Famille de Bionnens
| de La Rougève / de Bionnens | |
| Période | extinction au XVIe siècle |
|---|---|
| Allégeance | Maison de Savoie |
| Fiefs tenus | Avouerie de Saint-Saphorin Seigneurie de Bionnens |
| Charges | Châtelain d'Aubonne Châtelain de Sainte-Croix Syndic d'Yverdon Conseiller d'Yverdon |
| Fonctions ecclésiastiques | Abbé de Hautcrêt |
La famille de Bionnens est une famille noble éteinte, qui était possessionnée dans les actuels canton de Vaud et de Fribourg faisant partie à l'époque du Saint-Empire[1].
Plusieurs membres de la famille ont siégé à l’exécutif d'Yverdon, dont Pierre, également membre du conseil de Jacques de Savoie.
Histoire
Famille de la Rougève/de la Rogivue
Les premiers membres portent le nom de de La Rougève[2] ou de La Rogivue[3] (latin : de Rubea aqua). Elle possède la seigneurie composée de ces deux villages[4].
Pierre de la Rougève et ses frères possèdent l'avouerie de Saint-Saphorin dans la première moitié du XIIIe siècle.
En 1300, Marguerite de La Rougève et son mari Jacques de Chastel vendent La Rougève et La Rogivue à Amédée d'Oron[3].
Seigneurs de Bionnens
L'histoire de la famille de Bionnens débute avec Rodolphe (mentionné en 1362) en possession de la seigneurie de Bionnens, près de Rue[5], située dans l'actuel canton de Fribourg.
En 1394, Richard de Bionnens (attesté de 1394 à 1403), bourgeois de Romont, est châtelain d'Aubonne pour Rodolphe de Gruyère[5],[6].
La famille de Bionnens s'est installée à Yverdon au XIVe siècle[7].
Louis de Bionnens est syndic d'Yverdon en 1433. En 1466, Pierre de Bionnens est conseiller d'Yverdon[8]. Guillaume de Bionnens est conseiller d'Yverdon en 1502[9].
Pierre de Bionnens est une des six personnes nommées par Jacques de Savoie, comte de Romont et baron de Vaud, pour administrer la baronnie de Vaud en 1467, avant sa prise de possession en [10]. Il est conseiller de Jacques de Savoie dans les années 1470[11],[12],[13]. Le rôle des conseillers est de certifier l'authenticité des actes du comte de Romont par leur présence et de contrôler les actes des châtelains de la baronnie lorsque le comte est absent[14],[13]. En cas de conflits entre plusieurs vassaux, l'appel des décisions de la cour du bailli est porté au conseil, qui est présidé par Pierre de Bionnens ou par le gouverneur particulier de la baronnie, lorsque le comte de Romont est absent[15].
En 1480, Pierre de Bionnens est juge d'appel épiscopal[11],[12].
Extinction
Le dernier membre de la famille est Guillaume, décédé avant 1546[5],[16].
Possessions
La famille a possédé la seigneurie de Bionnens, située dans l'actuelle commune d'Ursy. Elle en reçoit l'investiture en 1362 du comte Amédée de Savoie[17],[18]. La seigneurie reste dans la famille jusqu'au XVIe siècle.
La famille de La Rougève a possédé l'avouerie de Saint-Saphorin[19].
La famille a possédé un fief dans la baronnie de Cossonay, qu'elle a obtenu par le mariage de Pierre de Bionnens avec Marie, fille de Pierre de Mont. Les terres possédées par la famille se situent à Cossonay, Sullens, Gollion, Grancy, Lussery et Surpierre[20]. Guillaume de Bionnens possédait « des biens considérables » dans la baronnie de Cossonay[21].
Par le mariage d'Aymonet et d'Alexie Mayor de Lutry, la coseigneurie de Lutry devient une possession de la famille[5]. À la mort de Guillaume de Bionnens (avant 1546), les trois quarts de sa succession vont à la famille Mayor de Lutry et un quart à la famille de Pierrefleur[16],[22].
