Famille Marraud des Grottes
| Famille Marraud | ||
Armes de la famille. | ||
| Blasonnement | De gueules à une épée d'argent posée en bande, au chef d'azur chargé de trois étoiles d'or. | |
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| Devise | 1- « Fidelis etiam solus »[1] 2- « Dat virtus quod fas negat »[réf. nécessaire] |
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| Branches | des Grottes (subsistante, ANF 1972) | |
| Période | depuis le XVIIe siècle | |
| Origine | Gascogne | |
| Allégeance | ||
| Demeures | château de Lacarelle (Saint-Étienne-des-Oullières) | |
| Charges | conseiller général de la Martinique | |
| Récompenses civiles | ordre de la Légion d'honneur | |
| Récompenses militaires | ordre de Saint-Louis | |
| Preuves de noblesse | ||
| Montres | anoblie par lettres patentes en 1788, en Martinique[2] | |
La famille Marraud des Grottes est une famille subsistante de la noblesse française, originaire de Gascogne[3] passée aux îles d'Amérique avec le gouverneur Belain d'Esnambuc en 1629 et en particulier en Martinique dès 1670.
Elle a été anoblie par lettres patentes en 1788[2].
Elle a donné de nombreux rameaux dans l'île de Saint-Christophe et à Saint-Domingue.
Histoire
Origines
Colons de Martinique
Charles Marraud, sieur de la Renardière, passa en Martinique en 1670 avec son fils Jacques (1666-1714). Ses descendants participèrent à la défense de la Martinique lors des sièges menés par les Anglais en 1759 et 1762 et lors de la guerre d'indépendance des États-Unis. Deux de ses membres furent faits chevaliers de Saint-Louis[4].
Étienne-Joseph-Isaïe Marraud des Grottes (né au Macouba le et mort le ), obtint du roi Louis XVI des lettres patentes de confirmation et anoblissement datées du à Saint-Cloud, qui furent enregistrées au Conseil Souverain de la Martinique le . Dans ces Lettres, les états de services d’Étienne-Isaïe et de ses ancêtres sont longuement décrits[4]. Pendant 38 ans, il servit avec distinction le roi. Commandant du quartier et des troupes du Macouba, il prit part aux deux sièges de la Martinique en 1759 et 1762.
Cette branche familiale a été admise au sein de l'association d'entraide de la noblesse française en 1972.
Branche à Bordeaux
La branche ainée s’est établie à Bordeaux vers 1848, et a donné Jules Marraud des Grottes, conseiller général de la Gironde, coprésident fondateur avec Albert de Mun des Cercles d’ouvriers catholiques. Il fut créé comte romain héréditaire, le , par le pape Pie IX[4].
Branche à Nantes
Une branche cadette s'est établie à Nantes avec Pierre-Joseph-Aristide Marraud des Grottes, conseiller général et conseiller privé de la Martinique et chevalier de la Légion d'honneur.
Un de ses fils Henri-Louis-Joseph-Roseville Marraud des Grottes dit Roseville des Grottes né aux Trois-Ilets en 1854, est préhistorien et a été lauréat à l'Académie des Jeux floraux de Toulouse pour son œuvre poétique. Il a été l'ami du poète Francis Jammes, et de Charles de Bordeu, homme de lettres.[réf. nécessaire]
Branches puinées
Les autres branches puinées sont demeurées en Martinique.
Alliances
Les principales alliances de la famille Marraud des Grottes sont : Assier de Montrose et de Pompignan, de Bouillé du Chariol, de Lamothe, de Pellerin de Latouche, Huc, de Leyritz, Carreau de Gaschereau, Baillardel de Lareinty, Le Sade, de Lagrange, de Beauharnais, de Maupéou, de Bégon, de Chesneau, le Vassor de la Touche, de Bourke de Beauchamp, Dyel de Montaval, de Sigalony, Le Roy, Pinel de la Pelun, du Blancq-Laborde, Béard du Dézert, de Thoré, Burot de Carcouët, de Kersaint-Gilly, Hardy des Sources, Birot de la Pommeraye, de Reynal de Saint Michel, de Laguarrigue de Meillac.
Héraldique
Armes
La famille Marraud portait « de gueules à l’épée d’argent posée en bande, au chef cousu d’azur et chargé de trois étoiles d’or »[5],[6],[2], en notant que ces armes utilisent le terme cousu dans le seul but de ne pas contrevenir à la règle de contrariété des couleurs.
Ces armes sont par ailleurs visibles sur des vitraux dans les églises d'Isle-Saint-Georges (Gironde), de Puceul (Loire-Atlantique) et dans la chapelle Saint-Jean-Baptiste de la basilique Saint-Donatien-et-Saint-Rogatien de Nantes[réf. nécessaire].
Devises
On prête deux devises à la famille Marraud : « Fidelis etiam solus »[1] (fidèle même seul) et « Dat virtus quod fas negat »[réf. nécessaire] (le courage donne ce que le sort refuse).
Références
- Camille Philippe Dayre de Mailhol 1895-1897, p. 480.
- Régis Valette, Catalogue de la noblesse française, Paris, Éditions Robert Laffont, , 414 p. (ISBN 978-2-221-10875-8), p. 134
- ↑ Antoine Bachelin-Deflorenne, État présent de la noblesse française, contenant le dictionnaire de la noblesse contemporaine, 1873, page 1189 (lire en lifgne).
- Patrice du Puy de Clinchamps, Dictionnaire et armorial de la noblesse, Paris, 2005-2009
- ↑ Henri Jougla de Morenas et Raoul de Warren, Grand Armorial de France, t. IV, , p. 534
- ↑ Antoine Bachelin-Deflorenne, La science des armoiries, Paris, Librairie des bibliophiles, (lire en ligne), p. 124.
Voir aussi
Bibliographie
- Paul Bugnot, Notice historique et généalogique sur la maison de Marraud, Paris, 1910, extrait chronologie historique de France.
- Eugène Bruneau-Latouche, Chantal et Philippe Cordiez, 209 anciennes familles subsistantes de la Martinique.
- Camille Philippe Dayre de Mailhol, Dictionnaire historique et héraldique de la noblesse française : rédigé dans l'ordre patronymique, d'après les archives des anciens Parlements, les manuscrits de d'Hozier et les travaux des auteurs, contenant un vocabulaire du blason, la notice des familles nobles existant actuellement en France, avec la description et le dessin de leurs armes, 1895-1897 (lire en ligne), p. 478-480.
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Articles connexes
- Liste des familles subsistantes de la noblesse française (L à Z)
- Liste des familles subsistantes de la noblesse française d'Ancien Régime (L à Z)
- Liste des familles françaises subsistantes de la noblesse pontificale
- Liste de devises de familles françaises notoires
Liens externes
- Arnaud Clement, « La noblesse française », (consulté le ), p. 400-401 et 622.
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