Famille de Benoist de La Prunarède

Famille de Benoist de La Prunarède
Image illustrative de l’article Famille de Benoist de La Prunarède
Armes de la famille.
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Armes anciennes.

Blasonnement D'azur à trois bandes d'or.
Devise « Voca me cum benedictis » (appelez moi parmi les bienheureux)
Période depuis le XVIe siècle
Origine Drapeau du Languedoc Languedoc
Allégeance Drapeau du royaume de France : entièrement blanc Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Second Empire
Drapeau français République française
Pays France
Fiefs tenus Saint-Maurice-Navacelles (en partie)
Demeures Château de la Prunarède, Château de la Cisternette, Château de Sallenôves, Château de Marlioz, Château de Roujan
Fonctions militaires gouverneurs
officiers
Fonctions ecclésiastiques vicaire général de Montpellier
Récompenses militaires ordre de Saint-Louis
croix de guerre 1914-1918
Preuves de noblesse
Montres maintenue en 1669

La famille de Benoist de La Prunarède est une famille subsistante de la noblesse française, originaire de l'Hérault.

Elle compte parmi ses membres des officiers.

Histoire

La famille de Benoist de La Prunarède est originaire des environs de Montpellier, dans l'Hérault. Elle a donné des officiers, un capitaine de cent hommes de pied et gouverneur du fort de Saint-Jean-de-Fos, au XVIIIe siècle un vicaire général du diocèse de Montpellier et un gouverneur de Lodève entre 1786 et 1788[1],[2].

Gustave Chaix d'Est-Ange écrit en 1904 que des généalogies, des manuscrits et des cartulaires du Moyen-Âge font mention d'un certain nombre de personnes du nom de Benoist dans les environs de Montpellier et de Béziers du XIIIe au XVe siècle, sans qu'ils puissent être reliés entre eux d'une façon précise ni que l'on puisse affirmer qu'ils appartenaient à la souche de la famille actuelle de ce nom[1].

Henri Jougla de Morenas dans son Grand Armorial de France (1938) et Régis Valette dans son Catalogue de la noblesse française (2007)[3], comme Louis de La Roque[2] et Gustave Chaix d'Est-Ange[1] avant eux, ne reprennent pas les filiations données avant eux par Saint-Allais et Lainé et donnent une filiation suivie de cette famille à partir de Jean de Benoist (qui teste en 1557), écuyer, seigneur de la Cisternette, marié à Jeanne d'Amat, premier auteur de la filiation suivie donnée en 1669 par cette famille pour être maintenue noble[1],[4].

Le , cette famille obtient un jugement de maintenue de noblesse sur une filiation prouvée remontant à 1557, avec Jean de Benoist, seigneur de la Cisternette qui, dans son testament du , mentionne son père André dit Le capitaine Benoist. Ce Jean de Benoit, premier auteur de la filiation suivie, épouse Anne d'Amat, puis Philippine de Régis, et eut de son premier mariage André de Benoist, seigneur de la Cisternette, marié en 1554 à Anne Durand et qui continue la lignée. Son descendant, Charles de Benoist, seigneur de la Cisternette, épouse en 1623 Isabeau de Peyran, héritière de la seigneurie de la Prunarède. Leur descendance ajoute à son patronyme le nom de la Prunarède[1].

Filiation

  • Jean de Benoist (teste en 1557), écuyer, seigneur de la Cisternette, marié à Jeanne d'Amat.
    • André de Benoist, écuyer, seigneur de la Cisternette, marié en 1554 à Anne Durand.
      • Jean de Benoist, écuyer, seigneur de la Cisternette, gouverneur du Fort Saint-Jean, capitaine de 100 hommes à pied, marié en 1593 à Jacquette de Ginestous.
        • Charles de Benoist, écuyer, seigneur de la Cisternette, marié en 1623 à Isabeau de Peyran, dame de la Prunarède.
          • Henri de Benoist, écuyer, seigneur de la Cisternette et de la Prunarède, maintenu dans sa noblesse en 1669, marié en 1661 Gabrielle de la Treille
            • Gabriel de Benoist de la Prunarède, major au Régiment de Noailles, marié en 1716 Catherine de la Treille de Fosières.
              • Jean-Gabriel de Benoist de la Prunarède, chevalier de Saint-Louis, marié en 1772 Marie-Gabrielle de Maupoint.
                • Nestor de Benoist de la Prunarède (1781-1860), marié en 1829 à Jeanne Frédérique Athénais Pandin de Saint-Hippolyte.
                  • Joseph-Henri de Benoist de la Prunarède (1833-1897), marié en 1864 Alice de Saubert de Larcy, d`où postérité agnatique.