La famille a hérité d'une partie des terres de Pierre de Daillens[23].
Filiation
- Pierre de La Rougève
- Vuillelme de La Rougève
- Perrod de La Rougève
- Vuillelme de La Rougève
- Vincent de La Rougève
- Mermier de La Rougève
- Mermet de La Rougève
- Jean de La Rougève
- Rolet de La Rougève dit de Bionnens
- Jean de Bionnens, époux de Clémence
- Jaquète de Bionnens
- Richard de Bionnens
- Louis de Bionnens
- Pierre de Bionnens[24]
- Marguerite de Bionnens, ∞ Jean Mayor de Lutry
- Guillaume de Bionnens, ∞ Rose de Cossonay (branche bâtarde)
- Catherine de Bionnens, ∞ Pierre de Pierrefleur,
- Guillaume de Pierrefleur (1510-1580), écrivain
- Pierre de Bionnens[24]
- Louis de Bionnens
- Antoine de Bionnens
- Jean de Bionnens, époux de Clémence
- Vuillelme de La Rougève
- Perrod de La Rougève
- Vuillelme de La Rougève
- Rodolphe de Bionnens (mentionné en 1362)[5]
- Perrod de Bionnens[25]
- Jeannette de Bionnens[25]
- Rodolphe (mentionné à partir de 1370), abbé de Hautcrêt (voir ci-dessous)[25]
- Aymonet, ∞ d'Alexie Mayor de Lutry[25]
- Perrod de Bionnens[25]
Dignitaires ecclésiastiques
Rodolphe de Bionnens est abbé de Hautcrêt de 1389 à 1399 ou 1400[5],[25]. Il est fils de Perrod de Bionnens. Il est cité comme moine dès 1370 ou 1371, grand cellérier en 1381 et procureur en 1388. Le couvent a des difficultés financières durant son abbatiat. Il est en conflit avec l'abbaye de Montheron dès 1389. Entre 1398 et 1399, il est en conflit avec Villette à propos du droit de pâturage des sujets de Hautcrêt dans le Jorat. Il est cité pour la dernière fois en 1399 ou 1400[25].
Armoiries
Les armes de la famille se blasonnent ainsi : d'argent à l'aigle de sinople[18] alias De sinople à l'aigle d'argent[26].
Notes et références
Notes
Références
- ↑ F.W. Putzger, Historischer Weltatlas, Bielefeld-Berlin-Hannover, 1965, pp. 58-59, "Mitteleuropa zur Zeit Karls IV. (+ 1378)" : Savoyische Lande et pp. 66-67, "Mitteleuropa im Zeitalter der Reformation (1547)" : Hzm. Savoyen.
- ↑ « de Bionnens », sur doc.rero.ch (consulté le ).
- Olivier Frédéric Dubuis, « Rogivue, La » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
- ↑ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse 1930, p. 531
- Germain Hausmann, « Bionnens, de » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
- ↑ Eugène Mottaz, Dictionnaire historique géographique et statistique du Canton de Vaud, Genève, Slatkine, (ISBN 2-05-100459-5), p. 104
- ↑ Crottet 1859, p. 126
- ↑ Déglon 1949, p. 312
- ↑ Crottet 1859, p. 251
- ↑ de Gingins-La Sarra 1849, p. 424
- Martine Ostorero, Georg Modestin, Archives cantonales vaudoises 2007, p. 474
- Thévenaz 2006, p. 103
- Verdeil 1854, p. 15
- ↑ de Gingins-La Sarra 1849, p. 440
- ↑ de Gingins-La Sarra 1849, p. 471
- de Charrière 1858, p. 29
- ↑ Marianne Rolle, « Bionnens » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
- Dictionnaire historique & biographique de la Suisse 1921, p. 187
- ↑ « de La Rougève », sur doc.rero.ch (consulté le ).
- ↑ de Charrière 1858
- ↑ de Charrière 1865, p. 243
- ↑ Junod 1962, p. 49-50
- ↑ de Charrière 1858, p. 362 et 714
- ↑ Junod 1962, p. 49
- Bissegger-Garin 1982, p. 169
- ↑ Donald Lindsay Galbreath, Armorial vaudois, vol. 2, t. 1 : A-H, Baugy-sur-Clarens, chez l'auteur, , 337 p. (lire en ligne), p. 52.
Voir aussi
Bibliographie
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
Ouvrages
- Isabelle Bissegger-Garin, « Hautcrêt », dans Collectif, Helvetia Sacra, vol. III/3, (ISBN 3-7720-1531-X), p. 169

