détaillée », sur malraux.org (consulté le ).
  26. ↑ Matthieu Morge Zucconi, « Charles de Vilmorin, un phénomène chez Rochas », sur lefigaro.fr,
  27. ↑ Corinne Jeammet, « Charles de Vilmorin propulsé à 24 ans directeur artistique de la maison Rochas », sur francetvinfo.fr,
  28. ↑ Olivier Nicklaus, « Qui est Charles de Vilmorin, créateur prodige et nouveau visage de la Fashion Week haute couture ? », sur Vogue.fr,
  29. ↑ Alain Delavie, « Verrières-Vilmorin 1815-2015 », sur Paris côté jardin, (consulté le )
  30. ↑ France, Bulletin des lois, , 706 p. (lire en ligne), p. 665.
  31. ↑ Philippe du Puy de Clinchamps, Le cahier noir, éditions Philippe du Puy, 2015, sans pagination.

Voir aussi

Bibliographie

  • La saga des Vilmorin – grainiers depuis 1773. Claude-Marie Vadrot. Delachaux & Niestlé, Paris, 192p

Articles connexes

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