Châteaux et demeures

La famille a possédé, selon les époques, plusieurs propriétés et seigneuries principalement ancrées dans le Languedoc, ainsi qu'en Savoie :

  • Château de Roujan (Hérault) : Berceau médiéval de la famille. Pons de Benoist Ier reçoit le fief de Roujan en 1204 du vicomte de Béziers. Son fils Pons II, qualifié de *strenuo belli duce* dans son contrat de mariage en 1263, y apporte le domaine de son château. L'édifice, ruiné en 1685 lors de la révocation de l'Édit de Nantes, conserve aujourd'hui des vestiges majeurs comme une tour hexagonale du XVIe siècle[5].
  • Château de la Prunarède (Hérault) : Ce mas fortifié à la fin du XVe siècle entre dans la famille par le mariage en 1623 de Charles de Benoist avec Isabeau de Peyran, héritière de la seigneurie, ce qui amène l'adjonction de « La Prunarède » au nom familial. Il passe ultérieurement à la famille de Montcalm[6].
  • Château de la Cisternette (Hérault) : Maison forte et ancienne dépendance noble caussenarde associée dès le XVIe siècle aux Benoist, seigneurs de la Cisternette. Désigné comme château en 1753, le domaine est plus tard converti en exploitation agricole avant de passer aux familles de Ginestous puis de Montcalm[7].
  • Hôtel de Benoît de la Prunarède, à Lodève (Hérault) : Hôtel particulier urbain construit vers 1716-1720 pour Gabriel de Benoist. Il conserve un portail remarquable sur rue et des gypseries dans le grand salon. Marie Jeanne Pauline Albertine de Benoist de la Prunarède y est née en 1788[8].
  • Maison aux masques, à Saint-Jean-de-Fos (Hérault) : Demeure historique identifiée dans le compoix de 1678 comme appartenant à Henri de Benoist de la Prunarède, devenu « seigneur direct » après l'achat du fief de Saint-Jean-de-Fos en 1675[9]. La propriété, qui disposait à l'origine d'un accès par la rue de la Roque, passe par alliance à la famille de Ginestous après la mort de Philippe de Benoist en 1704, avant d'être profondément réaménagée et dotée de sa façade actuelle en 1854 par le fabricant de savon Louis Durand[9],[10].
  • Châteaux de Marlioz et de Sallenôves (Haute-Savoie) : Propriétés entrées par alliance et héritage en 1823 chez Eugène de Benoist de La Prunarède (frère de Nestor). Son épouse, Adèle Quarré de Chelers (future duchesse de Fleury), y reçut notamment le compositeur Franz Liszt durant l'hiver 1830-1831. Les châteaux ont été revendus en 1850[11].
  • Villa Prunarède (Montpellier) : Propriété de la famille de Villiers, alliée aux Benoist par le mariage d'Albertine de Benoist en 1827 (union signée en présence de Cambacérès). Devenue propriété de Nestor de Benoist puis de son fils Joseph, cette grande propriété située au Carré du Roi a été vendue en 1876 aux religieuses de l'Assomption pour y établir l'actuel collège[12].

Armes & devise

  • Armes : d'azur à trois bandes d'or[13],[14].
    • alias : d'azur à trois bandes d'or, au chef cousu de gueules chargé de trois croissants d'argent; d'or à un lion de gueules armé et lampassé de sable, qui est de Benoist ; au II, d'or au prunier de sinople, au chef d'azur chargé de trois étoiles d'or, qui est de Peiran de la Prunarède[14].
  • Couronne de marquis[14]
  • Devise : « Voca me cum benedictis »[14], qui signifie « appelez moi parmi les bienheureux »[15].

Notes et références

  1. lire en ligne, Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, tome 3, pages 344 à 346
  2. lire en ligne, Louis de La Roque, Armorial de la noblesse de Languedoc, Marseille, Laffitte, 1860, page 68-70
  3. ↑ Régis Valette, Catalogue de la noblesse française, Éditions Robert Laffont, 2007, page 40.
  4. ↑ Henri Jougla de Morenas, Grand armorial de France, vol. 2, Paris, Société du Grand Armorial de France, , 470 p. (ISBN 2-7285-0003-7 et 2-7013-0067-3, lire en ligne), p. 73
  5. ↑ Inventaire sommaire des Archives communales de Roujan, Archives départementales de l'Hérault.
  6. ↑ Notice historique sur Saint-Maurice-Navacelles et la Prunarède.
  7. ↑ « Le squatter de la Cisternette a été expulsé », La Dépêche du Midi, 31 mars 2004 (lire en ligne).
  8. ↑ « Hôtel de Benoît de la Prunarède à Lodève », notice no PA00103482, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. Michel Vidal et le Groupe Histoire(s) de Saint-Jean-de-Fos, La maison aux masques à Saint-Jean-de-Fos, Association Lo Picart, 2023 (lire en ligne).
  10. ↑ D'après l'usuel du compoix de 1734, le noble Jean-Joseph de Ginestous y est mentionné comme occupant la « maison de Monsieur de la Prunarède ».
  11. ↑ Annonce légale de la vente, Courrier des Alpes, 5 avril 1850 (lire en ligne). Voir aussi l'état du contentieux dans la Gazette des Tribunaux, 9 septembre 1848 (lire en ligne).
  12. ↑ « Historique et fondation de l'établissement de Montpellier (1876) », Archives de la Congrégation des Religieuses de l'Assomption (lire en ligne).
  13. ↑ Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général précédé d'un dictionnaire des termes du blason, vol. I, Gouda, Van Goor Zonen, , 2e éd. (lire en ligne Accès libre), p. 164.
  14. Chaix d'Est-Ange 1904, p. 344.
  15. ↑ Louis de La Roque, Devises héraldiques, traduites et expliquées, Paris, A. Desaide, (lire en ligne Accès libre), p. 10.

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

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