- Auguste Verdeil, Guerre des Suisses contre le duc de Bourgogne dans le Pays de Vaud, Lausanne, D. Martignier,

- Frédéric de Gingins-La Sarra, « Épisodes des guerres de Bourgogne », dans Mémoires et documents publié par la société d'histoire de la Suisse Romande, vol. VIII, G. Bridel, (lire en ligne)

- « Bionnens, de », dans Marcel Godet, Henri Türler et Victor Attinger, Dictionnaire historique & biographique de la Suisse, vol. 2, Neuchâtel, Imprimerie Paul Attinger, (lire en ligne), p. 187

- « Rogivue, La », dans Marcel Godet, Henri Türler et Victor Attinger, Dictionnaire historique & biographique de la Suisse, vol. 5, Neuchâtel, Imprimerie Paul Attinger, (lire en ligne), p. 531

- Philippe Champoud, Les droits seigneuriaux dans le pays de Vaud, d'après les reconnaissances reçues par Jean Balay de 1403 à 1409, Université de Lausanne, coll. « Bibliothèque historique vaudoise », , 159 p.
- Louis de Charrière, Les fiefs nobles de la baronnie de Cossonay, t. 15, Lausanne, G. Bridel, coll. « Mémoires et documents publiés par la Société d'histoire de la Suisse romande », , 890 p. (lire en ligne)

- Louis de Charrière, Recherches sur les dynastes de Cossonay et les diverses branches de leur famille, avec pièces justificatives, tableaux généalogiques et planches de sceaux, Lausanne, G. Bridel, (lire en ligne), p. 243

- Louis de Charrière, Les dynastes de Mont soit des Monts, seconde maison, Lausanne, G. Bridel, , 522 p.
- Alexandre Ceśar Crottet, Histoire et annales de la ville d'Yverdon : depuis les temps les plus reculés jusqu'à l'année 1845, J.-G. Fick, , 651 p. (lire en ligne)

- Roger Déglon, Yverdon au Moyen Âge (XIIIe – XVe siècle) : étude de la formation d'une commune, Librairie de l'Université, , 370 p. (lire en ligne)

- Martine Ostorero, Georg Modestin et Archives cantonales vaudoises, Inquisition et sorcellerie en Suisse romande : le registre Ac 29 des Archives cantonales vaudoises (1438-1528), Université de Lausanne, , 562 p. (lire en ligne), p. 474

- Clémence Thévenaz, Un mariage contesté : l'union de la Cité et de la Ville inférieure de Lausanne (1481), Université de Lausanne, , 313 p. (lire en ligne), p. 103

Articles
- Louis Junod, « La fin des nobles Mayor de Lutry », Revue historique vaudoise, (lire en ligne)

Articles connexes
Dictionnaire historique de la Suisse
- Marianne Rolle, « Bionnens » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du

- Lucienne Hubler, « Pierrefleur, Guillaume de » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
- Olivier Frédéric Dubuis, « Rogivue, La » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du

Liens externes
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
- « de Bionnens », sur doc.rero.ch (consulté le )

- « de La Rougève », sur doc.rero.ch (consulté le )

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